Au départ, Darwin, Marx et Dunant

En un peu moins d’une vingtaine d’années, la face de l’Humanité a été changée de façon radicale. Entre la fin du XVIII siècle avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le début du XIX et l’abolition définitive de l’esclavage légal, l’Humanité est devenue moderne ; désormais, il était reconnu qu’il n’y avait, biologiquement et juridiquement, qu’une seule Humanité et que cette notion était universelle. Concrètement, cela voulait dire qu’on ne pouvait plus faire de distinction « raciale » entre les êtres humains – la question de l’égalité entre les sexes attendra un peu, il est vrai – et cela laissait entrevoir des perspectives, à la fois : nouvelles, excitantes, et radicales… L’universalité de l’être humain ouvrait la voie à un droit humain applicable à tous… Ce n’est effectivement pas un accident de parcours que des hommes [1] comme Charles Darwin, Karl Marx et Henri Dunant se soient retrouvés alliés de fait dans une même volonté de définir l’Homme et sa place dans le monde biologique et social. Darwin était en effet motivé en premier lieu par une volonté humaniste : comme une frange importante de la société britannique de l’époque, Darwin était « abolitionniste » par conviction religieuse et cherchait à prouver que l’origine des hommes, par le fait de Dieu était unique et donc que l’esclavage était inique ; sa méthodologie scientifique, son agnosticisme voire son possible athéisme sont venus plus tard… De Marx, il n’est pas besoin d’en dire plus. De Dunant un peu plus : il fut le fondateur de la Croix-Rouge (sous peu le Comité international de la Croix-Rouge ou CICR) et d’un mouvement (Croix-Rouge Croissant-Rouge) qui heureusement perdurent. Il fut également l’initiateur de la Première Convention de Genève. Ce XIX siècle donc, à l’âge de Empires [2], cherchait à mettre de l’ordre à la fois en nous et entre nous, tout d’abord entre Européens. Darwin, en réaffirmant non seulement notre universalité, mais aussi notre appartenance animale, Marx en tentant de conceptualiser une raison historique, économique et sociale à notre traversée du temps et Dunant en généralisant, de façon pratique, notre potentiel humain de solidarité. En effet, la première Convention de Genève et la première Internationale communiste virent toutes deux le jour en 1864 [3] et l’on peut estimer que les élans animant ces deux initiatives étaient identiques : dès lors que, l’homme était reconnu à la fois universel et maitre de lui-même, on pouvait espérer faire du passé table rase, et définir pour notre espèce des horizons radieux. En ce début du XIX siècle donc, l’universalité reconnue de l’espèce humaine conjuguée avec la vision d’un avenir social basé sur l’égalité des êtres incitait aussi et naturellement a une volonté de solidarité puis, tout aussi naturellement, à un devoir de solidarité. La « révolution solidaire », on peut l’appeler ainsi, a été une révolution réussie – du moins jusqu’à maintenant… Non seulement l’action et l’esprit « humanitaires » ont été inscrits dans le droit (l’égalité devant la loi et l’obligation de porter assistance à des personnes en danger par exemple), mais sont devenus bel et bien des normes établies, à défaut d’être unanimement acceptées, dans notre espace sociétal. On pouvait donc espérer…

1791 : premier boycott solidaire en Grande-Bretagne ; et ensuite les développements très progressifs de « l’humanitaire » sur les champs de bataille

