[VIDEO & ITW] Amphithéâtre occupé par des étudiants, puis évacué par un commando armé avec violences. C’était le 22 mars 2018. Des actes d’individus cagoulés qui ont provoqué des enquêtes administratives, et judiciaires.

2019. Des étudiants et des professeurs se sont rassemblés devant la faculté de droit ce vendredi 22 mars, avec un slogan : « ni oubli ni pardon » et en scandant : « Siammo tutti antifascisti ».

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Rappel des faits : 22 mars 2018, c’est le mouvement de contestation contre la réforme de l’accès à l’université. Événement et moment rares, un amphithéâtre de la faculté de droit de Montpellier est occupé par des étudiants. Tard dans la nuit, l’intervention d’individus cagoulés armés de bâtons qui jouent les gros bras. Plusieurs étudiants seront battus et blessés. On peut alors parler d’un commando qui tient à évacuer par la violence les manifestants. L’enquête et les témoignages précisent que parmi les membres du commando, il y avait aussi un professeur de la faculté de Droit.

Résultat : Suite aux décisions de la section disciplinaire de l’université de la Sorbonne, auprès de laquelle l’affaire a été dépaysée, l’ancien doyen de la Faculté, Philippe Pétel a écopé d’une interdiction d’enseigner pendant cinq ans, tandis que le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon a été révoqué.
Côté, enquête judiciaire, Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête pénale pour complicité d’intrusion pour les deux, et pour violences en récidive pour l’enseignant. Plusieurs autres personnes ont aussi été mises en examen.

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Dans Montpellier aujourd’hui, et devant la préfecture on pouvait entendre : « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers… »

Et pour les complices ?

Un an après, il y a encore des victimes qui affirment ne pas avoir été entendues par les enquêteurs. Ainsi, beaucoup de complices qui ont participé à cette action violente passent entre les mailles du filet. Lina étudiante est mobilisée pour exiger que justice soit faite concernant ces complices de l’attaque du 22 mars 2018. Interview :

Faculté fermée face à ce rassemblement, l’enseignant chercheur, Yann Lerredde professeur à l’université de Montpellier dénonce : « la démocratie universitaire est complètement bafouée… » Interview :

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