Stéphane Loda, Chef de file Pyrénées Orientales pour Aurélien Pradié Du courage pour l'Occitanie (©CDS)
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[VIDEO] Absent excusé lors de la récente signature de la charte éthique par sa tête de liste à Toulouse et les autres chefs de file départementaux « Les Républicains », Aurélien Pradié, Stéphane Loda, 48 ans, est tout sauf un homme pressé. Adepte de « la rencontre sur le terrain » et du « temps long« , la tête de liste Les Républicains dans les Pyrénées-Orientales fait le point sur la  campagne des élections Régionales qui entre dans sa dernière ligne droite. Entretien-vérité.

Le rendez-vous avait été fixé par une de ses plus proches collaboratrices. « 11h, dans le centre-ville de Canet, il y sera, » avait-elle expliqué par courriel. Ponctuel, l’élu est là, veste sur les épaules, baskets blanches, tout sourire. D’un pas alerte, le Maire de la ville s’installe à une terrasse quasiment en front de mer. C’est parti pour 80 minutes chrono d’échange à bâtons rompus.

Le Mouvement : Stéphane Loda, pourquoi avoir rejoint Aurélien Pradié ? Pourquoi vous être lancé dans la course des Régionales ?

Stéphane Loda : Pourquoi rejoindre Aurélien Pradié ? Car il est de mon parti politique et que nous partageons de nombreuses convictions et idées sur différents sujets. J’ai longuement réfléchi avant de me lancer, mais, clairement je ne veux pas de mandat national donc pas de législatives pour moi l’an prochain. Les Régionales constituent l’échelon idéal pour agir au plus près de nos concitoyens et encore plus dans un territoire comme les Pyrénées Orientales. Je suis à fond dans l’action politique locale, sur le terrain, à la rencontre. Donc, si je deviens élu régional, je veux porter la voix des habitants d’ici à Toulouse, qui est pour moi la vraie capitale d’Occitanie.

LM. : Comment êtes-vous devenu chef de file dans ce département en vue des Régionales ?

S.L. : J’ai profité d’un déplacement professionnel à Paris à l’automne 2020 pour rencontrer Aurélien (Pradié, ndlr) alors qu’il était député et donc présent à l’Assemblée Nationale. On a pu échanger ensemble sur plusieurs sujets. Selon moi, il a l’image, le charisme et le talent pour travailler à cet échelon de Président de Région. C’est ce que je suis allé lui dire et je lui ai dit déjà à l’époque que s’il se présente, je souhaite clairement le suivre. On a eu ensuite divers échanges par téléphone notamment. Puis quand il a annoncé sa candidature, je lui ai confirmé ce qu’il savait déjà. Et voilà : je suis devenu chef de file sur sa liste dans les PO. 

LM : Que répondez-vous aux gens qui estiment le candidat des Républicains « trop jeune » pour un tel poste ?

SL : L’âge ? C’est vraiment un argument ? Pour moi, l’âge m’importe peu. Je suis convaincu qu’il a la carrure, qu’il a l’étoffe pour ce travail-là. C’est un leader. Il dit les choses. Il est dans la clarté. Son âge n’est pas un inconvénient. Il ne faut pas oublier qu’à 35 ans, il a déjà été Conseiller départemental puis Maire puis Député, dans un département plutôt à gauche. Et aujourd’hui, il est numéro 3 des Républicains, soutenu par le parti et le Président du parti qu’est Christian Jacob. Donc, je le redis : l’âge importe vraiment peu.

LM : Pour encore quelques semaines, Carole Delga est la Présidente de la Région Occitanie. Elle est candidate à sa propre succession. Quel bilan tirez-vous de son mandat ?

SL : À l’inverse de ses prédécesseurs qu’étaient Christian Bourquin ou Georges Frêche, elle n’est pas fermée, sectaire dans ses propos. Loin de là. Elle écoute. Quand elle estime qu’un projet qui lui est présenté peut être positif pour le territoire globalement, elle le défend et travaille à sa concrétisation. Cela nous change de ce qu’on a vécu avant, surtout nous, élus Républicains. C’est une bonne chose qu’il faut mettre à son crédit. En économie aussi, globalement, elle a fait ce qu’il fallait. Par contre, clairement à son débit, il y a plusieurs choses. Je regrette franchement que la Région n’ait pas assez misé sur la formation professionnelle. Les attentes du monde économique dans ce domaine sont énormes et ne sont pas satisfaites. À cause de cela, certains acteurs songent à créer leurs propres structures de formation, à défaut de pouvoir bénéficier de l’aide de la Région. C’est dommage.

Pareil, dans le domaine des transports, ça ne fonctionne clairement pas normalement. Elle oeuvre pour la ligne Bordeaux-Toulouse, c’est une bonne chose, mais il faut aussi faire une ligne TGV entre Montpellier et Narbonne. C’est urgent et plus que nécessaire. Et là-dessus, cela n’avance pas comme il faut. Je crois qu’il aurait fallu qu’elle soit beaucoup plus force de propositions. D’ici, il faut aujourd’hui 5 heures, voire plus pour aller à Paris, ce n’est pas tenable. Il faut aussi se battre pour une ligne TGV Toulouse-Narbonne. Cela devient urgent. Sinon, une fois la ligne Bordeaux-Toulouse ouverte, les Toulousains iront beaucoup sur la côte Atlantique, plutôt qu’ici. Dernière chose, sur cette campagne, mais globalement, depuis la fin d’année dernière, je trouve qu’elle tire trop vers l’écologie. Elle cède beaucoup de choses aux écologistes. Mais, à terme, je crois que cela risque de bloquer un pan entier de l’économie dans le département comme sur tout le territoire.

