Mis à jour, merc. 5 févr. 2019 à 22h50

Et une de plus. Il y aura donc, au moins, trois candidats EELV ou ex-EELV aux élections municipales de mars prochain.

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Mardi soir se tenait l’Assemblée Générale du groupe local d’EELV, sous tutelle depuis la fin du mois dernier. Une assemblée consacrée aux élections municipales à Montpellier et très attendue alors que Clothilde Ollier, déchue de l’étiquette EELV continue le combat municipal et que Jean-Louis Roumégas poursuit sa campagne citoyenne « à l’écart des combines » et de son ancien parti.

La réunion avait, notamment, pour objectif de désigner la nouvelle tête de liste écologiste, voter la nouvelle orientation stratégique, après l’échec de la primaire et ses deux candidats devenus concurrents, et désigner les premiers candidats de la future liste.

Sans surprise, c’est la motion « Choisir l’écologie pour Montpellier », seule recevable, qui l’a emporté, avec à sa tête Coralie Mantion et Manu Reynaud. Conformément à sa promesse, il ne reste plus à Coralie Mantion qu’à réussir un « formidable » tour de force, conformément à sa motion : « Faire primer le « nous » sur le « je » exige de clarifier le cadre collectif qui structurera les six prochaines semaines de campagne qui nous séparent du premier tour de l’élection municipale. »

Pour Clothilde Ollier, ex-tête de liste EELV, l’assemblée ne passe pas.

Pour la candidate aux municipales, « sans aucune raison valable, une AG convoquée de manière irrégulière s’est tenue à Montpellier pour remettre en cause le principe de la primaire citoyenne du 12 octobre dernier. »

Une critique tant sur la forme de l’AG, mise sous tutelle, que sur la forme, « comment peut-on imaginer qu’un groupe incapable d’organiser une AG militante à Montpellier puisse demain gouverner la septième ville de France ? L’organisation de cette AG a offert, elle aussi, un bien triste spectacle. Elle était présidée par une représentante du bureau exécutif parisien. Sur les quatre motions déposées, une seule était soumise au vote des adhérents. Il ne leur était offert qu’une seule alternative : se prononcer « pour » ou s’ « abstenir ». »

Plus dure, la candidate critique, la démocratie locale a été « bafouée », mardi soir, « malgré la présence d’une urne dans la salle, la possibilité de voter à bulletin secret fut, elle aussi, rejetée alors que nombre d’adhérents le réclamaient. Dans ces conditions, de très nombreux adhérents ont préféré quitter l’AG avant le vote plutôt que cautionner ce simulacre de démocratie. Au final, la seule motion déposée a obtenu 62 suffrages et la tête de liste 55 (dont de très nombreuses procurations). Seulement 62 suffrages ! Où sont donc passés les 315 adhérents EELV de Montpellier ? »