Julien Pradel, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Hérault - (©JP_FB)
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Julien Pradel, c’est le tout nouveau Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Hérault qui commence son mandat pour trois ans. Et il explique :  « on dit souvent, le Parti socialiste est mort, mais ça me fait bien rire … Et non ! nous ne sommes pas morts. Nous sommes bien vivants ! »

Après « l’agitation » de la méthode Robert Navarro, condamné pour abus de confiance, puis l’apaisement de la gouvernance d’Hussein Bourgi durant 9 ans, arrive à la tête du PS local : Julien Pradel. Un jeune socialiste de 27 ans qui a pour objectif la réussite du PS dans les urnes, en passant par la mobilisation sur le terrain.

Jeune et motivé, encarté au PS depuis 2017, il est passé par la case : secrétaire de section du Lodévois Larzac. Julien Pradel est un homme de terrain, au contact des administrés. Il travaille à l’INRAe de Montpellier, et il est conseiller municipal au Caylar depuis 2014.

Questions à Julien Pradel, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Hérault

Quelle va être la mission de l’équipe Pradel sur le département de l’Hérault ?

Julien Pradel : Je suis un jeune militant de 27 ans, mais élu dans ma commune depuis 2014, sur le terrain et dans le concret. Mon équipe est renouvelée, mais elle prend en considération les tendances, on va dire historique de notre département. On a décidé sur le temps de la campagne que je serai le seul porte-parole du Parti socialiste, dans l’Hérault. Mais je vais m’appuyer sur deux personnes : principalement Alban Zanchiello qui sera notre numéro 2 à la coordination, et Joëlle Barbier notre trésorière fédérale. Tous deux, des militants historiques qui connaissent bien le parti, qui connaissent bien la fédération, qui connaissent bien les départements, et dans lesquels j’ai une confiance absolue, et on se permettra de créer plus facilement du lien avec l’ensemble des Héraultais.

Comment séduire les jeunes avec un vieux parti qui a su décevoir autant qu’il a su donner de l’espoir ? Êtes-vous la génération du renouveau et de la transparence ?

J.P. : C’est une fierté d’être un vieux parti puisque ça veut dire qu’on a une histoire. Une histoire qu’on assume entièrement, du début jusqu’à la fin, dans sa continuité. Dans ces déceptions comme vous le dites, mais aussi dans les moments où elle a pu donner de l’espoir. Déjà, je pense que cette régularité, c’est un atout qui permet aux jeunes de s’investir, avec aussi quelque part une aura qu’a pu avoir le Parti socialiste et qu’il a encore. Par exemple, nous sommes le parti de Jaurès, nous sommes le parti de François Mitterrand. Et ça aussi pour les jeunes, ça peut faire appel à quelque chose qui les titille, qui les intéresse.

Ensuite je suis une moi-même jeune, je pourrai faire partie du Mouvement des Jeunes Socialistes du département. Je l’ai été jusqu’à très récemment, et à la suite de mon élection, je les ai laissés, on va dire travailler ensemble pour permettre que leurs discussions soient plus sereines, et permettre un dialogue plus simple. Je compte m’appuyer sur le mouvement des jeunes socialistes du département. Mais aussi on va s’appuyer et on s’appuie déjà sur les propositions de notre candidate, Anne Hidalgo. Elle s’adresse directement à la jeunesse dans ses propositions. Puisqu’elle propose notamment la création d’un nouveau droit : le droit de vote à 16 ans. Elle propose aussi la formation renforcée au collège et au lycée avec l’envie de conduire 60 % de chaque classe d’âge vers un diplôme dans le supérieur. Elle a donné très vite dans ses propositions, une place importante à l’éducation.

On va le voir, ces prochaines semaines, ça va être un thème important de notre campagne. Elle met aussi un point important dans son programme sur l’écologie et la transition écologique, parce que la jeunesse dont je fais partie sait pertinemment que nous devons changer les choses. Changer notre modèle, pour permettre aux générations futures, peut-être à mes enfants, à mes petits-enfants de vivre sereinement. Je pense que le Parti socialiste a permis et permettra, ces nouvelles conquêtes sociales. Aussi, il faut se rappeler que le Parti socialiste a ouvert de nouveau droit, notamment sur le mariage pour tous, dans la diversité. Il a toujours su accueillir en son sein la diversité. Je pense que la jeunesse s’appuie sur les valeurs de l’écologie, mais qu’elle ne tourne pas le dos au social : c’est-à-dire le socialisme et l’acceptation des individualités multiples.

