G7 : À Bayonne, les portraits de Macron marchent, malgré l’interdiction

Les portraits de Macron marchent dans Bayonne malgré l'interdiction (ANV-COP21 ©) Les portraits étaient notamment tenus par : Marie Toussaint, fondatrice de NAAT à l’origine de l’Affaire du Siècle et eurodéputée EELV, Barbara Romagnan, militante féministe, Génération.s, Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre, Nicolas Girod, porte-parole de la confédération paysanne, Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, Laura Morosini, Chrétiens Unis pour la Terre et Mertxe Colina, personnalité du Pays Basque

Alors que la deuxième journée du G7 se déroulait à Biarritz, à Bayonne, à quelques kilomètres de là, malgré l’interdiction de toute manifestation, près de 900 manifestant ont marché dans les rues de la ville en tenant des portraits du président de la République, décrochés dans diverses mairies de France, ces derniers mois.

Au total, ce sont 128 portraits officiels du président Macron qui ont été « réquisitionnés » ces derniers mois, dans la perspective de la tenue du G7 à Biarritz, pour dénoncer le décrochage des objectifs de la COP21 par le gouvernement Macron.

Ces décrochages ont occasionné, pour le moment, 17 procès dans lesquels devraient comparaître 57 activistes, la plupart militant au mouvement ANV-COP21.

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Dimanche 25 août à 10h, accompagnés par des crieurs du Petit et Grand Bayonne, les marcheurs se sont réunis aux cris de « Et un, deux, trois degrés, c’est un crime  contre l’Humanité », « Les petits pas, les petits pas, ça suffit pas » ou encore « Alda sistema, ez klima » (« Changeons le système pas le climat » en basque), brandissant à l’envers, le portrait président Macron, pour signifier « que sa politique va à l’inverse de l’impératif climatique ».

La marche s’est terminée sur la place Paul-Bert à 10h30, pour une conférence de presse  à charge contre « Macron, champion du climat bla bla ».

Les deux activistes de Bizi et d’ANV-COP21, Eneko Bellan et Élodie Nace, derniers « décrocheurs » du 128e portrait de Macron, vendredi 23 août, au nez et à la barbe de quelques 13 200 policiers et gendarmes, ont introduit la conférence de presse, résolument axés contre la politique du Président « En Marche ».

Sur place, on pouvait ainsi retrouver l’écrivaine altermondialiste Susan George, le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, Esther Bernard, Cécile Marchand et Pauline Boyer, respectivement porte-parole de Youth For Climate, ANV-COP21 et Alternatiba, tous unis pour dénoncer devant la presse réunie, « les différentes décisions du gouvernement Macron, en complète contradiction avec les déclarations du soi-disant « champion mondial du climat » et même avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. »

« Quand on est à la fois pompier et pyromane, on n’est pas crédible ». Cécile Marchand, d’Action non-violente COP21

Pour Cécile Marchand, d’Action non-violente COP21, le mouvement ayant lancé la campagne #DécrochonsMacron : « Nous sommes très loin des objectifs de l’Accord de Paris. La politique réelle du gouvernement français et des autres pays riches représentés dans ce G7 nous mène tout droit vers un réchauffement climatique de +3 voire +4 degrés, synonyme de véritable chaos au niveau mondial. M. Macron ne fait plus illusion. Quand on est à la fois pompier et pyromane, on n’est pas crédible ».

En fin de la conférence de presse, les portraits du président Macron ont été à nouveau recouverts de papier kraft et leurs porteurs et porteuses se sont mêlés à la foule et aux centaines d’autres tableaux emballés.

En parallèle, une action militante se déroulait à Espelette, alors que les conjointes des chefs d’État se promenaient dans la rue principale pour découvrir le patrimoine basque, sous la forme d’une banderole signée Bizi et ANV-COP21 et déployée depuis une fenêtre de la maison, sur laquelle on pouvait lire « Macron champion du climat bla bla ! ».

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