Coralie Dubost : « le soutien de LaREM, ce n’est pas un paquet cadeau à Noël… »

Coralie Dubost et Jérôme Toulza, jeudi 17 octobre 2019

Sur le territoire, nombreux sont ceux qui rêvent de l’étiquette « magique » de LaREM qui garde encore à son crédit les résultats encourageants des élections européennes. Mais comme l’affirme Coralie Dubost : « le soutien de LaREM, ce n’est pas un paquet cadeau à Noël, c’est un engagement en termes de valeurs et de projets ».

Cette semaine à l’occasion du point presse sur la Loi bioéthique, Coralie Dubost et Jérôme Toulza ont aussi évoqué l’actualité locale et certaines perspectives de La République En Marche, pour les municipales à venir.

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Montpellier, une sélection qui se fait attendre

LaREM possède sa Commission Nationale d’Investiture (CNI). Elle est composée de personnalités, qui ont pour mission de sélectionner les candidats et candidates qui seront investis pour les municipales de mars 2020. Une sélection qui se fait attendre pour Montpellier. C’est peut-être un casting de qualité qui provoque de vraies difficultés au sein de la CNI pour choisir le premier rôle. Casting composé de Mohed Altrad, Romain Subirats, et Patrick Vignal, « je pense qu’il faut que l’ensemble de ces personnes puissent se mettre autour de la table, discuter, et trouver une trajectoire commune parce que l’avenir est forcément en commun, » explique la députée de l’Hérault, Coralie Dubost.

Patrick Vignal, un dissident ?

« Pour l’instant Patrick Vignal n’est pas Villani, puisqu’il n’y a encore personne d’investi à Montpellier » tient à préciser Jérôme Toulza, référent En Marche sur le département. Il est vrai que Patrick Vignal a usé de cette image pour lancer sa campagne, et signifier à ceux qui veulent bien l’entendre, que coûte que coûte, il sera là, en jouant de cette accroche : « si vous avez aimé Villani à Paris, vous allez adorer Vignal à Montpellier. » Comprendre : si je n’ai pas l’investiture, je resterai dans la course. Comme à Paris, où Cédric Villani se présente, alors que Benjamin Griveaux a été choisi par La République En Marche.

La notion d’exclusion

En cas d’investiture ou de « soutien effectif » selon l’expression de Jérôme Toulza, concernant un candidat qui se maintient : « il y a l’article 33 qui prononce l’exclusion, » puis il se reprend : « qui peut prononcer l’exclusion du candidat. » Aujourd’hui cet article 33 comporte déjà l’exception Cédric Villani, reste à observer les prochaines exceptions.

Mohed Altrad : « c’est une très bonne candidature »

Question préférences, sans hésiter Coralie Dubost répond que son choix va à « l’union des compétences » et elle regrette que « l’attention se focalise sur une tête de liste, alors que la réalité de l’exercice du mandat, c’est une équipe. » Cependant, Mohed Altrad avait annoncé qu’il avait le soutien de la députée de l’Hérault, un soutien confirmé à 5 mois de l’échéance : « oui, je travaille avec lui depuis un an et demi. Et vraiment, je réitère : c’est une bonne candidature, c’est une très bonne candidature. »

Investiture ou soutien, tout est une question de nuances

Au-delà de l’investiture, il y a une autre option. Une option qui s’appliquerait le plus souvent à un maire sortant en position de gagner. Cette option se nomme soutien, et elle comporte deux nuances : le soutien exprimé et le soutien tacite, c’est-à-dire un soutien qui ne se dit pas, mais qui se comprend et qui peut aussi se qualifier de retrait. Les municipales à Toulouse pourraient en être un exemple. Une sorte d’adhésion muette qui laisserait supposer des raisons sans état d’âme, ou des raisons d’État pour cause de tractations incompréhensibles aux simples mortels. Une notion de soutien tacite qui se comprend un peu mieux dans les mots de Coralie Dubost, appliqués à un cas précis qui semble concerner un maire sortant : « je préfère un Patrick Vignal qui assume sa candidature, plutôt que des gens qui déclarent ne rien avoir à faire avec LaREM, et qui passe beaucoup de temps à Paris et au téléphone pour essayer quand même d’être proche… »

Question timing, les investitures, les soutiens, ou les retraits devraient pour les villes de plus de 9000 habitants être tous connus, avant le mois de novembre. Mais il est possible qu’il faille attendre un peu plus longtemps.

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