L’ouverture d’une classe d’enfants autistes doit permettre une meilleure prise en charge des enfants présentant des troubles avérés du spectre autistique, tout en les intégrant à la vie de l’école.

Selon Frédéric Hoibian, Directeur Général d’Adages, l’association gestionnaire du projet, cette structure, qui accueille 7 enfants de 3 à 6 ans présentant des troubles avérés du spectre autistique, orientés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et encadrés par une équipe pédagogique spécialisée, va rendre possible une meilleure prise en charge de ces enfants.

Ce dispositif original doit permettre, selon Christophe Fanguin, Directeur de l’IME Les Oliviers – auquel est rattachée cette nouvelle classe -, par un processus d’inclusion à l’école et d’accompagnement des parents à la maison, aux enfants de continuer après leur passage dans cette structure, leur parcours scolaire en milieu ordinaire.

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« Adam a beaucoup de chance d’intégrer cette classe » – Amina Chaïb, mère d’un enfant présentant des troubles avérés du spectre autistique

Pour Amina Chaïb, maman d’un petit d’un peu plus de 3 ans, qui entrera dans la classe jeudi, son enfant « a beaucoup de chance d’intégrer cette classe », « c’est un soulagement pour le petit ». Pour cette mère de trois enfants, c’est une évidence, dans cette classe, son enfant va pouvoir évoluer, progresser et peut-être à terme, dans quelques années, suivre les cours avec les autres enfants.

Du côté de la municipalité, pour le maire de Grabels, René Revol, l’ouverture de cette classe autisme s’inscrit dans la continuité d’une action handicap, pensée comme prioritaire par sa municipalité. Elle fait suite à la construction de l’école Pierre Soulages à La Valsière, un important investissement financier qui a permis à la commune d’accueillir la classe autisme au sein de l’école Jean Ponsy.

Une implication soulignée par Célia Ehrlich, conseillère municipale, déléguée aux solidarités, aux droits des personnes en situation de handicap (PSH), pour qui la municipalité a cherché à co-construire, notamment les locaux mis à disposition pour l’association Adages qui porte le projet. L’élue regrette tout de même qu’aucun enfant grabellois n’ait pu être accueilli, au regard notamment de la sévérité du trouble autistique nécessaire pour intégrer un tel dispositif. Mais, l’avenir lui donnera sûrement tort, Amina préparant déjà sa future installation dans le village du nord-ouest de la région Montpelliéraine.

Si du fait de lourdeurs administratives, la classe n’a pu commencer à accueillir des élèves que lundi 5 novembre, elle devrait être complètement occupée début décembre, après une phase progressive d’adaptation des enfants pendant tout le mois de novembre.

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