Manuel Bompard et le collectif "anti-sanofric" (© AM)
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Le rendez-vous avait été donné, ce samedi 6 mars, devant le CHU de Montpellier, arrêt de tram Lapeyronie.

Manuel Bompard eurodéputé LFI et chef de file pour les élections, flanqué de référents département de La France insoumise, Nathalie Oziol, Matthieu Brabant et Stéphanie Andral tenait uneconférence de presse en soutien, notamment, au collectif des salariés en lutte « anti-sanofric ».

En plein cœur de la crise sanitaire, Sanofi a annoncé un plan de restructuration et s’apprête à supprimer 400 postes en France, dont 55 à Montpellier.

À Montpellier, selon les salariés, l’objectif est de tout boucler pour juin. Une aberration pour les salariés rassemblés qui reprochent notamment au groupe de n’avoir aucune stratégie de long terme et de sacrifier la France, « Sanofi a capté 1,5 milliard d’argent public sous forme de crédit d’impôt recherche et dans le même temps a supprimé la moitié de ses effectifs ».

Sous l’œil bienveillant de l’eurodéputé insoumis, les salariés s’indignent des errements du groupe pharmaceutique façonné par la puissance publique et perfusé d’argent public, incapable de jouer son rôle dans la lutte contre la pandémie.

De son côté, Manuel Bompard, s’indigne calmement, « la pandémie braque les projecteurs sur une situation qui n’est pas nouvelle » et soutient fortement les revendications des salariés inquiets des dérives financières de la vaccination : abolition des brevets des vaccins et réquisition des moyens de production pour permettre une large fabrication et la distribution des vaccins.

« On se bat pour gouverner la Région et on propose à Antoine Maurice de le faire ensemble. » – Manuel Bompard

Venu initialement dans le cadre de la douzième étape sur treize de son tour de l’Occitanie populaire, le chef de file a profité de l’occasion pour réaffirmer sa main tendue à Antoine Maurice venu lui aussi à Montpellier, ce samedi, « si Antoine Maurice répond, je suis dans la journée, devant la table ».

Depuis un sondage tombé il y a peu, et plus qu’encourageant pour les listes de gauche, l’insoumis confirme « il faut plus se rassembler au premier tour, le second tour viendra ensuite ». Au second tour, « tous les scénarios sont possibles », une seule limite tout de même, pas de ralliement avec des « soutiens ou militants de La République en Marche ». Pour l’eurodéputé, si des divergences profondes existent avec la politique portée par Carole Delga, le véritable adversaire reste le Rassemblement national. La tête de liste insoumise (Occitanie populaire) n’est pas encore connue et devrait être dévoilée fin mars, début avril.

Aux départementales, le jeu reste ouvert dans l’Hérault, comme l’expliquent Nathalie Oziol et Matthieu Brabant, « la main est tendue vers les écologistes et les collectifs citoyens », « nous faisons un travail unitaire pour proposer une autre politique pour le Département ». La position de la France insoumise devrait être connue fin mars, début avril.

 

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