Le Mouvement : Justement vous évoquez l’écologie, l’environnement. Depuis quelques années, le futur grand parc Ecozonia suscite de vives tensions entre pro-Ecozonia et amoureux des animaux. Dans quel camp êtes-vous ?

SL : C’est très très bien un tel endroit et à plusieurs niveaux. Ici, à Canet-en-Roussillon, le Parc a un accord avec Oniria l’aquarium de la ville. Ce sont deux sites importants. Ecozonia est une très bonne chose pour l’économie touristique du territoire. Cela correspond à une expérience à vivre, totalement inédite dans la région, de dormir ainsi à proximité d’animaux dangereux. Contrairement à ce qui a pu être dit ici et là, les gérants d’Ecozonia savent très bien ce qu’ils font. Ils n’exploitent pas les animaux, ils sont sérieux. Ils cherchent même à protéger certaines espèces en danger.

LM : Et quand certains écologistes disent que c’est un parc d’une autre époque…

SL : (Il coupe…) Certains écologistes pensent ça. Ils pensent ce qu’ils veulent. Mais ils sont trop pris dans leur idéologie et quand l’idéologie entre en politique, ce n’est jamais bon pour personne, quelle que soit l’idéologie suivie.

LM : Revenons-en à la campagne des Régionales. Pourquoi il ne faut pas voter, par exemple, pour Antoine Maurice ?

SL : Je trouve que son programme n’est pas vraiment crédible. Il propose un retour en arrière de quelques décennies et n’ayons pas peur des mots : un vrai retour de 100 ans dans le passé. Tout ne passe pas par le vélo, clairement pas.

LM : Même question pour Jean-Paul Garraud ?

SL : C’est une fumisterie. Il n’est pas de la Région. Excepté marcher dans quelques rares rues de Perpignan, il n’est jamais venu par ici. Il n’est pas de la Région. Il ne la connaît pas. Ce Monsieur n’est qu’un touriste politique.

LM : Mais alors, pourquoi faudrait-il voter pour Aurélien Pradié ?

SL : Il a 3 fils rouges et pas des dizaines. Il sait ce qu’il veut. Ses fils rouges sont la lutte contre la pauvreté, le handicap et les violences faites aux femmes. Ce sont ses trois axes de travail depuis des années. Il les poursuivra quand il sera Président de la Région. Par ailleurs, on sait que nous avons des piliers économiques qui réussissent plus ou moins bien. Il faut, dans tous les cas, les soutenir. Il y a certains secteurs de l’économie comme le nautisme et le photovoltaïque. Sur ce dernier point, on ne peut pas, on ne doit pas passer à côté de ce secteur en plein essor. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’on doit mettre des champs de photovoltaïque partout. On a des étudiants que l’on forme à travailler dans ce domaine et qui n’ont pas les débouchés pour travailler ici, alors ils partent loin d’Occitanie. C’est dommage et il faut y remédier. À côté dans le nautisme, on peut faire la vraie Silicon Valley pour ça, en lien avec la Grande Motte. Ici, on a différents constructeurs nautiques qui sont présents dans ma ville comme Catana. Cette entreprise est présente aussi à Rivesaltes, à 20 kilomètres d’ici. Elle vient d’annoncer qu’elle va tripler la capacité de son site à Rivesaltes. Cela devrait créer des emplois. Je propose donc que Canet devienne Campus d’excellence dans le nautisme. On peut former des jeunes dans ce secteur et ils trouveront du travail sur le territoire. Cela est cohérent.

LM : Si Aurélien Pradié est élu le 27 juin prochain, nouveau Président de la Région Occitanie, quelle pourrait être la première décision forte qu’il doit annoncer dès les premiers jours ? Et dans la même optique, avez-vous discuté ensemble d’une possible Vice-présidence pour vous ?

SL : Pour la Vice-présidence, c’est très simple : nous n’avons pas du tout évoqué le sujet lui et moi. Gagnons ensemble l’élection dans quelques semaines et après, on verra pour ça. Chaque chose en son temps. Après, Aurélien (Pradié, ndlr) sait très bien que l’économie touristique, l’essor du tourisme et la formation professionnelle sont des sujets qui m’intéressent et sur lesquels je travaille beaucoup. Mais, nous verrons ça dans un second temps, d’abord l’élection. Pour ce qui est de sa première annonce forte, je vais être cohérent. J’estime qu’il faut miser sur notre jeunesse et les formations qu’on lui propose et qu’il faut soutenir les entreprises et les inciter à recruter. Une première annonce forte dans l’un de ces domaines économiques là, ça serait très bien. Mais d’abord, soyons concentrés et mobilisés pour qu’Aurélien Pradié soit le prochain Président de la Région Occitanie

[VIDEO] Stéphane Loda, Chef de file Pyrénées-Orientales pour Aurélien Pradié « Du courage pour l’Occitanie ». Maire de Canet-en-Roussillon :

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