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Montpellier, fin de matinée, ce 19 avril le président de la République s’est rendu à l’Hôtel de police de Montpellier pour échanger avec les fonctionnaires.

Début d’après-midi, c’est à la Mosson au centre social de la Caisse d’Allocations Familiales de ce quartier qu’Emmanuel Macron et Gérald Darmanin, encore en fonction pour quelques mois, échangent avec les acteurs engagés dans la lutte et la prévention, de la délinquance.

66, le compte est bon ?

66 ! C’est le nombre de policiers nationaux supplémentaires pour la ville de Montpellier. 16 postes avaient déjà été obtenus, le chef de l’État a annoncé de nouveaux renforts de police : 50 policiers supplémentaires d’ici 2022. Michaël Delafosse se félicite de cette décision qui permettra de soutenir la lutte contre la délinquance engagée par la municipalité, depuis juillet 2020. Rappel : en septembre dernier, le maire de Montpellier s’était rendu place Beauvau pour rencontrer Gérald Darmanin, accompagné de l’ensemble des parlementaires du territoire afin de demander pour la ville des moyens de police supplémentaires.

VOIR AUSSI : Insécurité à Montpellier : Michaël Delafosse et huit parlementaires conviés au ministère de l’Intérieur

« Beauvau de la sécurité, » grand débat national ?

Une visite dans un contexte où les syndicats de police attendent des décisions et de l’action. Le « Beauvau de la sécurité » est prévu jusqu’au mois de mai. Policiers, gendarmes et citoyens participent à ce grand débat national, décidé par Emmanuel Macron, après les polémiques sur les violences policières.

Le chef de l’État a choisi le décor de Montpellier pour défendre ce lundi sa politique de « sécurité du quotidien. » À un an de la campagne présidentielle, le tandem Darmanin Macron cherche à rassurer les policiers. En tournage dans l’Hérault, et en entretien dans le Figaro, le Président défend sa politique en matière de sécurité, et sa décision d’augmenter de 10.000 membres les effectifs des forces de l’ordre, avant la fin de son quinquennat.

Loi Sécurité Globale, et délit de provocation à l’identification

Équipements, effectifs, Emmanuel Macron et son ministre ont échangé avec les fonctionnaires présents : entre autres sur la gestion des MNA (Mineurs Non Accompagnés) et sur la Loi Sécurité Globale. Questionnés par le président : « est-ce que ces éléments de captation, afin de révéler votre identité, que vous aviez eus lors des manifestations […] Est-ce que vous les voyez se généraliser dans votre quotidien ? » La réponse est directe :  « tout à fait, les jeunes délinquants sont systématiquement avec leurs téléphones portables en train de nous filmer et de diffuser les images sur les réseaux sociaux. » Sont attendues avec impatience, les nouvelles générations de caméras-piéton embarquées sur chaque policier, pour corriger ce phénomène. Des caméras qui passeront « de 4h à 12h d’autonomie » sont promises pour le 1er juillet, confirme Gérald Darmanin, en expliquant que l’appel d’offres est terminé. Des outils qui aideront à mieux identifier dans ces cas de figure, un délit de provocation à l’identification.

Projet d’une « académie de police » sur la métropole ?

Dans son entretien au Figaro, le chef de l’État a annoncé la création d’une « école de guerre avec de la formation continue » à Montpellier. Dans ces mêmes colonnes, EmmanueI Macron a dit se battre « pour le droit à la vie paisible, »  et souhaiter « faire reculer la délinquance partout. » Dès lors, une virée en immersion avec les « Baqueux » s’imposait, dans un véhicule banalisé, vers les quartiers difficiles de la ville.

QRR : Quartier de Reconquête Républicaine

Après le commissariat, Emmanuel Macron s’est rendu dans le quartier de la Mosson, au Centre social de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Là aussi, le chef de l’État a pour objectif d’échanger sur la prévention de la délinquance avec les acteurs du terrain qui sont au contact du réel. Dans ce quartier dit « Quartier de Reconquête Républicaine » (QRR), le taux de chômage atteint les 47%, et plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Dans cette réalité sociale, Emmanuel Macron n’aura pas de difficultés à dépasser « le débat sémantique, » comme exprimé dans l’interview exclusive accordée au Figaro, et n’aura certainement aucune envie à « polémiquer sur des mots », si ce n’est celui d’abandon.

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