[VIDÉO] Clermont-Ferrand fête le Tour de France

Tour de France 2020 - Étape 14 - Clermont-Ferrand / Lyon (194 km) - Nairo QUINTANAN (TEAM ARKEA - SAMSIC)

[VIDÉO] Aux premières heures de la journée, une boulangerie très prisée de la cité auvergnate accueille ses clients fidèles.

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La vendeuse, spontanée, répète à chacun que pour elle, « les vélos et le Tour de France globalement, ça ne m’intéresse pas, c’est un peu le cadet de mes soucis ». Elle sera presque la seule, vue la foule amassée à quelques hectomètres de là, sur l’imposante place de Jaude. Retour sur une matinée où les clermontois ont mis une ambiance volcanique pour accueillir dignement la Grande Boucle.

« aujourd’hui, c’est un peu la fête dans tout le département ! »

« Vous savez, ici, énormément de monde espéraient que Clermont-Ferrand soit ville arrivée ou départ du Tour depuis des années ! Alors, aujourd’hui, c’est un peu la fête dans tout le département ! », se réjouit Morgane, qui tient une boutique jouxtant le Monoprix de la place de Jaude.

« Ils ont bloqué pleins de rues dès vendredi. Ils ont tout installé cette nuit sur la place de Jaude. Il y avait une foule de techniciens, des colosses. C’est un sacré bazar mais c’est sacrément bien organisé et ça va donner une très belle image de notre ville, ensoleillée et sportive», poursuit la vendeuse avant de conclure « depuis ce matin, il y a énormément de monde et pour beaucoup, ce ne sont pas des habitués. Pour beaucoup, ils flânent en attendant les champions sur leurs vélos »

Justement, alors que les speakers motivent la foule agglutinée sur la place Jaude, accéder à cette dernière relève presque du parcours du combattant. Les policiers, ultra concentrés, sont déployés en nombre dans tout le centre-ville. Les gens se faufilent tant bien que mal, pour descendre ou remonter le boulevard Desaix. C’est, avec l’avenue Blatin, l’une des deux artères principales pour accéder au village départ de l’étape.

Peu avant 11 heures, l’excitation monte d’un cran. Et pour cause, les coureurs descendent des imposants bus des nombreuses équipes qui font la Grande Boucle. A chaque fois qu’un cycliste professionnel descend, les hourras de la foule retentissent, et encore plus dès lors qu’il s’agit d’un coureur français.

Un tel événement offre des retombées locales comme mondiales pour la capitale auvergnate. Olivier Bianchi, Maire de Clermont-Ferrand et Président de Clermont Auvergne Métropole le sait et ne s’en cache pas. « Cela fait quasiment trois ans que nous travaillons main dans la main avec Amaury Sports Organisation pour que tout soit parfait. Ça, c’est pour l’administratif. Pour le territoire, sur le moment, les gens découvrent notre ville, consomment ici et peuvent avoir l’envie d’y revenir en 2021, 2022 voir plus tard », confie l’édile, hors micro. Peut être a-t-il dans un coin de sa tête que « sa » ville est candidate pour être Capitale Européenne de la Culture en 2028 !

« Il est 12h06, les coureurs, vos champions, ceux que nous attendons tous, partent dans moins d’une……… » hurle le speaker.

Mais, les applaudissements du public et leurs cris couvrent largement sa voix. L’excitation et l’impatience montent encore d’un cran. A quelques hectomètres de là, les coureurs défilent les uns après les autres sur la scène pour saluer le public. Excités ? Impatients ? Eux, ne le sont pas. Ils sont déjà plongés dans leurs courses. Chaque manager de chaque équipe vient de livrer à son équipe une tactique de course pour l’étape qui doit emmener le peloton jusqu’à Lyon, sur près de 200 kilomètres.

Justement, l’heure H approche. Accompagné de sa première adjointe, Christine Dulac-Rougerie, Olivier Bianchi apparaît sur le boulevard Desaix. Le départ est maintenant dans une poignée de minute. Pour le plus grand bonheur des photographes, les porteurs des maillots jaune (leader de la Course), vert (meilleur sprinteur), blanc (meilleur jeune) et blanc à pois rouges (meilleur grimpeur.) se présentent sur la ligne de départ, parfaitement alignés et surveillés de près par plusieurs gendarmes. Quelques mètres derrière, c’est tout le peloton qui est là, prêt à en découdre.

Il est 13h03. Les coureurs sont prêts à partir. « Ils vont tourner un peu dans Clermont-Ferrand, mais des routes faciles et après, ils foncent sur Lyon pour quasiment 200 bornes», lâche un spectateur à sa compagne, smartphone collé dans une main, bouteille d’eau fraîche dans l’autre. Comme des centaines d’auvergnats, il ne loupe pas une miette de ce sacro-saint départ d’étape.

Il est 13h08. Les cyclistes viennent de s’élancer sous les hourras du public. La foule se disperse lentement. Là, un jeune enfant, sourire aux lèvres, lâche à son père, situé juste derrière lui. « C’était super papa ! c’était de la folie, hein Papa ! Et tu sais quand est ce qu’ils reviennent ici ? ». Pour ça, seule l’Histoire de la Grande Boucle nous le dira !