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200 personnes participent à la troisième agora du mouvement "pour reprendre la ville", le 28 juin 2019 (© #NousSommes)
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Alors que la capitale régionale accueillait, la semaine dernière, les universités d’été de la France Insoumise et d’Europe Écologie les Verts, les collectifs « municipalistes » (qui cherchent à développer la « démocratisation » par « le bas » des communes) Archipel Citoyen (Toulouse), Nou-s Perpignan et #NousSommes (Montpellier) se sont rencontrés, le 23 août dernier.

Une rencontre nécessaire pour ces collectifs citoyens qui commencent à s’entraider, afin, ils l’espèrent, d’emporter les grandes villes d’Occitanie en mars 2020, en suivant l’exemple catalan de Barcelona en Comù, pour faire « traverser les Pyrénées au vent municipaliste qui souffle depuis de nombreuses années en Espagne« .

Du côté de #NousSommes, le soutien « officiel » et technique de l’Archipel Citoyen était très attendu, alors que le collectif peine à recruter ses candidats, à 25 jours de la fin de la phase de candidatures.

À Montpellier, ce collectif citoyen, qui a lancé sa plateforme de candidature en ligne, en juin dernier, a du mal à reproduire le modèle toulousain, de rassemblement des forces citoyennes, qui unit déjà, plus d’un millier de citoyens et de militants écologistes, insoumis et socialistes, derrière une méthode innovante de constitution de liste (un tiers de candidats désignés par tirage au sort et deux tiers par vote).

L’explication est simple. À Montpellier, citoyens, écologistes, insoumis et socialistes se posent encore la question du ralliement, même, si tous souhaitent être « in fine dans la majorité ». 

Dopés par leur score aux Européennes, les écologistes montpelliérains ont désigné, en juillet dernier, un groupe d’animation chargé de mettre en œuvre, avec sa propre plateforme de désignation, un rassemblement « citoyen », que l’ancien député Jean-Louis Roumégas souhaiterait bien diriger. Si les militants écologistes ont déjà rencontré, #NousSommes et les mouvements de Gauche, ils n’ont pas encore tranché sur leur stratégie finale, tout en souhaitant que le candidat à la mairie soit écologiste, sans forcément être encarté chez EELV.

Pour les insoumis, les interrogations demeurent. Ainsi, les militants, proches de Muriel Ressiguier, cherchent à mettre en place une liste de « confluences », tout en se revendiquant du modèle de l’Archipel Citoyen et en discutant activement avec les écologistes, qu’ils pourraient mettre à leur tête. À l’inverse, les militants proches de l‘ancien candidat aux Européennes Rhany Slimane, veulent le ralliement, sans conditions, à #NousSommes, en adéquation avec la directive ou doctrine nationale LFI des « fédérations populaires ». Un imbroglio qui devrait, seulement, être tranché, lors d’une assemblée communale, qui se tiendra, la semaine du 23 septembre 2019.

Enfin, du côté des socialistes, si des rencontres ont eu lieu avec des écologistes et des insoumis, on l’assure, le ralliement pourra se faire uniquement derrière la candidature de Michaël Delafosse.

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