Le premier grand mouvement de solidarité humaniste et humanitaire fut lancé en Grande-Bretagne en 1791 lorsqu’on enjoignit aux consommateurs de sucre de boycotter le produit des plantations « esclavagistes », car, selon le parlementaire réformiste / abolitionniste William Fox, «Chaque livre de sucre utilisée est égale à la consommation de deux livres de chair humaine». Et le boycott eut un réel effet, quand on pense que, trois ans plus tard : quelques 300 000 foyers avaient rejoint le mouvement, et les importations de sucre de canne au Royaume-Uni avaient baissé de près de 30%. Mais bizarrement, c’est peut-être sur-le-champ de bataille que l’évolution solidaire a été la plus rapide et la plus radicale. Il y eut lors de guerres antérieures des tentatives plus ou moins réussies (plutôt moins que plus en vérité) pour venir en aide aux blessés. À chaque fois cependant, hormis peut-être quelques exceptions louables, le soldat blessé était aidé par un frère d’armes de son propre camp. Il fallut qu’Henri Dunant assiste, un peu par accident, à la bataille de Solferino (1859) et aux terribles conséquences humaines de celle-ci pour que les choses changent… « tutti fratelli », avaient déclaré ces femmes italiennes que Dunant mobilisa pour aider tous les blessés laissés sur le champ de bataille. Un cri qui fut la véritable évocation de cet universalisme établi quelques décennies plus tôt. Concrètement, ce cri et la volonté de Dunant menèrent à obliger les États signataires lors de la première Convention de Genève, à traiter à égalité les combattants blessés qu’ils soient amis ou ennemis. Un peu plus tard, ce concept fut étendu aux marins militaires (IIe Convention de Genève).

Arrivée de la « Sociale »

Mais comme toutes les révolutions sans doute, celle-ci, la « Sociale » n’a pas abouti comme on le voulait. Marx et même Darwin, à leur insu, nous ont livré des monstres : de Staline à Mao… aux théoriciens  du « darwinisme social » de Haeckel et autre Gobineau… que Marx et Darwin respectivement auraient certainement récusé [4]. Dunant s’en sort mieux : si l’humanitaire a engendré, on va le voir, moult problèmes, la vision solidaire n’a cependant livré aucun « monstre », ce serait véritablement antinomique. Pourtant, Dunant serait aussi pris dans un affreux dilemme ; celui qui nous sert aujourd’hui, car malgré tout ce qui est dit, de bonne foi avérée, la solidarité humanitaire est très rarement neutre dans les faits. Son impact n’est mesurable que quand tout est dit, et à une toute une petite échelle. Le critère de sa réussite c’est l’individu sauvé ou assisté et non pas un barème exhortant des transformations sociales immédiates, massives et radicales.

Assister et protéger son semblable ! Une bonne idée, mais pour combien de « dons par individu » ?

Définissons la solidarité humanitaire : c’est l’action mue par un esprit d’assister et protéger son semblable accomplie sans velléités de récompense autre que la satisfaction personnelle et/ou institutionnelle d’avoir aidé… et aussi de laisser derrière soi un monde un peu plus humain pour nos enfants !

Mais la « révolution solidaire », nourrit quelque chose de plus profond en son nom. Quelque chose qui diffère sans doute entre individus et c’est bien là sa force. C’est un moteur alimenté par la diversité et non par une quelconque recherche d’homogénéité politique qui a la faculté de faire tache d’huile. Aujourd’hui, une très grande majorité d’individus provenant d’horizons politiques très différents acceptent et encouragent, à leur manière, l’humanitaire. L’image de l’humanitaire est généralement bonne ; un peu une sorte de : La Gloïre [5] inversé. L’humanitaire en recevant l’argent du public, donne bonne conscience. En retour, la société au sens large en profite. Ce n’est pas une critique. Cela se traduit par des sommes d’argent récoltées auprès du grand public, toujours plus considérables. On estime qu’en 2014, sur l’ensemble de la planète et pour l’ensemble des ONG que quelque 1,4 milliard de dollars US ont été donnés par des individus « pour faire le bien ». Une personne sur trois « donne » et une personne sur quatre donne de son temps à titre bénévole [6]. Les Français sont dans la bonne moyenne : 58% donnent de l’argent soit régulièrement soit sporadiquement, et 40% font du bénévolat à un moment donné ou à un autre. En 2030, on estime que l’avoir des ONG, tous types confondus et à travers le monde, serait de 2,5 milliards de dollars, soit un budget plus grand que celui du Japon, 3e puissance économique mondiale ! En un espace-temps relativement court donc, l’engagement « pour faire le bien » s’est enraciné autant dans notre tissu social que dans notre psyché individuelle et collective ; d’ailleurs la référence d’ONG a émergé en 1945, à San Francisco, dans la Charte fondatrice des Nations unies.

