Aurélien Pradié en déplacement (© Laura Verkaeren)
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Juste avant son premier déplacement de campagne à Toulouse, lundi, aux côtés du Président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, Aurélien Pradié, candidat « Les Républicains » pour les élections régionales de juin prochain a accordé une interview pour présenter son projet pour les habitants de la grande Région. En toute franchise.

Le Mouvement : Vous avez déclaré votre candidature il y a quelques jours à peine. Vous continuez votre travail de député en parallèle. Comment se passe ce début de campagne ? Quel est votre état d’esprit ?

Aurélien Pradié : C’est une période absolument passionnante. Ce sont des semaines chargées. Je continuerai à être présent les mardis et mercredis à l’Assemblée Nationale. Mais je serai ensuite sur le terrain à la rencontre de nos concitoyens comme des élus locaux. Je veux faire passer le message aux gens qu’il faut que cette région respire. Je suis passionné par ce défi. La politique, c’est ma vie. J’ai commencé ma carrière à 21 ans au guidon de ma mobylette. C’est comme ça que j’ai fait ma première campagne et que j’ai gagné. Cette Région, j’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai toutes mes racines. Je veux lui rendre un peu de tout ce qu’elle m’a donné. C’est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne pour les Régionales.

L.M. : Quels sont les principaux axes de votre campagne ?

A.P. : Je veux que cette Région respire à nouveau, mais respire vraiment. Il faut que l’on sorte de 25 ans de gestion socialiste. Un quart de siècle, c’est quasiment du monopole et tout le monde sait que le monopole, ce n’est jamais bien, en politique comme ailleurs. J’ai 35 ans. Je suis un jeune candidat. Il faut clairement qu’une nouvelle génération émerge dans la vie politique de nos concitoyens. C’est pour cela aussi que je m’engage pleinement. Il faut une Région qui soit vraiment proche de ses habitants. Il faut une Région qui avance, qui respire et qui se développe. Il faut arrêter cette technique du « saupoudrage » constant. La Région a un budget important. Elle a des capacités d’investissement très importantes. Je veux en faire une Région pour les jeunes, mais aussi une Région qui investit beaucoup. On doit beaucoup plus aider et protéger tous nos concitoyens, dans le Gard comme dans le Lot, à Perpignan, comme à Foix. (À propos de la fusion des régions, NDLR). Je pense que l’on aurait pu s’en passer. Mais bon, c’est fait, c’est fait. On ne va pas revenir dessus. En tout cas, cette fusion n’a pas permis de faire d’économies, bien au contraire. Maintenant, nous avons deux régions parfaitement complémentaires. J’aime beaucoup le Languedoc-Roussillon. L’une vit avec l’économie de la mer notamment, mais pas seulement. Ce n’est pas le cas de l’ex-région Midi-Pyrénées qui, elle, vit avec l’aéronautique, les entreprises du tertiaire, l’industrie, le spatial notamment. Mais clairement, je sais que les deux régions sont complémentaires.

L.M. : Vous avez annoncé votre candidature, il y a moins d’une semaine. Vous parlez d’un « choix mûrement réfléchi ». La direction du parti vous a-t-elle demandé d’être candidat ou est-ce une décision personnelle ?

A.P. : Il faut le savoir, je suis un garçon très libre. J’ai ma liberté de parole, de ton. Alors, Paris ne m’a absolument rien demandé du tout. J’ai réfléchi. J’ai pris ma décision. Je leur en ai informé. C’est tout. Je suis un enfant de cette belle région. Je suis né dans le Lot. J’ai grandi là-bas, au sein d’une famille normale. Mon père est commerçant. Je veux clairement rendre à ce territoire ce qu’il m’a donné. Je crois beaucoup à la notion de courage en politique. J’ai eu le soutien de plusieurs personnes. Je suis le candidat de la droite républicaine dans une région qui est gérée par les socialistes depuis 25 ans.

L.M. : Justement, vous évoquez le soutien de plusieurs personnalités de votre camp. Et ce lundi 15 mars, vous effectuez votre premier déplacement de candidat à Toulouse, ville dont Jean-Luc Moudenc est Maire et Président de Métropole. Pourtant, l’un de vos adversaires dans cette campagne n’est autre que le maire de Balma, ville qui fait partie de Toulouse Métropole. Quel a été le rôle de Jean Luc Moudenc auprès de vous ces dernières semaines ?

