Journée Internationale contre les violences faites aux femmes devant les grilles du parc du Peyrou de Montpellier (CR GE)
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Plusieurs organismes montpelliérains se sont mobilisés, dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes : « Féministe tant qu’il le faudra » !

VOIR AUSSI : Emmanuel Macron déconfine, mais il met la France au pas, « il nous faut poursuivre nos efforts »

Était-ce un choix de se placer devant la statue de Louis XIV, symbole d’absolutisme ? C’était comme si ces pancartes cherchaient à tirer un trait sur un passé de domination patriarcale.

Malgré les années et les mobilisations, les violences faiblissent, mais ne s’arrêtent pas. S’agirait-il d’un problème d’éducation ou la vacuité d’un système propice à faire émerger ces violences ?

Une femme meurt tous les deux jours assassinée par son compagnon ou ex-compagnon, 30% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel au travail et 4 millions de personnes en France ont été victimes d’incestes. Il y aurait 94 000 femmes en moyenne, victimes de viols ou de tentatives de viol, sur une année. Ces chiffres alarmants soulèvent des questions légitimes.

« On peut l’analyser en termes de société patriarcale. C’est un système d’ensemble qui joue sur l’éducation des enfants et des adultes, sur les représentations qu’on a, des places respectives des hommes et des femmes dans la société.  »

Explique Marine, membre du syndicat Solidaire 34. « Ce n’est pas seulement une question d’éducation » poursuit-elle. « C’est un ensemble de signaux politiques et des moyens concrets qui sont mis bout à bout.« 

Pour la syndicaliste, le remaniement ministériel et la nomination du nouveau ministre de l’intérieur, pourtant accusé de viol. « C’est quelque chose qui est assez significatif du système actuel. »

« Il y a eu de plus en plus de violences conjugales avec le confinement. Quand on reste davantage chez soi, on est davantage exposé à ce genre de problème. »

Marine continue,« l’État n’investit pas assez de moyens. » Le numéro vert 3919 permettant aux victimes de demander de l’aide serait saturé, et ce, depuis longtemps.

« Plutôt que de créer davantage de postes pour être à l’écoute des personnes victimes, le gouvernement envisage de la privatiser, donc de se décharger complètement de sa responsabilité. »

« La France est très en retard. Il y a encore beaucoup à faire », accentue Marine. 

Elle revendique le besoin de moyens supplémentaires, notamment pour les lieux d’accueil permettant aux personnes de s’éloigner de leur conjoint violent. De même, Aline Faucherre, travaillant au bureau de l’association Centre d’Information sur le droit des femmes et des familles de l’Hérault, affirme que les actuels plans d’action ne sont pas suffisants pour corriger ce problème.

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