Où va l’argent de l’Humanitaire : tout n’est pas parfait…

Certes, il y a des moments de recul : les affaires qui ont touché Oxfam, l’Arche de Zoé ainsi que des doutes épisodiques sur « où va l’argent ?  » voire dans la foulée d’actes de terrorisme qui se sont traduits par des mains plus grippées sur les portefeuilles… mais le fait est, que l’engagement citoyen fait bel et bien parti et de notre assemblage social, et de nos références éthiques individuelles. Nait au départ, de cet aspect du dogme religieux qui promeut l’unicité de la création divine, et donc l’universalité de l’être humain (à défaut de reconnaitre notre ancêtre commun avec les grands singes !) et idéalisé, dans les faits, et dans l’imagerie populaire d’une certaine époque, par ces missions chrétiennes en Afrique ou en Chine qui conjuguaient l’évangélisme avec l’école, les hôpitaux et même une certaine émancipation de la femme : l’engagement des bonnes intentions s’est ensuite aussi laïcisé par le biais des courants syndicaux et solidaires du début du XXe siècle. Même si la part de la foi reste très importante dans le sérail humanitaire – World Vision (protestant) est actuellement la plus grande ONG – la motivation première des bonnes intentions est avant tout l’aide de l’autre et non pas (espérons-le) la recherche d’une place au Paradis. Le développement de l’humanitaire s’est maintenu à l’écart des courants politiques avérés et s’est défini d’une manière différente, pour appréhender et gérer nos avenirs, notre éthique et nos civismes.

L’Humanitaire n’est pas politiquement neutre

Mais si l’humanitaire n’est pas politique, est-il neutre ?  On ne peut ignorer que certaines initiatives humanitaires avaient des objectifs politiques très précis : CARE (USA) chercha à contrer l’influence «rouge» grandissante dans l’Europe de l’après-Seconde Guerre mondiale,  les initiatives «Hearts & Minds» de la Guerre du Vietnam et autres, avaient aussi des objectifs «antirévolutionnaires» politiques précis. De même que les missionnaires impactaient les strates culturelles traditionnelles dans lesquelles ils évoluaient… il devint très vite clair que chez ces acteurs humanitaires agissant sans aucune arrière-pensée autre que de «faire le bien», leur besoin « urgent » était de mettre les choses au propre. La Croix-Rouge de Dunant première organisation humanitaire fut naturellement la première à en faire l’expérience : Dunant, personnage complexe et c’est peu dire, était chrétien protestant, fondateur (aussi) de la Young Men’s Christian Association[7] de Genève. Il était néanmoins un ardent défenseur du principe de neutralité dans l’humanitaire sans doute dans son esprit «neutralité» se définissait comme une neutralité politique ou nationale et avait à cet égard nulle réserve par rapport à l’emblème choisi par sa nouvelle organisation… la «Croix-Rouge». La première grande difficulté, qui à l’époque n’en paraissait pas une, survint lors de la guerre que se livrèrent les empires russe et ottoman en 1877 pour des raisons qui sonnaient bien – et qui furent acceptées – les Turcs adoptèrent comme emblème un «Croissant-Rouge».  Très vite, et pour la faire courte, l’organisation humanitaire «neutre» se voyait accolée, et contre son gré, un stigmate religieux.  Il a fallu toutes les peines du monde pour que le CICR et la Croix-Rouge / Croissant-Rouge dans son ensemble parviennent à «neutraliser» des symboles problématiques lors de conflits identitaires, ou inter-religieux.

