Les élèves du CFA Nicolas Albano ont fait leur rentrée la semaine dernière. Visite guidée des divers « laboratoires » accompagnée du directeur de la structure municipale.

Une odeur à faire frémir les papilles s’échappe de l’atelier « Boulangerie » du rez-de-chaussée du CFA municipal de Sète, situé rue Mirabeau. Ce matin, les apprentis de 1re année ont réalisé leurs premiers pains au lait.

Le Centre de Formation des Apprentis a en effet rouvert ses portes la semaine dernière, et il est prêt à accueillir les 385 élèves inscrits cette année (de 120 à 150 élèves par semaine compte tenu de la formation en alternance en entreprise*). Soit une hausse de 10% des effectifs. « Nous en sommes très heureux, » se réjouit le directeur de la structure municipale, Stéphane Mancuso. « Ce fut une année très spéciale. Malgré ce, la demande est de plus en plus grande et actuellement, deux nouveaux ateliers financés par la Ville et la Région sont en construction (charcuterie-traiteur et pâtisserie) et ouvriront en novembre. »

Le CFA dispose d’ores et déjà de quatre « laboratoires » (boucherie, boulangerie, pâtisserie, chocolaterie) pour les formations des métiers de bouche.

Dans l’atelier « Pâtisserie », en ce vendredi matin, les apprentis de 2e année, affublés du masque, revoient les bases. Au programme : feuilletage, pâte à chou… « On révise un peu, » sourit le formateur. « Pendant le confinement, j’ai envoyé des cours sur une plateforme. Si certains ont joué le jeu en m’envoyant des vidéos de leur travail, d’autres n’ont rien fait. »

Côté « Boulangerie », les apprentis de première année pétrissent, boulent… Sous l’œil bienveillant de leur instructeur visiblement heureux de transmettre son savoir-faire. « Certains n’ont pas été épargnés par la vie. La formation leur donne confiance en eux et de l’espoir dans le travail ».

Le CFA de Sète dispense également des formations de métiers de service (coiffure, vente), mais également de maintenance nautique (elle existe depuis 1988) pour laquelle une quarantaine d’élèves est inscrite. Les cours sont dispensés par Jean-Claude « le plus ancien formateur de l’école » confie-t-il. « Je suis ici depuis 39 ans [ndlr : le CFA a été créé en 1976 sous la municipalité Martelli] les apprentis s’occupent des moteurs, de la stratification des coques, mais aussi de la plomberie, électricité … À la sortie, ils ont pratiquement tous un travail et sont même recherchés par les employeurs ».

Les CFA, des tremplins vers l’emploi ? Sûrement à condition que l’État, et les entreprises poursuivent leurs efforts dans une période aussi incertaine.

*Les entreprises qui accueillent les apprentis en alternance reçoivent une aide de 8000 euros de l’État.