Montpellier : La "Saurélie" disparaîtra-t-elle sur le canton 4 ? (© AM)
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Un canton très vaste et de nombreuses difficultés.

Comme dans les cantons n°3 et n°5 de la capitale héraultaise, c’est un binôme de proches de Philippe Saurel, ex-Maire de Montpellier, qui est candidat à sa réélection, Manare Khali et Philippe Sorez. Sur place les adversaires sont nombreux et l’issue du scrutin n’en est que plus incertaine. Les électeurs des quartiers Grammont, Montaubérou, Port Marianne, Richter, Lironde, Près d’Arènes seront les  seuls décideurs de l’avenir de ce territoire…

Mme Yona Naili et M. Gemel Ben Saïd (EELV, LFI, d’Ensemble 34, Génération.s, GDS et PG), suppléants M. Bastien Marchina et Mme Delphine Erra

« Il y a trop peu de moyens mis en place pour les travailleurs sociaux. On l’a vu au cours de la campagne mais déjà un peu avant. Il donne le strict nécessaire pour eux comme dans le domaine de l’écologie ». D’emblée, Gemel Benaïd, lui-même animateur socio-culturel, résume sa pensée sur le bilant du Président sortant, Kléber Mesquida.

« Pire, il a travaillé que pour d’énormes collèges (plus de 650 élèves environ) alors qu’il faudrait des collèges où le personnel enseignant est proche des jeunes et des parents d’élèves, de vrais collèges à taille humaine avec des cantines bio avec des produits frais issus du territoire », explique le binôme. Estimant que trop peu de choses ont été faites pour l’écologie et l’environnement, s’ils sont élus, « ils travailleront pour sanctuariser les espaces verts comme le Pont Trinquat, Montcalm etc… Personne peut être contre ça mais il faut le faire ! »

Mme Manare Khali et M. Philippe Sorez, suppléants Mme Annie Brewer et M. Hafid Cherif

Ils savent qu’ils « mènent une campagne inédite en période de crise sanitaire sans précédent », mais ils sont convaincus qu’en tant qu’élus sortant sur la mandature actuels, les gens « peuvent à nouveau nous faire confiance car nous avons été présents à leurs côtés, sur le terrain ces 6 dernières années ».

Soucieux de marquer leur différence, « on a fait le travail au quotidien, on a découvert beaucoup de situation très très difficiles et on a pu aider les gens à s’en sortir progressivement ». Pour l’avenir, ils veulent « continuer à bosser sur le terrain », « ne surtout pas mettre la poussière sous le tapis comme d’autres ne le disent pas mais le feront ». Ils se félicitent des annonces concernant le futur collège de Port Marianne tout en attendant de voir quand il ouvrira enfin, pour de vrai. Pour les 6 ans à venir, ils veulent surtout « continuer à aider les gens au quotidien, comme on le fait sur les années passées ».

Mme Corinne Gournay Garcia et M. Jean Almarcha (PS, EELV, PCF, Place Publique, GE, PRG), suppléants Mme Ghislaine Séguinot et M. Jean Pierre Amans

Ils sont nouveaux en candidats politique et l’assument. Dans les faits, ils sont militants respectivement PS et Parti communiste de longue date. C’est justement pour l’humain et « mettre l’intérêt général en avant et surtout pas les intérêts personnels » qu’ils se sont lancés dans cette campagne. « On doit rester vigilants et oeuvrer pour offrir à nos concitoyens un lieu de vie apaisé, où ils doivent se sentir bien » affirme Corinne Gournay Garcia.

« On doit réapprendre à bosser ensemble avec la ville et la métropole. On doit lutter contre l’isolement des seniors, faciliter l’accompagnement des familles en difficultés et aussi des parents avec des enfants qui ont des problèmes scolaires », complète le binôme. Les deux souhaitent être élus à la fin du mois de juin « pour mettre en place une vraie synergie puissante avec la municipalité notamment ».

Mme Charlotte Scalabrini et M. Sylvain Baumlain (Les Républicains), suppléants Mme Séverine Deschuyteneer et M. Thierry Bianchi

« Où sont les avancées, les progrès depuis 5, 6 ans ? Moi je n’en vois aucun et je vois des situations inacceptables pour des gens plongés dans une vraie précarité », déplore Sylvain Baumlain. Il s’est lancé avec sa binôme dans cette campagne pour « être vraiment plus rigoureux dans la gestion du budget de la collectivité et donner à ceux qui ont vraiment besoin d’aide ».

« Après de longues années de gestion socialiste », il milite et s’active dans cette campagne pour « une vraie rupture, utile à tous ». Ils veulent œuvrer pour l’éducation des jeunes dans les collèges mais aussi pour améliorer la défense de notre patrimoine « sur le canton et dans tout l’Hérault » car l’Histoire « est importante et apporte à tout le monde ».

Mme France Jamet et M. Dylan Cauvin (Rassemblement National), suppléants Mme Monique Faure et M. Jacques Alexis Salzani

« Le bilan est négatif à tous les niveaux : social, budgétaire, sécuritaire, économique… Tous les voyants sont au rouge », déplore l’eurodéputée France Jamet, d’emblée. « Les dépenses ne correspondent pas du tout aux besoins de la population. Pire, la capacité de désendettement est passée de 3 à 14 donc il y aura toujours plus de dettes à l’avenir. Plus de dettes, ça donne plus d’impôt », argumente-t-elle.

Tous deux sont convaincus qu’il y « aura beaucoup de choses à faire sur ces quartiers-là, à commencer par les MNA. Il faudra systématiser les contrôles car certains se disent mineurs mais ne le sont pas. Sur un autre domaine, il faudra prévoir un plan d’aide pour les SDF au niveau départemental et aussi de vraies structures d’accueil pour les femmes battues ».

Mme Mathilde Louis et M. Emmanuel Lastenouse et (Union Essentielle), suppléants Mme Sylvie Jung et M. Jean Philippe Dersoir

« Kléber Mesquida se targue d’un bilan flatteur alors que nous trouvons que son action n’a rien changé à l’économie départementale, aux salaires et au chômage qui suivent la même courbe que l’évolution nationale » assène le binôme.

Pour remédier à cette situation, les deux candidats assurent que s’ils sont élus, ils travailleront pour « que les citoyens soient mieux informés, qu’ils soient consultés et qu’ils décident ». Pour convaincre les Montpelliérains de voter pour eux, les deux candidats assurent qu’ils sont « partisans de la démocratie directe ». Dans tous les cas, ils s’engagent « à être intègres (pas de conflits d’intérêt, pas de pots de vin, pas de copinage, pas de lobby), à défendre l’intérêt commun, à respecter le vivant et à privilégier le local ».

Deux listes n’ont pas souhaité répondre à nos questions :

  • Mme Flora Sallembien et M. Frédéric Bouchet, suppléants Mme Carla Sallembien et M. Paul Henri Gil
  • Mme Laurence Duverger et M. Didier Schein, suppléants Mme Sylvie Trousselier et M. Kisito Massengo.

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