Syndicalistes et citoyens mobilisés contre la précarité et la perte d'emploi (© Guiraud Elodie)
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[VIDÉO] Ils étaient plus d’un millier à manifester ce 4 février 2021 au centre-ville de Montpellier. À 10h30 sur la Place Albert 1er, syndicalistes et citoyens se sont réunis pour marcher vers la place de la Comédie. Les militants continuent de se mobiliser contre la précarité, le chômage et les pertes d’emplois qui touchent le pays de plein fouet.

« Il y a de plus en plus de riches dans ce pays, et d’un côté, il y a de plus en plus de pauvres et de précaires »,  témoigne sur les lieux, Serge Ragazzacci, secrétaire général de la CGT UD 34. « La crise sanitaire a accentué une crise économique et sociale majeure. Le gouvernement ne prend pas les mesures qui permettraient de freiner les suppressions d’emploi. Ils continuent à verser des milliards à des entreprises qui en suppriment. »

Aides publiques, mais perte d’emploi et délocalisation

L’exemple de Sanofi illustre très bien les dérives d’un système. Le numéro 1 français de l’industrie pharmaceutique a récemment annoncé la suppression de 354 postes dans la R&D (Recherche et développement), dont 55 sur le site de Montpellier.

« Nous n’acceptons pas qu’un grand groupe industriel comme Sanofi qui accumule des profits considérables, bénéficie d’aides publiques et en particulier du Crédit Impôt Recherche, puisse profiter de la crise de la Covid pour licencier 364 personnes en France », appuie la section syndicale du SNTRS-CGT

Serge Ragazacci continue : « Aujourd’hui, on va fermer le groupe Schneider à Lattes, or il ne souffre d’aucune difficulté financière. Au contraire, son action a été triplée et ils viennent de racheter des usines en Inde. Nous demandons au gouvernement d’intervenir pour arrêter la délocalisation ! ça suffit les mensonges ! […] Ce qui nous révolte, c’est que l’on puisse vivre sans eau, sans électricité, sans gaz, dans la pauvreté et la précarité alors que les actionnaires de ce pays continuent de se gaver et perçoivent des aides publiques ! Nous réclamons de pouvoir vivre ! Nous allons continuer à nous mobiliser ! »

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020. Ça l’est toujours en 2021 ! » : Les étudiants présents pour exprimer leur détresse.

Peut-être les grands oubliés de la crise actuelle ? Les étudiants tenaient eux aussi leurs pancartes de protestation. Quelle valeur pour un diplôme dont presque tous les cours en distanciel ? Comment trouver un travail, alors que les entreprises ferment leurs portes et/ou licencient ? « Nous sommes l’avenir, laissez-nous revenir ! »  : le cri du cœur inquiet de leur désenchantement.

Les étudiants manifestent aussi, ce 4 février 2021 (© Guiraud Elodie)

« Beaucoup d’étudiants sont en détresse psychologique. On reçoit beaucoup d’appels d’étudiants qui sont dans le désarroi et qui sont dépressifs. C’est très angoissant cette période. Avec la crise climatique et la crise économique, on ne sait pas comment ça va continuer. » témoigne Benjamin Coquard, l’un des porte-paroles du SCUM (Syndicat de Combat Universitaire)

Beaucoup d’étudiants ont abandonné leurs études et sont contraints à retourner chez leurs parents car ils étaient dans l’incapacité de payer leurs études. « 3/4 des étudiants, à Paul Valéry, comptent sur un boulot étudiant, le problème, c’est qu’il n’y en a plus. Alors, avec le SCUM on essaie de les soutenir avec des aides alimentaires » poursuit-il.

« Cette année, nous avons fait une campagne de remboursement de frais d’inscription. Parmi les étudiants non boursiers nous avons augmenté de 240 % par rapport à l’année dernière. Il y a de gros problèmes sociaux. La détresse est globale dans cette société, alors, on essaie d’être présents pour mettre au grand jour cette détresse. » 

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