Michaël Delafosse voeux à la presse 2021 ©JPV
Michaël Delafosse : voeux à la presse 2021 (©JPV)
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Plus de 6 mois déjà ! Michaël Delafosse est devenu maire et président, Montpellier et sa métropole vivent à l’heure du Covid, mais : « malgré la crise, nous mettons en oeuvre le nouveau souffle de Montpellier » assure le premier magistrat de la commune.

Janvier se termine, avec son lot de cérémonies des voeux. Vendredi, salle des rencontres, Mairie de Montpellier : Michaël Delafosse présente les siens à la presse, vous « qui assumez (un prof d’Histoire le dit souvent,) un contre-pouvoir dans une démocratie. Le garant d’un principe qui est l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, sur la liberté d’expression. » Un temps… « Contre-pouvoir, » chacun aime à le croire… Mais, rapidement la réalité rattrape le discours. Cela reste une simple illusion sur un territoire où la presse locale est perfusée par les « subventions, » et les achats d’espaces par les collectivités : mairies, communautés de communes, agglo, métropoles, Départements, Région.

Et le candidat d’hier s’en souvient très bien, lui qui a fait campagne « sur les idées, sur les valeurs » : « en 2020, j’ai essayé de parler projets, idées, méthode. Et c’est ainsi que nous sommes passés de 7% par les instituts de sondage, à 47% par le vote des Montpelliéraines et des Montpelliérains. » Puis Michaël Delafosse tacle : « d’ailleurs, si je souhaite des vœux à la presse, je n’aurais peut-être pas les mêmes vœux pour les instituts de sondage. » Tout en finesse, le professeur montre ainsi qu’il n’oublie pas que cette presse-là a passé commande pour des sondages, et qu’elle voulait, à la une : fabriquer l’opinion.

Dans le parterre de journalistes, comme un gazouillis affectueux, il en est qui usent du tutoiement pour questionner l’édile, histoire de se rassurer, tenter de lire dans un regard que le cordon ombilical n’est pas coupé, qu’ils pourront être nourris comme ils l’étaient sous le mandat précédent. Gourmandise financière : envie d’écarter la crainte qu’un nouveau souffle ne vienne bouleverser ce business trop facile.

Lucide, en juillet 2019 Jean-Pierre Grand avait pointé ce genre de dysfonctionnements : des administrés qui payent la presse locale sans le savoir, ou pire l’achètent deux fois.

« L’obsession qui est la mienne, c’est d’être fidèle à la campagne que j’ai conduite »

« Les premiers actes d’un mandat donnent le la d’un mandat. » Maire depuis le 28 juin 2020, Président de l’intercommunalité depuis le 15 juillet 2020 : « l’obsession qui est la mienne, c’est d’être fidèle à la campagne que j’ai conduite, et dans le style, et dans les promesses que j’ai faites aux Montpelliérains. » L’écologie et la justice sociale, deux combats de la liste « Montpellier Unie » et Michaël Delafosse l’affirmait en juin dernier : « je suis écologiste, avec cette conviction très forte on a une responsabilité devant l’Histoire. »

« Déclarer c’est bien, agir c’est mieux »

L’Histoire justement ! 1990 Nicollin et Frêche sur la pelouse à Paris font le tour du terrain, ivres de la victoire de Montpellier contre le RCP en finale de la coupe de France. 2024-2025  « Stade Louis Nicollin, situé avenue Georges Frêche, ben je peux vous dire, je suis vraiment content pour eux. Ces deux-là qui ont quand même marqué une époque de notre territoire, à leur manière, ils sont un peu ensemble pour la postérité […] Il y a là, une belle malice. » Un mausolée qui ne doit pas faire oublier l’urgence climatique, et Michaël Delafosse n’en démord pas : « agir pour le climat, c’est une obsession pour moi. » Quand on lui demande que se passe-t-il avec la déclaration d’urgence climatique ? Un vœu qu’avait proposé Philippe Saurel, et qui avait été voté à l’unanimité le 18 juillet 2019, sa réponse est directe : « déclarer c’est bien, agir c’est mieux. » En clair, son engagement pour le climat, c’est son programme, son rendez-vous avec l’Histoire.

