Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram

On aurait pu croire que la majorité choisirait la désescalade, elle n’en a rien fait en soutenant, dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 janvier,  en plein mouvement des gilets jaunes, la loi LR « anti-casseurs ».

VOIR AUSSI : « Acte XI » à Montpellier : marche pacifique, et affrontements à la marge

Le risque est grand pour les futures mobilisations des gilets jaunes, notamment au regard des interdictions de manifester que pourront, peut-être bientôt, prononcer les préfets.


L’interdiction, si le texte parvient au bout de son périple parlementaire, pourrait intervenir pour toute personne qui « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public » en raison de « ses agissements » lors de manifestations « ayant donné lieu à des atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages importants aux biens ».
Cette mesure, en partie plus dure que la version initiale du Sénat, prévoit que cette interdiction pourrait avoir lieu sur l’ensemble du territoire et pour une durée allant jusqu’à un mois.

Cette mesure, si elle devait être adoptée en l’état, pourrait rendre presque impossibles les futurs « actes » des gilets jaunes.

Fouille des bagages et véhicules et dissimulation du visage

Le texte voté mercredi, prévoit aussi que la fouille des bagages et véhicules, et ce dans le but de chercher des armes ou des armes par destination sera possible aux alentours des manifestations.

Le texte organise enfin une mesure, « presque » de circonstance, qui devrait sanctionner d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de « dissimuler volontairement tout ou partie de son visage sans motif légitime ».

Dans les faits, si le texte arrive à terme, les personnes masquées pourront être interpellées et placées en garde à vue, et par la suite devront prouver qu’elles étaient masquées pour de bonnes raisons.

Le texte n’étant pas encore complètement rédigé, les travaux devraient reprendre vendredi matin, avec au programme une future notion de « casseur-payeur », complexe possibilité pour l’État de se retourner contre les auteurs de dégradations.

Le texte devrait, par la suite, être voté mardi 5 février prochain.

Partager l'article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram
À LA UNE

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a commencé en Occitanie

Entre le mois de décembre et avril, la grippe touche en moyenne 2,5 millions de personnes chaque année. La vaccination contre la grippe saisonnière commence aujourd’hui et se déroulera jusqu’au...

Occitanie : Faut-il repenser la gestion forestière ?

Lors de la Commission permanente du vendredi 22 octobre, les élus présents ont adopté à l’unanimité une motion en faveur de la gestion forestière et de la filière bois. Alors...

VIDÉO, INTERVIEW, ÉMISSION
LES PLUS LUS
Liza Papel & Camen Bruère #LPCB
ANNONCES LÉGALES