C’est un des mantras du président de la FUB, Olivier Schneider, pour les prochaines municipales, « quel que soit le résultat de toutes les façons : le vélo a gagné… »

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Peut-être pour lui donner raison, le « baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019 » vient de sortir, un diagnostic d’une rare précision, qui donnera, à n’en pas douter, avec le plan national vélo et les leviers de la Loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 26 décembre 2019, des ailes aux défenseurs de la petite reine aux élections municipales.

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** Les répondants pouvaient répondre sur une échelle allant de forte progression (note = +2) à forte dégradation (note = -2), en passant par identique (note = 0). © FUB

Pour le président de la fédération française des usagers de la bicyclette, « le vélo a déjà gagné la bataille culturelle », « il est devenu un enjeu, en dehors, des seuls cœurs de Métropole », « les engagements sur le vélo, seront ceux qui feront basculer certaines Villes et notamment Montpellier ».

La FUB et son réseau de 337 associations locales se sont prêtées, de bon cœur, à la collecte, à l’échelle nationale, de 185 000 réponses, une progression de +63 % par rapport à l’édition 2017, avec une explosion de la participation, en dehors des métropoles, à l’image de Lavaur (Tarn, 10 500 habitants) qui passe d’à peine deux réponses, à près de 100. Seules les communes ayant récolté un minimum de 50 réponses de cyclistes ont été classées.

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Seules 43 villes sur les 768 classées ont obtenu une note supérieure à la moyenne

En pratique, seules 43 villes sur les 768 classées ont obtenu une note supérieure à la moyenne, 40 % des répondants estiment néanmoins que les conditions de circulation à vélo dans leur ville ont évolué positivement depuis deux ans. Cette perception des améliorations varie avec la taille de la ville : de 27 % pour les villes de moins de 20 000 habitants à 56 % pour les villes de plus de 200 000 habitants.

Pour chacune des 26 questions, classées en cinq thèmes (Sécurité confort, etc…), les répondants attribuaient une note entre 1 (négatif) à 6 (positif). Une note globale (moyenne à 3,5) a été calculée pour chaque ville à partir de la moyenne des cinq thèmes. En fonction de cette note globale, les villes sont catégorisées sur une échelle de A+ à G allant de « climat vélo excellent » à « climat vélo très défavorable ».

© FUB

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Un F pour Montpellier

Au total 768 communes de France métropolitaine et d’outre-mer bénéficient d’une note et figurent au présent palmarès. Elles sont regroupées en cinq catégories suivant leur taille démographique, avec une nouveauté, cette année, avec le référencement de plus de 400 000 points noirs, les « endroits les plus dangereux à vélo dans sa pratique personnelle », une aubaine à l’approche des municipales... Dans l’Hérault, seules les villes de Jacou (C) et Marseillan (B) sauvent l’honneur…

© FUB

Le prochain baromètre sortira dans deux ans, sur les données de l’année 2020, un bon moyen pour la FUB de rendre compte de la réalité ou non des engagements électoraux. « Nous sommes là pour pousser les politiques à prendre des engagements et pour leur rappeler leurs promesses », glisse malicieusement, le président de la FUB, Olivier Schneider. Une promesse, qui, elle, est sûre de se réaliser.