Face aux États, l’ONG une « personne morale »

Rapidement, l’humanitaire est devenu victime de son succès. La notion de neutralité humanitaire a évolué : d’abord conçue comme étant neutre « entre les nations », elle est devenue une notion applicable, ou qui cherche à l’être, entre les communautés et entre les identités. Le succès de l’humanitaire, c’est un concept qui s’appuie parfois sur des acquis traditionnels qui font le bonheur des anthropologues. Il réussit à dépasser le cadre étatique. L’esprit humanitaire est venu remplir un vide latent dans le coeur de chaque être. Mais il en a fallu des drames pour en arriver là : l’horreur de l’esclavage essentiellement transatlantique, puis l’horreur issue du premier conflit mondial, ensuite celui plus fort encore découlant du deuxième conflit mondial. Le tissu solidaire mobilisant les bonnes intentions s’organisera rapidement : après le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge [8], il y eut Save The Children (1919), International Rescue Committee (1933), Oxfam (1942), Catholic Relief Services (1943)… il semblerait en effet que «guerres» et «humanitaire» soient intrinsèquement associés ; peut-être aussi un éveil des populations ? L’un des problèmes majeurs, c’est que : si l’humanitaire se veut neutre et impartial, répondant donc aux besoins. Selon un critère où il n’y a que le besoin qui compte, il doit cependant évoluer dans un cadre juridique. Cela est relativement simple lorsqu’il s’agit d’assistance en situation de paix. Dans ces situations bénignes, l’ONG est assimilée à une «personne morale» et le cadre juridique est avant tout un droit de veille lié au droit national pour que l’organisation concernée ne fasse pas n’importe quoi avec l’argent qu’on lui aura confié. La chose est beaucoup plus complexe, lorsque l’organisation ou dans le cas du CICR [9], l’institution, cherche non pas seulement à assister, mais aussi à protéger les individus dans des situations de violences armées. Là, le levier du droit – référencé comme Droit international humanitaire (DIH) – est essentiel pour à la fois protéger des personnes (prisonniers de guerre, et prisonniers civils…) d’abus comme la torture ou les exécutions sommaires, mais aussi pour contraindre les belligérants à accorder l’accès pour des gens vulnérables que d’aucuns, pour des raisons qui leur incombent cherchent à isoler. C’est dire que l’action humanitaire évolue selon les progrès accomplis dans l’élargissement du droit, qui lui-même évolue – on l’a vu avec l’exemple de l’esclavage – dans le sillon de l’évolution des mœurs et de consciences sociales.

1945 : constitution des Nations Unies ; 1949 : refonte des Constitutions de Genève

Ainsi, l’après-Deuxième Guerre mondiale a été un moment charnière, car le monde des années 50 et après, était le monde de la revendication militante, politique, anticoloniale, sociale, etc. avant de devenir celui des « droits » et des « identités ». Dans un premier temps, les États (et les peuples) ont vu beau, grand, et large… À San Francisco en 1945, on créa les Nations Unies. Trois plus tard, on entérina la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. En 1949, on approuva, quasiment sans ambages [10], une refonte complète des Conventions de Genève maintenant au nombre de quatre, toutes indérogeables sans exception (protection des combattants blessés, des naufragés, des prisonniers de guerre, et enfin les civils) dont je me plais à citer l’Article Trois, commun aux quatre Conventions : «…sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l’égard des personnes mentionnées ci-dessus : a) les atteintes portées à la vie et à l’intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ; b) les prises d’otages ; c) les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants ; d) les condamnations prononcées, et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés…» et l’article premier qui allait faire encore plus parler d’elle dans la mesure où elle indisposait à droite comme à gauche du spectre politique «Les Hautes Parties [11] contractantes s’engagent à respecter et à faire respecter la présente Convention en toutes circonstances», car cela ouvrait la voie à des interventions militaires ostensiblement afin d’aider des civils ,ou empêcher des atrocités (les gaz de combats utilisés en Syrie, mais aussi la Somalie de Bill Clinton ou l’intervention de l’OTAN pendant la guerre serbo-bosniaque) que d’aucuns ont estimé à l’appui d’arguments plus ou moins spécieux avoir été téléguidées par des agents secrets. Néanmoins en ces années de reconstructions et de reformulations étatiques, le droit des peuples avait accouché d’une belle montagne. Encore faut-il maintenant la respecter et la faire respecter…

