Sète, ils sont sept à vouloir emporter la mairie. Sur les sept, trois sont issus de la même majorité municipale.

Il flotte comme un air de fin de règne, sur la cité du grand Georges, alors que le Maire de Sète, François Commeinhes, brigue un quatrième mandat avec le soutien de La République en Marche et des Républicains, il retrouve face à lui deux de ses anciens adjoints et de « vieux » ennemis politiques.

François Commeinhes a profondément changé l’image de la « cité singulière », aujourd’hui tournée vers la culture, le cinéma et le tourisme. Pourtant, la situation est loin d’être idyllique dans cette marina de l’Hérault, où le fragile équilibre semble plus que jamais menacé.

Deux « ex-adjoints » face à leur ancienne tête de liste

Du côté de l’ancienne majorité municipale, le premier est parti de la majorité dès l’automne 2018. L’ex-premier adjoint, anciennement encarté à l’UDI, Rudy Llanos espère bien créer la surprise avec un programme et sa liste « citoyenne et écologiste. » Il compte offrir une retraite bien méritée au gynécologue de Sète.

Le second, Sébastien Pacull, ex-président départemental Les Républicains et adjoint pendant 12 ans, est parti plus tardivement, et avec plus de fracas. S’il conduit à présent une liste « d’union des droites et des citoyens », soutenue notamment par le Rassemblement national et ayant réussi à réunir des citoyens issus de bords politiques, différents, comme Jean-Luc Grégoire, il pourrait être l’homme du match. À moins, que les cœurs vibrants de l’ancienne cité communiste ne s’effraient du soutien de Marine Le Pen ou du tout proche Robert Ménard.

Les deux faces de « Puissance Sète »

Ils siègent dans la même opposition, celle de « Puissance Sète« , pourtant le 15 mars prochain, ils s’affronteront, avant peut-être de se retrouver une semaine après, l’un derrière l’autre ou l’un sans l’autre.

D’un côté Sébastien Denaja, ancien député PS de la circonscription est parti le plus tôt, en juin 2019, sans jamais vraiment fermer la porte à celle qui fait partie de la majorité au Département. Avec son rassemblement citoyen taillé pour la Ville, il pourrait être celui qui fait la jonction entre le passé communiste, et le présent conservateur.

De l’autre côté Véronique Calueba, l’élue départementale a été désignée tête de liste d’Alternative Sétoise, en octobre 2019. Aujourd’hui, à la tête d’un large rassemblement regroupant notamment EELV, La France insoumise, le PCF et « place publique », elle souhaite remettre l’humain au centre de la gestion municipale, les Sétois la suivront-ils ?

Les deux trublions de l’élection

Tout d’abord, le militant LaREM de la première heure, William Nicolas, avec sa liste « Sète, une ville, des vies », il fait office d’outsider, député suppléant de Christophe Euzet, il s’est entouré d’experts du quotidien, et mise sur le renouvellement en politique, pour l’emporter.

Enfin, et c’est une première pour l’île singulière, il y aura bien une liste « Lutte Ouvrière », conduite par Daniel Pilaudeau, elle pourrait rassembler les déçus d’Alternative Sétoise qui aurait aimé une liste communiste.