[VIDEO] Michaël Delafosse, de l’importance d’une gestion rigoureuse de l’argent public

« Une gestion maîtrisée du budget, et 0% d’augmentation des taux d’imposition des ménages, » c’est l’un des objectifs affichés de la gouvernance de Michaël Delafosse pour Montpellier. Annonce faite le jeudi 12 mars, pour réaffirmer que les ambitions sociales et écologiques du candidat de « La Gauche qui nous rassemble » font partie d’un projet réalisable et équilibré.

Que ce soit le « Si se puede » en 1972 du syndicaliste latino Cesar Chavez, ou le « Yes We Can » en 2008 de Barack Obama, ces deux accroches collaient au style qu’avait Michaël Delafosse ce jeudi, en conférence de presse d’avant premier tour des élections municipales à Montpellier.

Le candidat avait un ton déterminé, voire très directif pour parler du sérieux, et de la cohérence de sa campagne, mais aussi, et surtout, pour parler des finances. « Je souhaitais parler de quelque chose que personne n’a fait à ce jour c’est de parler des finances […] j’ai assisté aux débats de beaucoup de candidats, et je n’ai pas beaucoup entendu les chiffrages, le cadre dans lequel ils vont tenter de mettre en oeuvre leur programme, » explique Michaël Delafosse déjà dans l’argumentation d’un second tour, qui exige de la précision programmatique : projets contre projets, budgets contre budgets.

Interview Michaël Delafosse, candidat aux municipales à Montpellier « La Gauche qui nous rassemble » :

Transports gratuits : 24 millions d’euros, 5% du budget de fonctionnement de la Métropole

Les différentes attaques sur la gratuité des transports laissent le candidat perplexe quant à la capacité de ses adversaires à gérer, et même à comprendre un budget de 1,3 milliard d’euros de la ville et de la métropole. Michaël Delafosse le fait remarquer ainsi : « si les élus ou les candidats qui se présentent aux municipales ne sont pas capables de bouger 5% du budget de fonctionnement, nous sommes en droit de nous interroger sur certains candidats. »

Il réaffirme son projet : « il n’y aura pas d’augmentation d’impôts et les transports seront gratuits pour les Métropolitains. » Dès la première année de mandat, il y aura aussi un plan « d’urgence mobilité ambitieux. » Avec comme axe prioritaire : fluidifier la circulation montpelliéraine, développer les mobilités actives et les transports collectifs.

« Il me parait important de dire comment nous allons gérer l’argent public.« 

Plus largement, le candidat de « La Gauche qui nous rassemble » précise : « il me parait important de dire comment nous allons gérer l’argent public. » Compétences et expérience, « je revendique cette crédibilité, » c’est en tant qu’élu en charge des finances au département depuis 2017 que Michaël Delafosse explique son parcours : « et surtout j’ai une chance, un honneur […] je suis un homme de gauche, et le budget [du département] a été voté par la droite, chaque exercice a été voté par la droite. Nous avons su par la discussion faire du compromis et parce qu’il n’y avait pas lieu à polémiquer sur la gestion de l’argent public où nos efforts étaient salués. Et je veux ici remercier le président du groupe Brice Bonnefoux [Les Républicains (LR)] […] il constate que la gestion est saine et rigoureuse. »

« Chaque euro dépensé doit être un euro utile aux Montpelliérains« 

C’est fort de cette légitimité que Michaël Delafosse et ses équipes ont construit le programme présenté aux Montpelliérains, pour ces Municipales 2020, avec cette conviction : « chaque euro dépensé doit être un euro utile aux Montpelliérains. » Le candidat ne manque pas de pointer selon lui les incohérences du mandat en cours : « 10,5 millions sont dépensés pour exporter nos déchets […] Et l’absentéisme à la Ville et à la Métropole représente un coût de fonctionnement de 16,5 millions d’euros. » Un taux d’absentéisme qui est évalué à 11,23 %. En moyenne dans les collectivités de la même importance, elle serait de 7,5 %. Michaël Delafosse note ce dysfonctionnement comme étant le résultat « d’un management autoritaire qui repose sur la peur.« 

Stade et football : 40 millions d’euros, Stop !

Stop ! Pour le candidat, ce n’est pas à la ville ni à la métropole de payer. « Les 40 millions d’euros pour le stade seront ajournés. Nous soutiendrons le projet du Président Nicollin qui nous explique que le stade 100% privé, ce sont des économies. Pourquoi ? Entre autres, parce que les agents qui s’occupent du stade de la Mosson payés le week-end feront autre chose. » Et Michaël Delafosse confirme que « le modèle de financement du sport professionnel est invité à évoluer. Ce que le maire actuel engage dans sa profession de foi en disant qu’il va payer une partie du stade, nous ajournerons cela. Parce que les dépenses d’investissements doivent être des dépenses utiles pour maitriser les dépenses de fonctionnement, d’une part, et améliorer le cadre de vie des Montpelliérains, d’autre part.« 

Très chiffrée, l’intervention du candidat relève que sur la gestion actuelle la fiscalité des ménages est l’une des plus élevées de France : 31,18% de taxe foncière, pour 23,8% en moyenne.

COVID19 et les mesures envisagées

En préambule de la conférence de presse du jeudi 12 mars 2020, Michaël Delafosse s’est exprimé sur le COVID19 et les mesures à envisager pour l’économie localement : « j’adresse tout d’abord mes remerciements et mon soutien à tous les personnels de santé pour leur dévouement et leur mobilisation dans cette situation extrêmement sensible. La pandémie du coronavirus qui traverse notre planète, notre continent, notre pays, notre métropole, notre ville mérite une série de mesures. J’ai annoncé il y a quelques jours des mesures sociales et d’assistance envers les populations que je mettrai en place dès le 23 mars, si les Montpelliérains m’accordent leur confiance. »

Pour répondre à la crise sanitaire qui freinera l’activité économique pendant quelques semaines. Michaël Delafosse détaille les mesures sociales et d’assistance envers les populations : maintien des subventions sollicitées pour des évènements culturels et sportifs, foires et salons, même annulés. Demande à l’État, la mise en place d’un fonds de solidarité et de soutien pour les intermittents, et autres acteurs du monde culturel et sportif. Pour la Ville et la Métropole, dégrèvement, report et échelonnement de la CFE, des taxes et droits de terrasses et d’occupation du domaine public, pendant le temps du confinement. Abondement par la Métropole du fonds de garantie d’emprunt pour les entreprises durant la période : 1M€ (qui s’ajoute au 5M€ de la Région). D’ici la fin du mois, mise en place d’une réunion de crise avec l’ensemble des acteurs (collectivités, monde économique, État,  banques publiques et privées) : pour demander le report de trois mois des remboursements d’emprunts des entreprises aux banques ; pour demander à l’État, l’exonération des cotisations patronales et salariales durant la période ; pour financer avec la Région et l’État le reste à charge pour les entreprises en cas de chômage partiel de 70% aujourd’hui à 30% pendant la crise.