À la brasserie « Le Dôme », cours Gambetta à Montpellier, les insoumis dissidents de confluence ont décidé de réaffirmer leur soutien à Clothilde Ollier, contre l’avis de La France insoumise.

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Dans un climat, un brin particulier, entourée de militants, et avec dans le « public », Muriel Ressiguier, députée de la 2e circonscription de l’Hérault, une tribune d’insoumis dissidents de la Confluence (soutien de Clothilde Ollier) présentait leur réponse à « la décision prise par le Comité électoral national de la France insoumise qui a rejeté notre recours« .

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Le comité électoral de la France insoumise, réuni les 18 et 19 janvier 2020 à Paris, a décidé de rejeter le recours, formulé contre la décision d’attribuer le soutien de la France insoumise à la démarche et à la liste Nous Sommes, au vu « des arguments avancés portant essentiellement sur la forme« .

« La France insoumise est malade, mais de son comité électoral et cela peut se soigner ».

La décision du comité électoral, ne passe pas pour les insoumis de confluence, qui dénoncent une opposition «  »par le haut » (NDLR, la hiérarchie) au rassemblement des forces sociales et écologiques de Montpellier », « avec un comité malade sur fond de conflit d’intérêts », et alors même que leur « ligne politique » rassemblerait « plus de 80% des insoumis de Montpellier ».

Une information, pour le moment, invérifiable en vertu de la nature « gazeuse » de La France insoumise et d’absence de communication « officielle » sur le nombre de ses adhérents « actifs ».

Les insoumis dissidents reprochent aussi à LFI, d’avoir accepter de faire liste commune avec une tête de liste EELV à Toulouse et à Grenoble, et de ne pas l’avoir tenté à Montpellier : « Pourquoi ce qui est permis ailleurs serait-il interdit par « les Parisiens » à Montpellier ? Quel est le sens politique de cette disparité de traitement ? »

« Il n’y a qu’une personne qui représente l’écologie à Montpellier, c’est Clothilde »

Le divorce acté, ces insoumis dissidents ont décidé de se rassembler au sein de « Montpellier Insoumise » pour « gagner Montpellier, pour changer la vie des Montpelliérains. Opposés à toute candidature de « témoignage », nous considérons que Montpellier est gagnable, Montpellier peut être gagné avec Clothilde Ollier ».

Interview de Muriel Ressiguier, députée de l’Hérault (LFI) : « ce qui est important surtout, c’est de faire ce que l’on croit juste… »

Du côté du Comité électoral de La France insoumise, c’est un autre son de cloche, celui-ci a estimé, à quelques semaines des élections municipales que : « la campagne menée jusqu’à ce jour par Nous Sommes n’est en rien contraire aux valeurs et aux principes de la France Insoumise. […] Le comité électoral confirme le soutien exclusif de la FI à la démarche et à la campagne engagées par la liste « Nous Sommes » tout en souhaitant qu’elle puisse s’élargir encore. Nous appelons donc à des initiatives en ce sens en direction de toutes celles et ceux qui sont désabusés par les événements récents à Montpellier. »

Pour le moment, aucune sanction n’a encore été prévue pour les dissidents de « Montpellier Insoumise ». Pour Marie Moncada, ancienne candidate suppléante aux élections législatives de 2017 et membre de la tribune des insoumis dissidents, « le National est en train de nous dire, on ne vous sanctionne pas, faites chacun campagne de votre côté […], je pense que le National est plus ou moins en train de nous légitimer ».