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« Montpellier is back »

Déterminée, Coralie Mantion déclarait : « il faut faire de Montpellier, un exemple au niveau européen en termes d’écologie. » C’était lors du soutien de Yannick Jadot dans l’entre deux tours, lui-même voyait en Michaël Delafosse et son équipe de « Montpellier Unie » : « les vrais bâtisseurs du 21e siècle. » Alors « Montpellier is back » comme le déclare l’actuel maire en conférence de presse ? Au département, le président Kleber Mesquida aimait à l’appeler « son ministre des finances. »

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« Nous allons emprunter pour investir »

Ce serait donc le temps de l’action et de l’expertise. Le candidat Delafosse annonçait déjà la couleur pour assurer la gratuité des transports en commun : « c’est 5% des dépenses de fonctionnement qui relèvent d’un choix qu’un maire doit savoir faire […] Si on n’est pas capable de bouger 5% de son budget de fonctionnement, il faut faire autre chose… » Aujourd’hui avec ce même mantra « chaque euro dépensé doit être un euro utile » le maire et président de la métropole explique : « nous allons profiter du contexte de taux d’emprunt extrêmement bas. La France emprunte actuellement à des taux négatifs sur les marchés. Et bien nous allons emprunter pour investir. Nous en avons les moyens, le niveau de dette moyen par habitant à Montpellier est de 693€, la moyenne nationale est à 1.200€. Donc nous agissons de manière très responsable pour pouvoir déployer de l’investissement. » Le but est de soutenir l’activité et d’engager la transition écologique et solidaire sur l’ensemble du territoire. D’autant qu’une « crise sociale et économique se profile, » souligne Michaël Delafosse.

Dynamisme et sérénité

L’homme qui « n’accepte pas l’idée de l’impuissance en politique » garde toujours le rythme de sa campagne : dynamique. 20 engagements pris sont déjà tenus, avec une équipe au travail dans ce contexte sanitaire inédit. Les chantiers et les projets se poursuivent. « Med Vallée » offrira les passerelles indispensables entre le monde de la recherche et le monde de l’entreprise. L’Agence de développement économique devrait booster l’attractivité du territoire, et l’écosystème économique entre les territoires voisins.

Au contact avec tous les partenaires potentiels, pour explorer toutes les opportunités possibles : « je passe un jour par semaine à Paris, non pas que j’aime Paris… J’aime beaucoup le maire de Paris, » (ça c’est dit, à conserver pour une lecture politique en 2022.) Mais l’information, c’est que Michaël Delafosse explique y passer du temps « parce que je crois qu’il faut parler de Montpellier ailleurs. Pour que Montpellier avance. » Il donnera l’exemple du Sommet Afrique-France, résultat de cette mobilité, et de ce travail en dehors du territoire : « m’éloigner de la ville c’est toujours un peu dur, mais je crois que c’est nécessaire […] Montpellier is back ! Montpellier est là. Nous sommes sur les radars, on nous regarde. » Le maire donnera, entre autres, l’exemple du rapport Stora qui prévoit un musée, Montpellier est candidate pour l’accueillir.

« L’esprit qui anime l’équipe municipale : la sérénité. » Et Michaël Delafosse saluera à cette occasion son Directeur Général des Services (DGS) Olivier Nys, Gregory Bozonnet et Valérie Arnal, à la tête de son cabinet. « Cette sérénité, nous permet d’être au travail pour les Montpelliéraines, les Montpelliérains et tous les habitants de la métropole, » précise le maire-président. Avec une méthode, leitmotiv des Municipales, et culture désormais de la gestion de la cité : « la gouvernance apaisée » qui a pour objectif de « réaliser nos engagements de campagne. »

Place de la comédie : tous paysagistes ?

Une consultation va être lancée pour l’avenir de la place de la Comédie. Nature, îlots de fraîcheur, arbres et compositions esthétiques, une grande concertation numérique sera organisée sur ce sujet courant 2021. La municipalité veut végétaliser la ville, en commençant par son cœur.

Partager le pouvoir avec les citoyens ne s’improvise pas, mais se construit. C’était l’objet d’une rencontre avec Jo Spiegel, maire de Kingersheim en novembre 2019, le candidat entendait mettre en place un chantier pour : « faire respirer la démocratie à Montpellier ». Michaël Delafosse souhaitait alors engager quatre mesures : un Hôtel de Ville ouvert aux citoyens, l’organisation de phases de concertation pour alimenter la démocratie participative, la possibilité d’interpeller les élus quand 5% des habitants inscrits sur les listes électorales en feront la demande, le respect et le travail avec l’opposition pour l’élaboration des politiques publiques.

« À ce bâtiment qui donne une image de Bunker, eh bien à Montpellier, je veux lui donner la force et la puissance d’une agora citoyenne… » avait exprimé le candidat aux Municipales de 2020 sur la terrasse du Café Riche, en parlant de la Mairie. Souhaitons que cette agora ne réduise pas les citoyens à la fonction de paysagistes.

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