Montpellier : EELV « veut stopper ce projet fou de viaduc autoroutier ! »

Le groupe local d'EELV « veut stopper ce projet fou de viaduc autoroutier ! »

Il est toujours possible de reprocher maintes et maintes choses aux écologistes. Par contre, la dizaine de militants qui entouraient ce matin leur chef de file aux municipales à Montpellier, Coralie Mantion, étaient eux unanimes.

VOIR AUSSI : Municipales : EELV veut faire de Montpellier, « un paradis du vélo »

Ils sont farouchement contre le projet de « viaduc autoroutier » prévu au niveau du rond-point Maurice Gennevaux, dit rond-point « Chez Paulette », entre Montpellier et Saint-Jean-de-Védas.

« On n’en veut pas de ce projet suranné. Il faut vivre avec notre époque. Donc, il ne faut pas de nouvelle infrastructure routière ». Déterminée, Coralie Mantion veut regarder l’avenir avec certitudes. Ce 11 février, elle réunissait la presse locale pour marteler son refus catégorique de voir le projet de viaduc autoroutier se concrétiser sur cette sortie de la capitale héraultaise, bien connue de tous les automobilistes.

Chiffré à 33 millions d’euros, la candidate considère ce projet comme un élément « qui avait sa place dans les années 1960 ». Si elle devient Maire de Montpellier dans moins de 6 semaines maintenant, elle « réorientera tout cet argent-là vers les mobilités douces comme le vélo pour un vrai plan vélo sur le territoire ». Les adeptes de la petite reine seront ravis.

« On veut et on va stopper le projet » 

« On ne veut pas de ce projet pour notre territoire. Notre seul recours, pour le moment, pour parvenir à nos fins, ce sera les 15 & 22 mars prochains qu’on l’aura ». Catégorique, la candidate sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas pour la prochaine mandature dans la cité héraultaise.

Entouré notamment de François Vasquez, de Manu Reynaud et Radia Tikouk de Génération écologie, elle a rappelé que si elle devient le prochain édile de Montpellier, « pas un centime d’euro ne sera versé pour une nouvelle infrastructure routière ni autoroutière », avant d’ajouter que « gouverner, c’est faire des choix. Nous, clairement, on a fait le choix du vélo et des mobilités douces »

Celle qui est architecte de profession sait ce qu’elle veut pour ses concitoyens. Répété ce matin comme une antienne, la candidate écolo, souriante, a assuré que « durant 6 ans, rien ne sera fait contre le gré des Montpelliérains. On travaillera avec eux et pour eux ! »