À notre époque du « j’aime / j’aime pas », que savons-nous des fêtes populaires et religieuses ? Rien. On aime, ou on n’aime pas ; mais jamais personne ne s’intéressera à la signification de ces célébrations. Agir sans comprendre revient à être possédé(e). Aussi, n’est-il pas temps de se livrer à un nécessaire exorcisme spirituel ?!

Halloween, la nuit du 31 octobre, et notre Toussaint du 1er novembre forment une seule et même célébration. Leurs noms sont synonymes, « hallow » ayant pour sens « sanctifier ». Officiellement, ce jour est consacré à nos chers défunts ; mais attention ! Contrairement à ce que laissent entendre les croyances superstitieuses, la spiritualité ne s’adresse qu’aux vivants. Si rien ne nous empêche à cette occasion de fleurir les tombes, Toussaint et Halloween symbolisent avant tout notre mort à l’illusion. Et notre renaissance au réel.

Le soir d’Halloween, les enfants déguisés en monstres frappent aux portes des maisons pour se voir offrir des friandises. Nous le savons, les monstres n’existent pas. D’un point de vue symbolique, la figure du monstre montre. Elle pointe certains aspects de la psyché. Ainsi, la fête des Morts révèlera son message à qui osera l’interroger dans ses moindres détails.

L’enfant symbolise l’être pur (Jésus, Krishna, Ganesh ou le Bouddha sont d’abord des enfants). Les différents déguisements représentent notre état intérieur. Le zombie marche sans but ni volonté propre, comme nous allons au travail tous les matins. Le fantôme évoque une personne morte à la réalité, ayant perdu le sens de sa propre vie. Le vampire incarne les influences extérieures prenant le contrôle de notre mental. Les sucreries offertes aux enfants expriment la nourriture spirituelle ; la douceur avec laquelle nous devrions traiter notre esprit.

Puisqu’il y aurait encore beaucoup à dire, nous reviendrons dans les jours prochains, en quelques articles, à la traduction symbolique des personnages d’Halloween. Les jours saints ont été positionnés d’après des conjonctions astrales précises, favorisant la méditation. Vivre en conscience ces moments particuliers consiste à en comprendre le sens. Sans cela, nous ne faisons que suivre et subir, nous comportant effectivement comme des zombies.


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