Les fictions mettant en scène des zombies choisissent un cadre évoquant la manipulation des masses. Grandes villes, métro, galeries commerciales ou supermarchés… le mort-vivant symbolise en réalité le vivant-mort, obéissant aveuglément au dictat du conditionnement.

Le zombie représente notre esprit. Originaire d’Afrique et d’Haïti, cette figure très significative s’est répandue mondialement. Une fois éradiquée l’image fantaisiste du monstre errant, l’archétype zombiesque révèle son authentique signification : celle de l’être humain manipulé, ayant perdu sa conscience propre.

L’oubli

Comme nous, le zombie a perdu l’entendement, et ne maîtrise plus le sens du langage. Quoi qu’on lui dise, il ne réagit pas autrement qu’en mimant ses semblables. Cet aspect psychologique du personnage symbolise la peur de penser par soi-même, et notre préférence pour l’illusion réconfortante de la majorité dominante.

La contagion

Comme le vampire, le zombie mord ses victimes afin de les contaminer. Pire, il veut absolument les dévorer, favorisant leur cerveau, non content d’avoir perdu l’usage du sien. Dans la sphère spirituelle, la contagion reflète la persuasion résultant de l’influence du nombre. La consommation du cerveau illustre bien évidemment la possession mentale, fruit des diverses propagandes auxquelles nos esprits sont soumis.

Comment tuer votre zombie

Puisque le zombie n’est déjà plus de ce monde, que pourrait signifier sa mort, sinon la libération ? Pour tuer un zombie, fracassez sa tête. Cette symbolique de la tête coupée ou détruite, récurrente dans les spiritualités, exprime la fin de l’illusion et l’éveil de l’intelligence. Mourir à la folie du monde, puis, tout simplement, vivre en paix.


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