A.P. : Avec Jean-Luc Moudenc, nous nous connaissons depuis fort longtemps. C’est un vrai ami. Il a toujours poussé ma candidature. Lui aussi, il souhaite qu’une nouvelle génération émerge en politique. Il m’a toujours conseillé d’être candidat. Cela montre que les générations se rassemblent autour de ma candidature. Son soutien est clair, sans ambiguïté. Il le dira ce lundi, effectivement. Pour le reste, je veux être clair. Je haïs les girouettes en politique. Je haïs cette façon de faire de ceux qui se vendent au plus offrant. C’est justement à cause de ces girouettes que les élus et les politiques dans l’ensemble sont si peu aimés par nos concitoyens. De mon côté, je suis très content qu’un élu comme Jean-Luc Moudenc soutienne ma candidature. C’est un soutien clair, je le redis.

L.M. : Vous êtes un jeune candidat pour une élection majeure que celle des Régionales en Occitanie. Justement, que proposez-vous concrètement pour les jeunes de ce vaste territoire ?

A.P. : Il faut aider, écouter, protéger, soutenir notre jeunesse, qu’elle soit au lycée, dans les universités ou ailleurs, qu’elle ait un petit boulot ou pas. Je ne sais pas si vous savez, mais depuis 15, 16 mois que la crise du Coronavirus a frappé notre pays, plus d’un million de jeunes sont tombés dans la pauvreté. Les jobs étudiants sont tous arrêtés. C’est une situation dramatique à laquelle il faut remédier sans tarder. Je serai prochainement en déplacement sur le terrain, dans l’Hérault sur deux jours et ensuite dans le Languedoc-Roussillon. Je ferai à cette occasion des propositions vraiment plus précises pour notre jeunesse. Mais, clairement depuis plus d’un an, elle souffre donc il nous faudra mieux la protéger et l’aider.

L.M. : Depuis de nombreuses années, un débat agite la société sur la dépénalisation du cannabis. Votre collègue Les Républicains Robin Reda plaide pour sa dépénalisation. D’autres députés sont vent debout contre cela. Et vous, quelle est votre position sur ce sujet sensible ?

A.P. : Je suis clairement contre tout cela. Je suis contre la dépénalisation, car, concrètement, cela consisterait à dire notamment à notre jeunesse, que le cannabis, ce n’est pas grave. C’est un discours que je me refuse de porter. Je sais très bien ce que me diront ceux qui sont favorables à cette idée. Je connais par cœur leurs arguments et je les respecte. Mais personnellement, j’y suis clairement opposé.

L.M. : Depuis quelques semaines, une proposition d’un élu animaliste de la ville de Montpellier, Eddine Ariztegui, suscite le courroux des chasseurs et des pêcheurs dans l’Hérault notamment. Il souhaite interdire la chasse sur le territoire de la ville puis de la métropole. Qu’en pensez-vous ? Êtes-vous plutôt pochasse ?

A.P. : Interdire la chasse me paraît totalement absurde. Il faut que l’on se mette autour d’une table quand ce sera possible et trouver un point d’accord. Je crois que l’on peut être un chasseur sans être un vrai barbare sanguinaire. Mais l’idée d’interdire la chasse, c’est non. Il faut discuter. Il faut dialoguer, s’écouter et trouver des solutions.

L.M. : Quelques mois après les élections régionales, les élections présidentielles vont reprendre leur place dans l’actualité. Pour « Les Républicains », aucun candidat officiel n’est déclaré. Il y a beaucoup de prétendants notamment Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, mais aucun candidat n’est d’ores et déjà déclaré. Soutenez-vous l’un d’eux ?

A.P. : Vous savez, chaque chose en son temps. Là, on parle des Régionales. Depuis plus d’un an, les Français souffrent chaque jour à cause de la Covid. Cette crise sanitaire qui dure. La crise économique qui nous frappe est terrible en termes d’emplois notamment. Alors, pour la Présidentielle, on aura le temps d’en parler un peu plus tard. Et je ne doute pas que, dans mon parti, les candidats déclarés, notamment ceux que vous citez, mais pas seulement, seront nombreux ! »

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