À Montpellier, la gestion des masques n’arrête pas d’interroger, après l’opposition municipale et EELV, c’est au tour de Nous Sommes de faire ses propositions.

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Alors que la distribution de masques s’organise, tant bien que mal, à Montpellier, c’est la forme de cette distribution qui pose le plus problème aux militants de Nous Sommes, pour qui cette distribution est « l’occasion d’une mise en scène de plus, avec l’ajout du nom et d’un tract de campagne signé du Maire-Candidat dans les enveloppes. Dans le même temps, M. Saurel se complaît dans la posture de premier Shérif de Montpellier, et menace de sanctionner le non-port du masque dans l’espace public ».

Pour Nous Sommes, « la collectivité doit jouer son rôle de protection de la population, de prévention, et aussi de contrôle, sans que ce dernier rôle prenne le pas sur les autres. À Montpellier, les institutions “Ville” et “Métropole” ont disparu au profit de la communication personnelle de M. Saurel dans les médias ».

Les militants demandent ainsi que soit mise en place une distribution gratuite de masques pour les usagers des transports qui en sont dépourvus, par les agents TAM, l’absence de sanction pour le non-port du masque dans les transports et la mise à disposition gratuite de masques pour les associations de solidarité.

L’origine des masques pose question

Pour Alenka Doulain, ancienne candidate aux élections municipales et cheffe de file de Nous Sommes, « nous n’avons pas besoin d’un leader omnipotent improvisant au gré des interviews. Nous avons besoin d’organisation concrète et de collectif efficace: la gestion des masques en est l’exemple parfait ! Notre ville est pleine de richesses qu’il convient de valoriser. Préparons dès aujourd’hui le Montpellier d’après ! »

Pour le collectif, « les masques distribués aujourd’hui aux habitants sont ainsi fabriqués en Tunisie… Pourquoi ne pas saisir l’impératif de protection sanitaire pour accompagner les entreprises et organiser la production de masques sur notre territoire ? » Face à cette interrogation, les militants proposent que la Ville et la Métropole interviennent pour soutenir et structurer une filière locale de fabrication de masques lavables en tissu (norme AFNOR), avec l’appui de la Région et en privilégiant les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire (ateliers et chantiers d’insertion notamment), les industries locales et les artisans, au travers d’une commande groupée qui leur serait spécifiquement réservée.

En parallèle, ceux-ci proposent la mise à disposition de locaux et de matériel pour les couturiers amateurs souhaitant fabriquer leur propre masque, notamment via les Maison pour Tous.

L’exemplarité dans la protection sanitaire des salariés de la Ville et de la Métropole

La collectivité étant un important employeur, pour le mouvement municipaliste celle-ci se doit « d’être exemplaire quant à la protection sanitaire des salariés. Pourtant, comme à l’accoutumée, aucune concertation n’a été engagée avec les représentants du personnel pour organiser la protection des agents et permettre la reprise du travail en toute sécurité. Le CHSCT, instance permettant ce dialogue, n’a pas été convoqué, et les agents de terrain ne peuvent que déplorer le manque de matériel mis à disposition. »

Nous Sommes demande ainsi la convocation dans les plus brefs délais du CHSCT, pour organiser la reprise du travail « dans des conditions sanitaires irréprochables et avec le matériel nécessaire ».