Alors que La France insoumise semble partir en ordre dispersé pour les prochaines municipales, les promoteurs de l’appel à une liste de confluence entendent passer à la vitesse supérieure et « faire une liste qui rassemble tous ceux qui veulent une rupture avec la politique de Saurel ».

VOIR AUSSI : Municipales à Montpellier : Pour « Confluence », les insoumis se sont prononcés « contre tout ralliement à la ligne sectaire et ultra minoritaire du groupe « Nous Sommes »»

Dans les locaux de La Carmagnole, en plein quartier de Figuerolles, et après une troisième assemblée générale, qui avait réuni, selon ses organisateurs entre 130 et 150 participants, parmi lesquels on pouvait retrouver des membres du PC, de Génération.s, de Place publique, du Rassemblement des écologistes, d’Ensemble, du PG, des groupes de La France insoumise et de #NousSommes ; les animateurs de l’Appel à une liste de Confluence tenaient conférence de presse pour « rappeler qu’ils iront jusqu’au bout », sous le regard approbateur de la députée de l’Hérault, Muriel Ressiguier.

Annonce - Pub - Advertisement

Pour les cinq animateurs, les insoumis Nelly Lacince et Marc Le Tourneur, Boris Chenaud, membre d’Ensemble insoumis, Guillaume Tricard, militant Fakir et France insoumise et Hélène Raux, membre d’Attac, « on ne peut pas se satisfaire de l’éparpillement des forces de Gauche ou émancipatrices à ces élections, on ferra, mais jusqu’au bout, jusqu’à ce que ce soit le dernier jour possible de dépôt des listes, on dira à tout le monde : non, il faut se rassembler, il faut l’unité ».

« tout ce qui nous rassemble est beaucoup plus important, que ce qui nous divise » – Boris Chenaud

Alors que les élections municipales approchent à grands pas, les animateurs le rappellent, « ils ne sont pas une liste, mais une démarche ouverte », une démarche qui repose sur un constat simple pour Boris Chenaud, « tout ce qui nous rassemble est beaucoup plus important que ce qui nous divise, on a la possibilité de gagner la Ville », « sur des couleurs écolos, sociales, faire une confluence rouge, verte, jaune ». Même constat pour Hélène Raux, « il serait aberrant qu’on se retrouve à trois, voir quatre listes, qui séparément, en concurrence, portent le même discours », dans ce cadre « #NousSommes peut être un élément de confluence », mais « on ne leur demande pas de se dissoudre de devenir « #NousFûmes » ».

LIRE AUSSI : Montpellier : « vous avez une fenêtre, une belle fenêtre jaune, rouge, verte ! Y a du soleil derrière », l’appel pour les municipales

Le rassemblement, lancé en juillet dernier, n’entend pas disparaître avec le soutien de La France insoumise au collectif #NousSommes.

Sur cette décision, il y a pour Marc Le Tourneur, un certain malaise, « on n’est pas du tout à l’aise avec cette décision, cette décision a été prise contre notre gré et nous avions au sein de l’Assemblée insoumise, qui s’est réunie, fin septembre, où nous étions plus d’une centaine, nous avons défendu, et nous étions majoritaires, le projet de confluence face à des insoumis favorables à #NousSommes qui étaient nettement moins nombreux, sans doute quatre fois moins nombreux ».

Une décision qui reste conditionnelle pour l’insoumis montpelliérain, « ils disent oui nous soutenons #NousSommes, si #NousSommes est capable de s’organiser, de rassembler des forces politiques en plus, de donner une place à des forces politiques organisées. » « On ne voit pas bien, comment c’est possible avec #NousSommes. »

Pour Marc Le Tourneur, le comité électoral de La France insoumise ne dit pas qui serait les chefs de file à Montpellier, pour l’insoumis, « nous constatons nous qu’il y a deux chefs de file qui se sont autoproclamés ».

Les insoumis ralliés à l’appel pour une confluence, devraient organiser une nouvelle assemblée, le 18 novembre prochain. « On s’autorise tout, on est des insoumis », explique Nelly Lacince, avant de préciser que cette assemblée sera organisée « avec tous les insoumis qui sont signataires de l’appel ».

Interview de Marc Le Tourneur, membre de l’équipe d’animation de l’appel pour une liste de confluence

Les militants de la « Confluence » se sont déjà donné rendez-vous, samedi pour tracter pour ADP, dimanche pour la « manifestive » #TousàVélo et le jeudi 5 décembre prochain pour la journée de manifestation et de grève interprofessionnelle nationale.

Annonce - Pub - Advertisement