Grand débat national : Réne Revol, le maire qui décrypte la « mascarade Macron »

« Mascarade, » c’est l’opinion de René Revol. Fallait-il encore l’affirmer, puis l’expliquer, et au-delà proposer une alternative, c’est ce qu’a fait le maire de Grabels.

Avec les ronds-points, les blocages, et déjà 10 samedis de manifestations dans toute la France, les Gilets Jaunes ont mis en place de façon empirique un : “comment se faire entendre et occuper l’info”. Il était “urgent” de reprendre la main, Emmanuel Macron s’y attelle. Ce que l’on appelle les marathons du Président auprès des élus, avec diffusions en direct, ont pour objectif à leur tour, d’occuper du temps d’antenne, voire de remodeler l’image d’un Emmanuel Macron au chevet des Français.

Dans un premier temps, les violences policières et la suractivité des casseurs qui génèrent de facto des images de chaos n’ont pas réussi à décrédibiliser cette mobilisation, et à ranger l’opinion du côté du gouvernement. Il faudra un grand débat, ses quatre thématiques et ses 42 questions, portés par une tournée de 13 dates d’un excellent Emmanuel Macron pour dire d’une certaine façon : on vous a entendus, maintenant on vous écoute.

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La majorité est-elle à la manoeuvre dans ce grand débat ?

La majorité est-elle à la manoeuvre dans ce grand débat ? C’est ce “bug” qui a été mis en avant par René Revol, maire de Grabels présent à Souillac : « un soi-disant débat […] c’est un moyen de faire campagne, oui de faire campagne parce qu’on est dans une campagne électorale, clairement, en utilisant les moyens de l’État… » Et il précise : « Qui présidait le débat ? Un ministre (Sébastien Lecornu, NDLR) […] Qui choisissait les intervenants par département ? Les préfets du département. Vous imaginez un débat présidé par un ministre avec les préfets qui choisissent ceux qui doivent intervenir ? »

Le sentiment que peut laisser cette opération est diffus. Une impression de plan Com’ et de campagne électorale vient polluer ce grand débat qui s’invite maintenant dans l’émission de Cyril Hanouna, avec Marlène Schiappa. Une co-animation sur C8 qui prend le risque de ressembler à un “Touche pas mon Grand Débat,” et laisser soupçonner que la majorité est à la manoeuvre.

« Refonder un vivre ensemble politique »

« Si on veut éviter les confrontations, les crises, les violences, il faut faire en sorte que les citoyens se retrouvent en capacité de décider collectivement […] ce qui est à l’ordre du jour aujourd’hui, c’est la constitution d’une véritable assemblée citoyenne nationale qui ait un caractère constituant, qui puisse refonder un vivre ensemble politique… » explique le maire de Grabels, et député suppléant de l’Hérault Montpellier.

Interview de René Revol, son analyse sur le deuxième débat organisé à Souillac :

La vidéo de René Revol sur Facebook

Une vidéo diffusée en direct le vendredi 18 janvier, intitulée : “Retour sur la grande mascarade de Souillac. La lutte doit se poursuivre !”

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