Mais le cynisme des États persiste et rebondit…

Indubitablement, la Guerre froide et les guerres «chaudes» qui y ont été associées furent un moment de recul. La symbiose somme toute simple qui avait joint l’évolution, des droits humains à l’action humanitaire a été rompue par le cynisme des États qui eux-mêmes, se plaçaient souvent en décalage, par rapport aux sentiments de leurs citoyens en ce domaine (comme dans d’autres). À commencer avec la guerre de Corée, les pays communistes ne voulurent voir dans ce droit qui protégeait l’individu qu’une ingérence démodée, une hypocrisie «bourgeoise», ou pire : une expression de complot «impérialiste»… Je me souviens d’un militant de gauche soutenant avec fougue que «les Viêt-Cong n’ont pas à faire la guerre avec des balles stérilisées»  pour tenter de justifier le fait qu’on n’applique pas les mêmes critères humanitaires aux deux côtés ; selon lui, seuls les Américains et leurs «fantoches» pouvaient être coupables d’atrocités (et ils l’étaient véritablement), mais à l’évidence, massacres, tortures, exécutions sommaires et déplacements de populations voire «nettoyage ethnique», étaient légitimes dès lors que le «droit historique» était en jeu… un déni qui se traduisit dans les faits par des massacres de civils et de prisonniers épouvantables. Pourtant, dans bien des contextes, mais peut-être surtout en Europe, le décalage entre l’expression du droit international ratifié de la plume des États, et les faits et gestes de ces mêmes États n’incita pas un cynisme réciproque, au contraire.  La volonté solidaire, celle qui pousse les États justement, était trop bien enracinée. En conséquence, l’humanitaire chercha à se dégager des États, ce fut les grandes années qui virent la création de Médecins Sans Frontières (1971) dont les fondateurs reprochaient au CICR sa trop grande dépendance des États, et son trop grand silence lors de la guerre du Biafra notamment [12]. Puis la politique non-politicienne, expression des volontés des populations, prit la suite, car il y avait ceux qui échouant dans leur tentative de changer le monde se sont engagés pour préserver la vie et la dignité humaine dans le monde tel qu’il est. Ainsi, il y eut Médecins du Monde (1980), Action contre la Faim (1979), Mercy Corps (1979) et quantité d’autres aux reins plus ou moins solides [13]

( à suivre la seconde partie)



[1] Il y avait bien sûr des femmes, mais pour l’argument présent je ne choisis, à dessein, que trois noms d’hommes connus.
[2] Une forme désordonnée et pas franchement jouissive d’universalité !
[3] Autre coïncidence, mais vraiment une coïncidence cette fois-ci, 1859 fut l’année de la bataille de Solferino qui stimula Henri Dunant et de la parution de « De l’Origine des Espèces » de Darwin.
[4] Enfin, espérons-le !
[5] Eh oui, l’Arrache-Cœur de Vian
[6] Charities Aid Foundation (CAF) 2015.
[7] Union chrétienne de jeunes gens
[8] Qui inclut le CICR et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
[9] Du fait de son histoire, le CICR n’est en effet ni ONG ni Organisation internationale, mais une institution de droit privé suisse.
[10] La chose fut autrement plus compliquée quelques années plus tard lorsque le droit international humanitaire voulut à la fois interdire l’arme nucléaire et renforcer la protection des civils dans le cadre de conflits internes avec ou sans débordements interétatiques ; le produit résultant, les deux Protocoles Additionnels aux Conventions de Genève de 1975 fut le résultat d’un compromis à bien des égards peu satisfaisant : si les civiles, non combattants et même l’environnement bénéficiaient de protections accrues, l’arme nucléaire pour la raison citée restait «licite» même si on reconnaissait que son utilisation ne le serait pas !
[11] Les États
[12] Je passe ici sous silence l’histoire de la Croix-Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale… ce serait vraiment trop long !
[13] Il y aurait aujourd’hui plus de 10 millions d’ONG, toutes espèces confondues, à travers le monde ; l’Inde en détient le record absolu : 3,3 millions d’ONG soit une ONG pour 400 habitants…