Avec Anne Hidalgo qui ne décollerait pas dans les sondages, et qui aurait des fulgurances qui ne conviendraient pas à une campagne électorale, est-ce qu’une brune peut en cacher une autre, Carole Delga par exemple ? Soutiendrez-vous Anne Hidalgo jusqu’au bout ?

J.P. : Tout d’abord, on n’est pas inquiet au Parti socialiste de ces fameux sondages. On a vu un dernier papier du Monde qui montre à quel point les sondages peuvent être détournés ou mal confectionnés. Ce qui m’interroge, à chaque fois que je vois un sondage, c’est que la marge d’erreur n’est jamais indiquée. Donc, c’est quand même assez problématique. Et on l’a vu à Montpellier, où ils indiquaient Michaël Delafosse perdant dès le premier tour, ou Carole Delga derrière le rassemblement national.

Au Parti socialiste nous avons tous fait le choix d’Anne Hidalgo, nous le respectons avec bienveillance, avec envie, avec motivation, et vous allez voir au fil des semaines se déployer l’appareil socialiste avec les idées chevillées au corps, et le développement de notre campagne. Vous allez voir, nous allons passer de 5 %, à bien plus.

Il y aura une vraie campagne sur le territoire, une vraie campagne de proximité comme a su le faire Michaël Delafosse avec Destins Montpelliérains ?

J.P. : Tout à fait tout, et c’est l’une de mes missions principales. Comme je vous l’ai indiqué au départ, je vais être l’un des interlocuteurs principaux de cette campagne. Il y en aura bien d’autres. Nous saurons nous appuyer sur l’ensemble de nos militants, et l’ensemble de nos attaches territoriales.

Vous savez on dit souvent, le Parti socialiste est mort, mais ça me fait bien rire. Quand on voit le nombre de nos militants, notre implantation territoriale, nous sommes peut-être l’une des, voire la formation de gauche la plus implantée sur le territoire national, à fortiori dans le département de l’Hérault, dont vous connaissez son attache historique. Et non ! nous ne sommes pas morts. Nous sommes bien vivants, et nous avons pu le prouver aux municipales aux départementales, aux régionales, et nous saurons mener campagne, comme on l’a fait pour toutes ces échéances, et nous serons fier de notre résultat, en tous cas localement.

Avez-vous une réaction face aux propos d’Arnaud Montebourg qui veut bloquer les transferts d’argent vers les pays qui ne rapatrient pas leurs ressortissants ?

J.P. : Déjà ses propos m’ont heurté. Et je pense comme beaucoup que c’était inapproprié, contre-productif et injuste. D’ailleurs, j’ai entendu qu’il reconnaissait son erreur. Je ne vais pas polémiquer là-dessus. Je pense qu’il a fait une erreur, le socialisme, ce n’est pas ça. Après, ce n’est pas un candidat socialiste. Il a choisi de quitter la vieille maison, peut-être pour un temps, mais je pense qu’il a fait une erreur, et qu’il l’a reconnu, voilà !

Un début de campagne de la présidentielle 2022, vampirisé par la thématique de l’immigration, ça vous inspire quoi ?

J.P. : Ça me désole parce qu’on a l’impression que tous les mots de notre pays sont le résultat de l’immigration, de l’étranger. Nous sommes le pays des droits de l’homme, le pays qui a su et qui sait accueillir. Bien sûr en mesurant ses proportions, mais si les gens se déplacent, si les gens changent de pays, c’est bien que malheureusement il y a un problème.

Demandez à n’importe qui, souvent cette immigration est subie, il a un problème d’argent, de mal nutrition, etc. Et il faut s’attendre à ce que ce mouvement soit de plus en plus fort. C’est pour ça que nous, nous avons des solutions concrètes sur les problématiques de base. Par exemple, le réchauffement climatique, on pense que dans quelque temps, ça sera la principale cause de l’immigration. C’est pour ça qu’il est urgent d’agir sur cette thématique-là.

(Propos recueillis le 9 novembre 2021.)

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