Les Brigandes : secte d’ultra-droite à la Salvetat (Hérault) ?

Bien étrange histoire que celle entourant Les Brigandes, sept femmes qui ne masquent que leurs visages…

C’est un clan qui fait Mai 68 à l’envers, d’autres diraient : c’est une secte. La communauté, elle, s’est déclarée en association locale « Barka production » sous la direction artistique de Joël Labruyère.

Tout commence en août 2015 avec l’installation de la communauté au Gazel à La Salvetat-sur-Agout (Hérault) dans une ancienne colonie où réside leur leader/gourou/directeur artistique Joël Labruyère. Les membres, eux, sont répartis en une dizaine de locations sur la Salvetat et ses hameaux.

Une secte, va encore ?! Mais pour quelles actions ?

Ils donnent une définition de leur clan : « C’est dans de tels foyers de vie que peut apparaître une génération capable de régénérer l’esprit européen ».

En pratique, les Brigandes sont moins « positives » : tout à la fois défenderesses du « grand remplacement » et adeptes du conspirationnisme visant les juifs et les jésuites. Elles sont aussi une « vitrine culturelle » pour la fachosphère, se produisant notamment lors des fêtes identitaires (journée nationale des ultra-nationalistes, Ligue du Sud, etc.…).

Image tirée de « Les brigandes – Antifa »

Image tirée de « Les brigandes – Antifa ». Tout n’étant pas assumé, vous ne retrouverez pas cette image sur la « nouvelle version après censure » (dixit le nom de la deuxième version), seulement sur la version sous-titrée en allemand. (L’image est recadrée pour ne pas leur faire plus de publicité que nécessaire, le texte est issu de la vidéo.)

Décidément, la Salvetat ne met pas que le Sud en Bouteille, met-elle aussi l’extrême droite en vitrine ?

A la Salvetat-sur-Agout, le clan a pignon sur rue. Le maire de la ville, Thibault Estadieu, les considère comme des artistes locaux de qualité, avec publication dans le bulletin municipal, le « petit Salvetois », en guise de promotion.

Le clan possède aussi un magasin mitoyen de la mairie où « Barka production » affiche en vitrine, candélabres, signes identitaires, drapeaux nationalistes et autres breloques du plus bel effet…

Enfin cela s’explique peut-être par l’infiltration de ces extrémistes dans nombre d’associations locales ; la radio locale leur donne même la parole régulièrement.

Mais tout cela ne serait qu’emballement médiatique pour le « petit Salvetois » « L’emballement médiatique récent, provoqué par quelques troublions locaux et agitateurs de tous bords à des fins soit politiques, soit idéologiques, soit plus personnelles, ne doit pas faire oublier certains principes fondamentaux de tolérance ».

Bref, la réaction de la municipalité laisse quelque peu perplexe sur cette dérive sectaire et identitaire à la Salvetat.


Merci à Thierry Canals pour ces précieuses informations, vous pouvez retrouver tous ses articles sur : panache-salvetois.fr