La ville de Béziers interdit toute manifestation anti-corrida devant les arènes des évènements tauromachiques. De leur côté, le Comité Biterrois Anti Corrida (COLBAC) dénonce la réduction de l’impact de leurs actions pour la cause animale, à cause de cette interdiction. 

Les membres de cette association luttant contre les corridas n’ont pas été autorisés à manifester le 24 octobre devant les arènes à l’occasion d’un spectacle des Journées Taurines Bitteroises.

Le 6 octobre, la Préfecture de l’Hérault avait interdit l’organisation de leur manifestation, pourtant relativement calme et limitée à vingt militants. L’Association a donc dénoncé une entrave à la liberté d’expression et a déposé une requête en référé liberté auprès du tribunal administratif de Montpellier. Le juge a rejeté le référé suite à l’audience tenue le vendredi 23 octobre.

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« S’éloigner de l’endroit de passage du public, c’est rendre inutile et inefficace toute manifestation, l’objectif étant précisément de toucher le public » explique Sophie Maffre-Baugé, présidente de l’association.

COLBAC a pour objectif de dénoncer la corrida et surtout, les violences exercées sur les taureaux qui en sont victimes. De fait, par le biais de leurs manifestations pacifiques, ils tentent de sensibiliser le public à ces pratiques jugées violentes et cruelles.

Ils n’ont plus la possibilité de manifester à moins de 500 mètres des arènes. « À Béziers, les anti-corrida font-ils si peur qu’on les éloigne à un demi-kilomètre des arènes ? Le maire Robert Ménard n’est-il pas capable, dans sa ville, de contenir une poignée d’anti corrida, lui qui sous entendait lors d’une récente manifestation du Colbac devant l’Hôtel de Ville, qu’ils étaient si peu nombreux que c’était insignifiant ? » ironisent les militants du Colbac.

De nombreuses associations animales militent pour préserver la faune. Arriveront-elles au bout de leurs causes ?