Tout commence en milieu de semaine dernière, avec l’installation par la Ville de blocs de pierre sur les lieux de rassemblement des sans-abris.

Mercredi, l’adjoint au maire Sébastien Côte assumait auprès de la Gazette la pose des pierres afin d’éviter notamment que des sans-abris s’y regroupent, « hors de question d’avoir des gens qui vont passer l’hiver à l’extérieur. »

Peu après, la Ville décide de les retirer. Entre-temps le mouvement municipaliste « Nous Sommes » a tiré la sonnette d’alarme, en communicant sur les « rochers de la honte » et en lançant une pétition en ligne pour ce mobilier urbain hasardeux et anti-SDF soit retiré, « c’est la honte et la colère qui se sont emparées de nous en apprenant que la municipalité avait installé des rochers anti-SDF sous le viaduc Alphonse Loubat à proximité du Corum ». Le collectif compte mettre le sujet à l’ordre du jour du prochain conseil municipal du 30 novembre.

Des rochers loin de l’esprit de Jaurès

Le Maire de Montpellier, Michaël Delafosse a décidé de se mettre en première ligne en soutien à la campagne d’Anne Hidalgo, donnant de fait à cette installation une dimension éminemment politique : « La Ville tient à démentir les polémiques infondées et caricaturales et souligne que, bien évidemment, il n’existe pas de politique municipale de pose de mobilier pour empêcher l’installation de SDF. »

Vendredi dernier, une partie des blocs avait disparu. Une « phase d’expérimentation » pour la municipalité, « sous le pont du Corum, des rochers ont été installés provisoirement pour éviter des stationnements sauvages de véhicules notamment. Après quelques jours d’expérimentation non concluants, ils ont été retirés en début de semaine dans l’attente d’un nouveau dispositif pérenne. »

Reste à savoir : quel sera ce nouveau dispositif ?

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