Les élus d’opposition de gauche : “Puissance Sète,” ont organisé un rassemblement pour échanger avec les citoyens. Ce jeudi 22 novembre, la salle Tarbouriech au théâtre de la Mer affichait : complet.

Au centre des débats, un thème en deux temps marque les esprits : “quel est l’état de la ville, après les 18 ans de gestion de François Commeinhes ?” et aussi : “quelles sont aujourd’hui les conséquences, pour la population ?”.

Pour l’assemblée présente ce soir, Sète souffre de 18 ans de la gestion de François Commeinhes. Faudra-t-il laisser à cet homme l’opportunité de faire un quart de siècle de gouvernance ? La réponse ce soir est clairement : non. Les premiers mots : “ trois mandats basta !” lancent le débat citoyen sur ce bilan.

Lucide, François Liberti note quedepuis de longs mois, François Commeinhes a mis en place un véritable rouleau compresseur en matière de communication, et de propagande qui ne dit pas la vérité sur la réalité de cette ville.” Il décape ainsi le vernis de la politique de l’actuel maire de Sète, pour mettre l’accent sur la réalité d’une gestion très discutable. Entre le matraquage fiscal, l’absence de conscience écologique, une politique du tout béton, une démocratie méprisée et une eau vendue aux intérêts privés, l’illusion que tout va bien vole vite en éclat.

Sébastien Andral confirmera avec une armée de chiffres que la situation sociale et économique est fondamentalement dégradée. Augmentation du produit fiscal, mais diminution de 3,1% par an des dépenses d’équipement de la ville. Taxe d’habitation de 23,2% en 2001 à 31,6% en 2018. Une nouvelle fiscalité indirecte avec les parkings payants qui se multiplient, et une loi qui autorise les maires à user d’une tarification libre. Plus déroutant, l’avenir sur le territoire municipal explique François Liberti : “ Commeinhes sera le seul maire depuis la Libération qui n’aura pas prévu dans l’aménagement de ce qui reste du foncier, de garder disponible de quoi accueillir des entreprises. Et ça, c’est extrêmement grave.

Sébastien Denaja sera direct : “Il y a des maires bâtisseurs, nous avons eu un maire promoteur. Pour Sébastien Denaja, le temps d’un bilan : “c’est s’interroger sur la question du sens et des valeurs d’une action politique”. Les mots qui définissent selon lui le mieux, le non-sens de la politique de François Commeinhes sont : “injustice, inégalité sociale et inefficacité”. Inquiet du manque d’innovations, et de projets sur les questions de la transition écologique Sébatien Denaja dénonce : “elle est où, la transition écologique dans cette ville ? François Commeinhes, la mer monte : lui, il regarde ailleurs.

Véronique Calueba regarde l’avenir en face :la ville se bétonne, nous n’avons plus de réserve foncière […] Et on peut se poser la question : à qui sont destinés ces nouveaux logements ? […] C’est un choix politique que de transformer notre ville pour en faire un lieu de villégiature.” En comparaison, elle précise qu’il y a : “2 900 logements jugés insalubres dans notre coeur de ville, dont 903 qui sont des logements indignes.” Pour la Conseillère départementale et Présidente de la commission environnement : “l’important, c’est de savoir et de décider quelle mixité l’on souhaite. Quelle sociologie de la ville, on souhaite. Et quelle harmonie sociale, on souhaite mettre en place pour le futur.” L’élue est convaincue qu’une mixité, la plus large possible est toujours, la plus accueillante, et préserve l’équilibre d’une ville.

Depuis 1982, on n’a pas créé une seule école dans cette ville.” Et Jean-Luc Bou ajoutera une autre information piquante côté sportif. Il ne faudrait pas oublier que : “c’est sous le mandat de Mr Commeinhes, que le football club a perdu son statut de club professionnel, avec son scandale financier de 1,8 million d’euros qui ont disparu en 2008, et à ce jour on ne sait toujours pas, où ils sont passés.

Après des échanges avec les participants, dans la salle une Sétoise demandera : “est-ce que l’on pourrait tout de même raisonner de façon positive, et voir ce qui va bien, et ce qui a été amélioré ?” C’est Sébatien Denaja qui répondra : “ dans le débat démocratique actuel, on n’ose pas dire les choses […] Et on a le droit de dire à un élu sortant, qui je l’espère sera bientôt sorti, qu’il a des comptes à rendre à la population […] Notre rôle, c’est de dénoncer un certain nombre de situations. Et encore, on a presque été gentil, ce soir. Parce qu’il faudrait aussi dire ce qui plane sur cette ville, et notamment un esprit de corruption ; au moins de l’idéal républicain. Quand on voit trois affaires de corruption dans l’année : l’une dans un organisme de la ville, l’autre au musée de la mer savamment étouffée. Et une, beaucoup plus grave qui atteint la dignité des personnes sur les pompes funèbres, avec plusieurs centaines de milliers d’euros qui ont été détournés, ça aussi on aurait pu le compter (applaudissements)

En conclusion pour François Liberti, il faut rester vigilant, innover et gagner :c’est important, à la fois de mettre le doigt sur ce qui ne va pas, pour en même temps tracer ce qui doit changer dans l’avenir de cette ville.

Les rendez-vous sont pris. Nombreux sont ceux qui s’inscrivent sur la liste à l’entrée pour laisser leurs coordonnées. Puissance Sète invite à les rejoindre. En revanche, les profils d’une liste d’union de la gauche en vue des municipales n’ont pas été abordés, trop tôt certainement : l’heure est à la réflexion. À 16 mois des élections municipales Sébastien Andral, Jean-Luc Bou, Véronique Calueba, Christian Dalmon, Sébastien Denaja, Marion Jeanne, François Liberti, Marie-Christine Vion-Leclerc, souhaitent construire un rassemblement durable, avec les citoyens.