[Tribune] Lancé notamment par des proches de l’ancienne candidates aux municipales Clothilde Ollier, dont la députée de l’Hérault (LFI), Muriel Ressiguier, l’appel doit déboucher sur une Assemblée Générale, après la fin du confinement.

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Le texte issu « des militant.e.s du monde associatif, de la culture, des Insoumis.e de Montpellier, du regroupement Confluence de Montpellier, du Parti de Gauche, d’Ensemble!, du PCF, de Génération.s », doit permettre de « construire un autre Avenir ! »

Il est possible d’adhérer à cette démarche, en envoyant un courriel à appeldes34@gmail.com et de préciser si vous ne souhaitez pas que votre nom soit publié.


Tout s’accélère aujourd’hui ! Restons lucides, mobilisé.es et fidèles à nos valeurs !

Des années de politiques libérales, mises en place par les gouvernements successifs et une globalisation de l’économie effrénée ont remis en cause de nombreux droits sociaux, des garanties et notre solidarité. Cette même logique économique a amené l’humanité et notre planète au bord du gouffre. Nous devons imposer des solutions d’urgence durables.

Nous sommes aujourd’hui confronté.e.s à des urgences cumulées : sociale, écologique et démocratique.

La crise sanitaire actuelle est révélatrice de ce qui frappe nos vies en société. Elle arrive après des années de réduction des moyens des hôpitaux et des services de santé : fermeture de maternités, suppression de lits, de postes de soignant.es, délocalisation de la production de médicaments… Le tissu hospitalier et le réseau sanitaire sont fragilisés en raison des politiques d’austérité et de la transformation du service public de la santé en entreprises lucratives et impérativement rentables.

Rien, ni les grèves, ni les manifestations, ni les avis des professionnel.les n’ont pu enrayer cette logique mortifère.

Le dogme de l’austérité cache le détournement des fonds publics au profit d’une poignée d’oligarques. Cette logique financière conduit brutalement à l’affaiblissement des services publics, voire à leur disparition.
Ce dogme ignore les fondements sociaux de la solidarité : santé, retraite, chômage…
L’incurie gouvernementale face à l’épidémie en est l’illustration.

Pourtant, ces services publics sont la seule richesse de celles et ceux qui n’ont rien !

Par ailleurs, le coronavirus a déclenché une crise boursière alors qu’une crise économique et financière d’ampleur se profilait déjà. La stratégie du choc chère à Naomi Klein est à l’œuvre sous nos yeux. La course aveugle au profit est inhérente au capitalisme et la spéculation financière met en péril nos sociétés. A l’inverse, plus que jamais, nous défendons l’intérêt général, les biens communs et une économie respectueuse de la planète.

Comment accepter que les membres du gouvernement détruisent avec méthode – celle de l’argent-roi – tout ce que nos parents et grands-parents ont pu obtenir par leurs luttes ?

Il est clair que les politiques responsables de ces crises ont provoqué de vives réactions populaires. C’est un acquis sur lequel nous fondons nos espoirs.

La crise climatique a permis de construire un réseau associatif puissant, a mobilisé la jeunesse, initié de fortes manifestations dans le monde entier et obligé à de nouveaux comportements et exigences.

La crise sociale et démocratique a récemment réactivé le mouvement social, avec notamment les Gilets Jaunes ou encore avec les grèves et les manifestations pour le retrait de la réforme de Macron sur les retraites.

L’exigence d’une justice sociale s’impose.
L’exigence de vivre dignement s’affirme.
L’exigence d’égalité et de respect bouscule les rapports sociaux actuels ; un puissant élan féministe ouvre enfin une nouvelle page de l’histoire des femmes et des rapports homme-femme.

L’appel intitulé « Plus jamais ça » signé par 18 organisations syndicales, écologistes et sociales, propose des orientations dans lesquelles nous nous reconnaissons. Cet appel est un espoir pour préparer le « jour d’après ».

On ne peut pas dissocier la crise écologique de la crise sociale. La même politique libérale détruit la planète et détruit les droits sociaux.

« Fin du monde, fin de mois », c’est un même combat.

Nous devons, à notre tour, impulser une force nouvelle pour construire une alternative de gauche et écologiste.
Cette alternative doit rompre avec le libéralisme, cette forme actuelle du capitalisme. C’est vital !
Sinon il ne restera que le choix catastrophique entre l’ultralibéralisme et l’extrême droite.

Nous sommes dès maintenant dans une course de vitesse pour offrir une issue positive aux crises démocratiques, sociales et écologiques. Nous devons réussir un rassemblement unitaire, pluraliste, suffisamment généreux et respectueux pour accepter nos différences, rassemblement qui sera capable de porter une autre politique où le respect de l’humain et le respect de la planète seront au centre.

Ce rassemblement s’imposera à lui-même un contrôle démocratique au sein de sa structure et dans ses décisions : en effet, comment peut-on vouloir la démocratie pour l’ensemble de la société… sans se l’appliquer à soi-même ?

Nous restons confiant.e.s. Le mouvement social est bien réel, des militant.e.s nombreux.ses et convaincu.e.s attendent une dynamique pour s’engager. Il faut maintenant, sans attendre, construire ce rassemblement.

C’est ce à quoi nous nous engageons avec cet appel. Il n’y a pas de fatalité.

UNI.ES, nous pouvons inverser les choix qui menacent l’écologie, la santé, la démocratie… ENSEMBLE, nous pouvons construire, inventer un projet émancipateur.

Il s’agit de fédérer, de rassembler toutes celles et ceux qui sont prêt.e.s à agir contre les politiques libérales et leur individualisme étroit, indépendamment de l’illusion d’un capitalisme vert et en rupture avec le social-libéralisme.

Élaborons ensemble ce large rassemblement démocratique, ce mouvement pluraliste, ce rassemblement à la fois écologiste et de gauche capable de changer de système.

Avec Victor Hugo nous affirmons avec confiance et détermination : « Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue. »

Et l’heure est venue !
Le comment n’est pas encore écrit. Alors, écrivons-le ensemble !…

Premiers signataires :

  • Martine Antona
  • Céline Assier
  • Gemel Ben Saïd
  • Catherine Bonne-Andréa
  • M’Barka Boualleg
  • Laurence Boutinot
  • Jean-Jacques Chauchard
  • Boris Chenaud
  • Bruno Cosme
  • Pierre Couttenier
  • Nelly Lacince
  • Julien Landais
  • Marc Le Tourneur
  • Kira Madueno
  • Hakima Manseri
  • Henri Meynadier
  • Jean-Luc Molina
  • Marie Moncada
  • Pascale Neyron
  • Mireille Pelfort
  • Joël Pierre
  • Frank Plana
  • Cécile Poussard
  • Christine Pujol
  • Jean-Pierre Rachas
  • Muriel Ressiguier
  • Françoise Sarda
  • Patrick Seguin
  • Dalila Soussi
  • Nassim Soussi
  • Joel Vezinhet
  • Stéphane Vidal
  • Francis Viguié
  • Linda Zrehen