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Depuis plus de vingt ans, le 20 novembre, Journée du souvenir trans (TDoR – Transgender Day of Remembrance), marque le moment où nous saluons la mémoire des personnes trans que la haine et l’indifférence nous ont arrachées et dénonçons les meurtres et les assassinats dont elles ont été victimes. Aujourd’hui encore, la transphobie humilie, menace, discrimine, blesse et tue.

Le rapport sur les LGBTIphobies, publié chaque année par SOS homophobie, recensait en 2019 208 agressions à caractère spécifiquement transphobe – dans un cas sur cinq l’agression était physique ou sexuelle. Les femmes trans restent très majoritairement visées par ces violences.

“Cela fait cinquante ans que Catherine subit des insultes et des moqueries. À 62 ans, elle n’ose plus sortir de chez elle.”*

La transphobie se nourrit des discriminations de tout ordre faites aux personnes trans que ce soit en termes d’accès au droit, à la santé, au travail, au logement ou encore à des conditions d’incarcération. La transphobie alimente aussi la précarité et la paupérisation dont sont victimes les personnes trans au quotidien. Une situation qui ne fait que s’aggraver avec la crise sanitaire.

En ce 20 novembre 2020, nous défendons le respect des droits humains et leur stricte application à tous et toutes ,dans une société qui doit cesser de faire semblant. Assurer l’inclusion des personnes trans, c’est assurer leur sécurité et les préserver de toute la haine qui les tue en France et dans le monde.

En ce 20 novembre, nous pensons aussi aux invisibles, aux personnes trans qui n’ont pas pu témoigner ou qui n’ont pas trouvé la force de le faire ou qui, tout simplement, n’ont pas été entendues. Cette journée est aussi la leur.

En ce 20 novembre, nous nous souvenons de Jessyca Sarmiento, assassinée dans la nuit du 20 au 21 février 2020 à Paris.

En ce 20 novembre, nous nous souvenons de Vanessa Campos, assassinée dans la nuit du 16 au 17 août 2018 à Paris.

En ce 20 novembre, les personnes trans ne veulent plus se taire, ne veulent plus encaisser. Elles luttent, elles existent et SOS homophobie est à leurs côtés.

*Rapport sur les LGBTIphobies 2020, SOS homophobie, page 49

SOS homophobie Languedoc-Roussillon

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