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Hérault – viré arbitrairement de la régie des eaux, René Revol compte bien rester vigilant quant à la gestion de celle-ci et surveiller les différentes convoitises concernant l’assainissement du territoire.

En amont : quel est le parcours de René Revol, maire de Grabels, conseiller métropolitain et député suppléant de l’Hérault (La France insoumise) ?

Sur l’échiquier politique national, il milite contre le Traité constitutionnel européen en 2005, puis participe avec Jean-Luc Mélenchon, après un passage au PS, au lancement du Parti de Gauche en novembre 2008, puis du mouvement La France insoumise en février 2016.

Sur le plan local, il commence sa « carrière » politique sur le tard, bien qu’il ait été toujours engagé, en étant d’abord élu en 2001 conseiller municipal d’opposition à Grabels, puis maire en 2008 (57% des voix) et en 2014 (56% au second tour).

Suite aux élections municipales, il devient en avril 2014, vice-président de la métropole de Montpellier, en charge de la politique de l’eau potable et de l’assainissement. Il est l’artisan de la Régie (publique) des eaux, réalisée en 18 mois. Il en devient par la suite président (bénévole).

Cette participation ne l’empêche pas d’exprimer son opposition politique, notamment en votant contre le passage en métropole de Montpellier Agglomération et en s’opposant à la construction de la gare de La Mogère à Montpellier.

Il est élu le 18 juin 2017, député suppléant sur la deuxième circonscription de l’Hérault sous les couleurs de La France insoumise.

En aval : que se passe-t-il à la métropole depuis juillet dernier ?

Tout bascule lors du conseil de Métropole du 5 juillet où le Président de la métropole et maire de Montpellier Philippe Saurel, suite à la défaite de sa candidate Stéphanie Janin sur la deuxième circonscription de l’Hérault, met fin de manière unilatérale à la délégation de René Revol, après son refus de rejoindre le groupe politique nouvellement créé « La République en Marche et apparentés ». Il met alors un terme au « pacte de confiance » de la liste « citoyenne » qui administrait Montpellier Méditerranée Métropole.

Mais, la vendetta ne s’arrête pas là, lors du conseil de Métropole du 27 septembre, à l’initiative de Philippe Saurel, les représentants de Montpellier Méditerranée Métropole à divers organismes externes et internes sont remplacés. Il exclut alors, la commune de Grabels du Syndicat du Bassin du Lez Mosson Étang Palavasien (SYBLE) et de la Régie publique des eaux.

Afin de mieux comprendre ces changements politiques locaux, entretien avec René Revol :

Qu’en est-il à Grabels ?

René Revol est maire de Grabels depuis 2008, on lui doit notamment, la mise en place de la maison commune avec son épicerie solidaire. Mairie d’un nouveau genre la maison commune est un projet structurant, creuset de la ville et maison ouverte, où chacun entre, dont chacun use et où tous agissent.

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