Ils étaient plus d’un millier devant le Bâtiment 1 de la Faculté de droit et sciences politiques de Montpellier (Rue de l’Université) pour venir se retrouver, se rassurer après les violences du soir, contre les étudiants occupant pacifiquement la faculté.

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Le Doyen impliqué ?

L’implication, du Doyen de la Faculté Philippe Pétel et du personnel, n’est pas encore bien connue. Ainsi sur certaines vidéos, on voit des hommes en rouge, qui seraient les agents en charge de la sécurité incendie, complètement placides. Le Doyen, lui-même, contacté par Checknews, n’exclut pas la présence d’un professeur de l’Université : « Parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit, c’est possible, les gens de la fac de droit défendaient leur fac. Mais je pense que c’était plutôt des gens de la fac. Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l’occupation de la fac. J’ai vu des cagoulés toute la journée, mais je n’ai pas vu la scène dans l’amphithéâtre. Je ne suis pas à l’initiative de la venue de ces hommes en noir. On attendait la police. » Il affirmait à France3, plus tôt dans la journée qu’il était «fier de ses étudiants»… sans qu’on sache de quels étudiants ils parlaient exactement ni quel était l’objet de sa fierté.

Philippe Pétel est revenu sur France Bleu Hérault, sur le déroulement de l’agression : « L’amphithéâtre était occupé par des étudiants extérieurs à la fac de droit, la situation était très tendue entre ces grévistes et les étudiants en droit qui ne souhaitaient pas que la fac soit occupée pour continuer de travailler ». Le Doyen explique : « Après, vers minuit, on s’est trouvé en présence de blocs hostiles avec des gens de l’extérieur. On ne savait pas d’où ils sortaient. La situation a dégénéré avec des échauffourées très violents, tout est allé très vite. La situation nous a échappé, du fait des occupants. En aucun cas, je n’ai encouragé ces violences ». « C’est un débordement, tout va très vite, on ne sait pas qui tape sur qui dans ces cas. Cet amphithéâtre n’avait pas à être occupé, ce sont des gens de l’extérieur qui veulent imposer leur volonté à des étudiants de Droit qui sont très différents. Ça déchaîne les passions. Je dénonce ces violences, ce n’est pas acceptable, c’est pourquoi je voulais l’intervention de la police qui aurait calmé le jeu. »

Une enquête administrative ouverte

« Je condamne avec la plus grande fermeté les violences commises à la faculté de droit de Montpellier », a réagi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal : « la ministre souhaite que toute la lumière puisse être faite sur les faits qui ont permis à ce groupe d’individus de s’introduire au sein de l’établissement. Elle a missionné immédiatement l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAENR) afin qu’elle se rende sur place dès lundi. Sur la base des conclusions de l’enquête, Frédérique Vidal prendra l’ensemble des décisions qui s’imposent, en engageant le cas échéant, des poursuites judiciaires »

Une pétition vient d’être lancée pour demander la démission de Philippe Pétel, sur change.org.

La faculté de droit fermée jusqu’à lundi

Le président de l’Université de Montpellier a annoncé la fermeture de la faculté de droit jusqu’à lundi « afin de prévenir tout risque de troubles à l’ordre public ».
Il a aussi porté plainte contre X pour « que toute lumière soit faite sur les événements survenus la nuit dernière. »