Tant que la peur d’en mourir n’est pas chevillée au corps, la pollution de l’air : en vrai tout le monde s’en fout. Un coup de vent, et les particules s’éloignent pour se volatiliser, et bien : pas tout à fait ! L’ANSES publie aujourd’hui mardi 16 juillet 2019, une étude capitale sur la pollution de l’air.

PM10 : particules grossière, PM2,5 : particules fines et PM0,1 : particules ultrafines, trois types de particules encore non réglementées, mais elles sont là pour rendre le corps humain malade à en crever. L’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, recommande de vraiment surveiller les particules ultra-fines et de trouver rapidement des alternatives à la voiture.

Air pollué, 48 000 morts anticipées par an en France, l’ANSES dévoile les dernières avancées scientifiques sur la question. Un rapport commandé par le gouvernement, qui fait de fortes propositions pour mieux gérer la pollution automobile.

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Transport en commun, marche et vélo pour remplacer la voiture.

Les polluants issus des gaz d’échappement sont importants. Avec un parc automobile français constitué de vieux diesel, mais aussi des nouveaux modèles qui augmenteraient la formation de nanoparticules en fragmentant les particules en sortie de pot d’échappement, résultat d’un effet pervers des filtres à particules, l’ANSES recommande transport en commun, marche, et vélo pour remplacer la voiture. Les véhicules électriques ont aussi leur part, abrasion des systèmes de freinage et des pneus. « Les preuves d’effets néfastes sur la santé liés à l’exposition aux émissions issues du trafic routier sont fortes. » Le rapport pointe une priorité : les technologies alternatives au moteur thermique comme l’électrique, « mais surtout la réduction du trafic ».

Niveau 5

Les connaissances sur la pollution de l’air s’accumulent et les certitudes s’imposent. Selon l’ANSES, qui vient de passer en revue 160 publications parues depuis 2013 : les niveaux de preuve sont forts et se mesurent maintenant au niveau 5 sur une échelle de 1 à 5.

Rappel : Début juillet, le tribunal administratif de Paris, après celui de Montreuil, estime que l’État est fautif en ne réduisant pas suffisamment les valeurs de particules fines dans l’air.

Reste une question : comment le gouvernement peut-il en même temps réussir à lutter contre la pollution et aider la filière diesel ?

Voir aussi : Pollution, à Montpellier, l’air tue

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