La grande majorité des gens n’a aucune confiance en ce gouvernement pour faire face à la pandémie.

La population est confrontée semaine après semaine aux révélations des multiples manquements qui nous ont entraîné dans la crise actuelle. Privés de masques, de tests, de lits, de personnels, et de traitement, il ne nous reste plus que le confinement. Cette stratégie de la dernière chance permet de diminuer l’afflux de malades dans les hôpitaux, mais pas la mortalité, au contraire. Disons-le clairement : nous ne sommes pas dupes, ni muets.

Ce gouvernement, dos au mur, n’a qu’une urgence : se donner les moyens de briser toute opposition. C’est un des objectifs de sa loi dite d’urgence sanitaire. 

Cette loi est une loi contre tout ce qui permet au peuple de résister : circuler, manifester, se réunir, faire grève, exercer son droit de se retirer d’une situation de travail dangereuse.

C’est un coup d’État. Et un coup d’État qui risque de devenir permanent. Car l’état d’urgence sanitaire sera décidé par décret par le gouvernement. Pour aller au-delà d’un mois, il faudra certes une loi, mais la loi présente déroge déjà à ce mois pour porter à deux mois l’état d’urgence. Rien n’empêchera le gouvernement de décréter à nouveau un autre état d’urgence chaque fois qu’il l’estimera nécessaire et d’utiliser ainsi sans contrôle et sans limites l’arsenal désormais inscrit dans le code de la santé publique.

Les armes dont dispose désormais le gouvernement sous couvert d’urgence sanitaire ont peu à voir avec celle-ci. Ces armes sont celles d’une dictature et la loi d’urgence les confie au gouvernement, aux Ministres, aux Préfets et même aux polices municipales (et à Paris aux agents de surveillance de Paris placés sous l’autorité du préfet de police, au cas où la mairie renâclerait) ! :

  • limitation ou interdiction des déplacements, personnes et véhicules. Les déplacements des représentants du personnel ne font pas exception, et d’une façon générale, rien n’empêchera l’interdiction des déplacements de personnes qui dérangent comme on l’a vu avec les gilets jaunes, les militants syndicalistes et écologistes ;
  • suppression de la liberté de manifester et de se réunir réunions de toute nature » précise la loi…) ; cette suppression, compréhensible en situation de pandémie, pourrait devenir la règle, comme les lois d’exception antiterroristes, liberticides et pourtant rentrées depuis dans le droit commun.
  • travail forcé permettant de passer outre le droit de grève et le droit de retrait d’une situation dangereuse par le recours à des réquisitions, le refus pouvant entraîner des condamnations pénales de six mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende.

Macron prépare et anticipe le monde d’après. Nous aussi ! Pas de parenthèse, pas d’unité nationale. Soutien aux soignants, pas au gouvernement ! De nos balcons, commençons par milliers à crier ce que nous devrons être des millions à crier bientôt dans la rue. Préparons les grèves, les manifestations et toutes les formes de lutte sans lesquelles rien ne sera possible.

Les Gilets Jaunes du Rond-Point des Près d’Arènes