Une tribune co-signée par Agnès Langevine, Vice-présidente de la Région Occitanie, candidate écologiste aux élections municipales à Perpignan, Clothilde Ollier, candidate écologiste aux élections municipales à Montpellier et Christian Dupraz, conseiller régional écologiste, Vice-président de la commission transport


Face à l’accélération du changement climatique, la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan doit être une véritable priorité

Nous en appelons au Gouvernement pour que la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan devienne une véritable priorité au service d’une transition écologique des mobilités à l’échelle régionale, nationale et européenne.

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Les dégâts provoqués par les intempéries du 23 octobre dernier sont venus rappeler la très grande vulnérabilité de la ligne ferroviaire historique qui relie Montpellier et Perpignan le long du littoral.

Depuis une semaine maintenant, les trains ne circulent plus entre Montpellier et Perpignan. Et les travaux de remise en état s’annoncent longs et coûteux.

Comme l’ont récemment souligné la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports et l’association France Nature Environnement, il n’est plus possible de laisser perdurer une situation qui expose le service public de transport et les populations à des aléas dont nous constatons, années après années, la répétition et l’aggravation.

L’accélération du changement climatique est une réalité que nous devons regarder en face.

Plus que jamais, il faut doter nos deux villes d’une liaison ferroviaire performante et sécurisée.
La Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) répond à cet objectif. Elle devrait être une véritable priorité.  

Ce n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. Seule une première étape opérationnelle entre Montpellier et Béziers est envisagée à ce stade. Et encore, sans calendrier ni financement.

Autant dire que pour le Gouvernement, la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan n’est pas à l’ordre du jour.

Or il y a urgence. Et il n’est pas sérieux de repousser ou de détricoter ce projet à l’infini.

La LNMP doit être réalisée au plus vite et d’un seul tenant. Jusqu’à Perpignan.

En outre, elle doit impérativement être réalisée en conservant sa vocation d’origine ; à savoir permettre la circulation de trains de fret et de trains de voyageurs. Comme c’est le cas aujourd’hui en amont de Montpellier et en aval de Perpignan vers l’Espagne.

Pour les écologistes, la mixité fret voyageurs est un élément essentiel de ce grand projet car elle seule permet un véritable report du trafic de marchandises de la route vers le rail et, par conséquent, une réduction de la pollution à laquelle sont exposés des dizaines de milliers d’habitants le long de l’autoroute A9. Cette mixité impose le creusement d’un tunnel sous les Corbières pour éviter des rampes que les trains de fret ne peuvent utiliser : ce tunnel aura aussi un avantage très important pour la biodiversité, en permettant à la trame verte de traverser cette ligne.

Cette mixité fret voyageurs justifie l’ambition de la LNMP et les moyens financiers qui doivent y être consacrés. Il serait irresponsable d’y renoncer.

Nous en appelons au Gouvernement pour que la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan devienne une véritable priorité au service d’une transition écologique des mobilités à l’échelle régionale.

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