L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Les organisateurs l’avaient annoncé, le tour Alternatiba serait la bonne occasion pour mobiliser citoyennes et citoyens autour de « multiples et foisonnantes initiatives locales en faveur d’une transition écologique, sociale et citoyenne ».

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Dit comme ça, cela aurait pu sembler un peu flou surtout en l’absence d’un objectif précis… Heureusement, cette « première « Assemblée Citoyenne » avait un but : « mettre toute la Métropole de Montpellier sur les rails de cette transition ». Ce que l’on pourrait traduire par : comment conquérir la mairie pour les élections municipales de 2020 ?

Une assemblée nombreuse réunie à La Gerbe

David Balbás Alonso de Barcelona en Comú (membre de la majorité au conseil municipal de Barcelone) était l’invité principal de cette Première Assemblée. Il a présenté devant une salle silencieuse et attentive la plateforme de Barcelone en Commun. Il était « présent pour apprendre les uns des autres », et présenter les ambitions claires de la majorité municipale « reprendre la ville pour les gens normaux ».

Être une plateforme citoyenne solide et apporter sa pierre à l’édifice de la transition écologique, sociale et citoyenne

Ils étaient 120 citoyens et militants réunis à La Gerbe pour parler de l’avenir de la Métropole, pour partager une « certaine radicalité » et « sortir d’un certain entre soi », avec une idée en tête, l’échelon local est un échelon pertinent pour traiter du développement durable.

Il s’agissait pour les co-présentateurs à travers les assemblées qui vont être mises en place de « constituer une véritable dynamique citoyenne capable de proposer des propositions crédibles et chiffrées » pour « peser sur le débat démocratique » avec une méthode, celle de l’expertise citoyenne, celle de la société civile, « une démarche d’éducation populaire pour sortir de sa zone de confort pour préparer des propositions affranchies de toutes caractéristiques politiciennes ».

S’imposer dans le débat des prochaines élections municipales : « c’est à nous d’être clairs pour être sûrs de ne pas être récupérés !»

Pour les co-organisateur « on ne s’est pas fixé une forme d’obligation de résultat », « on travaille pendant un an » et « trois scénarios se présenteront par la suite » : le scénario « poil à gratter », celui de servir de mauvaise conscience pour les futurs candidats, le scénario « alliance » avec les forces politiques qui correspondent au projet citoyen et le scénario « effacement », où l’initiative se rangerait derrière un parti ou un mouvement politique qui représenterait parfaitement ces idées.

Des post-it et groupes thématiques pour faire vivre le débat

Les organisateurs avaient prévu deux tableaux peu à peu recouverts de post-it jaunes et roses pour réagir, soit sur la démarche de Montpellier 20/20, soit sur Barcelona en Comú afin de faire vivre le débat dans l’assemblée nombreuse. Ils ont par la suite divisé la salle en huit groupes thématiques (déchets, énergie, eau, mobilité, etc…) pour commencer le travail de propositions et réfléchir aux premières actions à mettre en place.

À la suite de cette première assemblée, une organisation prévisionnelle devrait se mettre en place avec assemblée citoyenne, comités thématiques, agora (assemblée régulière) et comité avec fonction de support pour appuyer les groupes (coordination, auto-formation, accueil des nouveaux, etc…).

Pour ses organisateurs, Montpellier 20/20 n’a pas pour vocation de devenir un parti politique.