Corona signifie couronne (en latin), haut symbole spirituel. Figure omniprésente dans les religions d’Abraham, le roi évoque l’éveil (de la conscience). Bouddha fils de roi, légende « arthurienne, » mythe d’Oedipe, Socrate condamné à mort par les régnants, à l’égal de Jésus…

Quand allons-nous assembler le puzzle ? Intégrer la connaissance afin de rétablir l’unité en notre esprit fragmenté ? La symbolique est une véritable méditation. Par son étymologie indo-européenne, virus a pour sens « poison ». Le poison de la couronne pourrait être une allégorie de la réalisation spirituelle : lorsque je reconnais la nature du poison (le mensonge), je pense par moi-même et deviens le roi. Si je ne vois pas la teneur de ce poison, j’en deviens victime, obéissant à d’autres rois. 

Du pain et des jeux

La difficulté sans doute consiste à transcender. Dépasser le niveau de réflexion massif et ambiant pour accéder au stade de l’objectivité. À ce dessein, empruntons la lumière du mythe romain. Le pain exprime la nourriture spirituelle ; la croyance. Les jeux, le divertissement. Tant que nous réfléchissons à partir de données imposées, nous jouons le jeu de l’illusion. Pourquoi et comment, à l’ère de l’intelligence artificielle, les déclarations et mesures entourant une crise sanitaire s’avèrent-elles si contradictoires ? Peut-être le but n’est-il pas plus de nous protéger que de nous informer. Un couple présidentiel régulièrement associé au théâtre. Une scène politique, médiatique, ou du show-business, pulvérisant sans cesse et sans complexe les frontières de l’éthique. Nous assistons à un spectacle permanent. Quelles sont les conséquences de l’information, sinon augmenter soit notre soumission, soit notre sentiment d’impuissance ? Car nous n’avons aucun pouvoir d’agir. Seulement celui de penser, et d’être. 

Place de la Comédie

Toute comparaison avec Vichy et autres régimes de collaboration aurait pour inconvénient d’atténuer notre consentement permanent. Nous participons activement à un processus de déclin. Nous acquiesçons à tout, tant que nous ne prodiguons pas un point de vue différent. Que dire du zèle du bon citoyen, toujours prompt à alourdir sa chaîne de quelques cadenas ? Un mètre de distance ne suffit pas, mettons-en cinq. Si le masque n’a rien d’indispensable, portons-le jusque dans nos voitures et nos maisons. Puisqu’on nous invite à jouer la comédie, surjouons ! Si certains méritent une amende, espérons les bons points. Et avec dix bons points, on gagne une image (de soi obéissant). D’ailleurs certains « élus » l’ont annoncé : en cas de manque de place pour les malades, nous n’aurons pas recours aux cliniques ni aux gymnases ; nous utiliserons bien entendu les salles de spectacle. 

Ainsi s’achève ce feuilleton de la couronne. La suite ne nous appartient pas, le jeu n’étant pas interactif. Lorsque le mal ronge l’esprit, quel autre remède que la réflexion ? À l’heure des ténèbres, quoi de plus précieux que la lucidité ? Alors prenez soin. Dans sa complétude (étymologique), dérivée de « somniare », soin signifie autant songer (réfléchir – ou rêver) que soigner.

VOIR AUSSI : Le virus de la couronne [Épisode 1]

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