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Avez-vous remarqué ce foisonnement de publicités qui mettent en scène des hommes – toujours moustachus, barbus, ou mal rasés – déguisés en fée ou en princesse ?

L’horrible personnage apparaît aussi dans un jeu où de très jeunes enfants, passoire sur la tête, se voient poser des questions dérangeantes dans une ambiance qui ne l’est pas moins. Quel est l’impact recherché par cette nouvelle figure de l’androgyne, ni drôle ni de bon goût ? Par quel hasard cet outrage subliminal vient-il marteler les esprits des grands, et ceux plus vulnérables, des petits ?

Parmi nos souvenirs d’enfance, des images télévisées, des génériques, des répliques, que nous n’avons jamais oubliées. Sans basculer dans des scénarios machiavéliques, l’incongruité du phénomène devrait questionner sur les conséquences psychiques de la représentation d’une figure sublimant la perte de repères. L’image grossière de la fée poilue ou des pères de famille se prenant pour des princesses s’impose avec truculence. Pour nos très jeunes enfants, l’héroïne de conte peut désormais revêtir l’aspect d’un homme travesti aux intentions douteuses. Sans exagérer la potentielle portée de ce nouvel archétype, en prendre conscience permet d’identifier une éventuelle source d’influence psychologique.

En mauvaise caricature, la fée masculine évoque aussi le transgenrisme. Souvent, nous tenons naïvement pour évolution la subite mise en exergue de sujets tabous et occultés depuis toujours. L’ignorance absolue du phénomène transgenre miraculeusement transformé en arme de tolérance médiatique et massive contente l’esprit pavlovien, qui salive en attendant la suite du spectacle. Mais nous savons que les mentalités ne changeront pas par l’exhibition de quelques malheureux sur les plateaux de télévision. Les effets sont autres. Actuellement, la majorité des adolescent(e)s souffrant de dépression s’interrogent sur leur genre. Il y a cinq ans seulement, très peu y auraient simplement pensé.

Présents dans toutes les cultures, mythes et légendes constituent la mémoire de l’humanité. Déformer les archétypes ancestraux relève de la manipulation des esprits. Pour remédier à la prolifération de ces images perverties, renouons avec les traditions, et racontons à nos enfants des histoires basées sur des fées réelles.

Lire aussi : Colibri ou collabo ? Le côté obscur de l’oiseau

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