108 nouveaux cas en 24 heures, la Chine craint une seconde vague d’épidémie. Jour 28, d’une situation inédite d’urgence, face à un fléau qui frappe toute la planète : Covid-19, apparu au mois de décembre 2019 en Chine.

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La Commission nationale de la santé de la Chine a annoncé 108 nouveaux cas de coronavirus ce matin, le nombre le plus élevé depuis au moins un mois. L’autorité précise que la majorité des nouvelles infections (98 personnes) sont des malades qui ont apporté le virus, depuis l’étranger.

En dépit d’être l’épicentre d’origine de la pandémie de coronavirus, la Chine a connu une réduction plutôt spectaculaire des cas de malades et de morts. Le pays a récemment commencé à supprimer les dispositions strictes de confinement. Et les différents responsables s’inquiètent d’une deuxième vague d’infections qui serait introduite en Chine depuis l’étranger. À ce jour les chiffres officiels sont de 82.160 contaminés, avec 3.341 décès, des chiffres étonnement faibles qui ont servi d’étalon, dans les mesures prises à travers le monde, pour lutter contre cette pandémie.

France : tests et seconde vague !

En France, l’Inserm alerte sur les risques d’un déconfinement sans tests ni isolements. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale, prévient des risques d’un relâchement, tant que l’épidémie de Covid-19 n’est pas réellement stoppée.

Dans une étude relayée dans un article du journal Le Monde, l’équipe de Vittoria Colizza et Pierre-Yves Boëlle met en garde contre un déconfinement qui ne serait pas synchronisé avec la mise en place de tests fiables et d’isolements. Sans cette rigueur, la possibilité d’une seconde vague de contaminations ne ferait aucun doute. Selon cette étude, le confinement ne devrait être levé qu’à partir de la mi-mai, voire de la fin mai.

Déconfinement : le rapport de l’Inserm

Jacques a dit : confinement prolongé jusqu’au 11 mai 2020

Depuis le début de cette crise sanitaire, il peut sembler assez juste de percevoir dans la communication de l’Élysée, un petit côté « Jacques a dit. » Le jeu dont le but est d’être capable d’obéir à des commandes, sans être dupé. Après le « nous sommes en guerre » du 16 mars 2020, au lendemain du premier tour des élections municipales, ce lundi soir, Emmanuel a dit : « sachons dans ce moment, sortir des sentiers battus, des idéologies et nous réinventer, moi le premier. » Un président qui souhaite donc se réinventer et plus encore : « il y a dans cette crise, une chance : nous ressouder, éprouver notre humanité. Bâtir un autre projet…» Voir l’article complet.