Au final, plus de 4000 salariés, inactifs, jeunes scolarisés, retraités ont manifesté ce mardi 9 octobre à Nîmes pour protester contre les mesures antisociales du gouvernement Macron.

Appuyé par certains mouvements de grève dans la Fonction publique, dont notamment localement le conflit de l’IFME, le Centre de formation en travail social (40 emplois permanents, 480 étudiants, menacés d’une restructuration), la mobilisation syndicale nîmoise a été significative, l’appel au mouvement se déroulant en début de semaine et non un samedi.

Le premier point de rassemblement s’est, en début d’après-midi, tenu devant la Maison carré et a réuni un peu plus de 2000 personnes.

L’initiative nîmoise  s’inscrivait dans la journée nationale d’action, principalement à l’appel de la CGT de FO et de Sud-Solidaires. Au niveau national,  le syndicat FSU n’appelait pas aux initiatives locales, pas plus que la CFDT et la CFE-CGC.  À Nîmes, la FSU était présente ainsi que deux organisations de la jeunesse scolarisée, la Fidl et  le Comité inter-lycéens nîmois.

Avant le départ de la manifestation qui s’est déroulée dans le cœur de ville, quatre responsables syndicaux gardois ont pris la parole : Simon Gévaudan, pour la CGT, Gilles Besson pour Force ouvrière, Emmanuel Bois pour la FSU Jean-Marc Glénat pour Solidaires. Ces interventions ont été marquées par de très vives critiques de la politique de « réformes » décidée par le Président Macron. Elles ont été aussi l’occasion d’une réelle affirmation de la nécessité d’une large unité syndicale.

Simon Gévaudan de la CGT a fait d’ailleurs allusion dans son intervention à « l’élaboration d’une plate-forme revendicative en cours de constitution » entre plusieurs syndicats.

Forte participation des retraités : au cours du défilé, la participation aux différents cortèges s’est accrue, mais le principal apport à la manifestation fut le ralliement au cortège de plus de 900 retraités qui s’étaient rassemblés aux Arènes de Nîmes à l’appel de nombreux syndicats et associations les représentants (CGT, FO, FSU, Solidaires mais aussi la CFTC et la CFE-CGC retraités, Loisirs Solidarité, la FGR…). Hausse de la CSG, faible revalorisation des pensions, inflation notamment avec la hausse des prix du gaz et du carburant, les retraités étaient en première ligne de la contestation.

C’est d’ailleurs leur cortège qui a pris ensuite la tête de la manifestation, celle-ci s’achevant vers 17h, devant le siège de la préfecture.