Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie
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[VIDEO] « Le renoncement et la fatalité ne font pas partie de mon vocabulaire politique, » dans son discours introductif de l’assemblée plénière du vendredi 16 juillet 2021, Carole Delga voulait faire une démonstration de toute l’énergie politique qui sera mise en oeuvre au service du territoire, et de l’intérêt général, pour le mandat qui vient.

« J’ai de l’ambition pour notre pays, » la Présidente de la Région Occitanie, aussi Présidente des Régions de France tenait à montrer toute sa détermination. Pour Carole Delga : « l’État doit retrouver de la puissance. Et il ne la retrouvera pas dans une recentralisation brutale et verticale. Il la retrouvera en étant fort sur ses sujets régaliens et en permettant de libérer les énergies sur les territoires. » Et son discours n’oublie pas de rappeler subtilement sa position sur les 5 années de l’ère Macron qui viennent de s’écouler : « chacun sait ici les nombreux désaccords que j’ai avec le Président de la République depuis 2017 sur sa politique et sa vision de la France. » Puis Carole Delga réaffirmera en même temps : « chacun sait que je suis une décentralisatrice convaincue, non par dogmatisme, mais par expérience. »

Réunis le vendredi 16 juillet en Assemblée plénière, sous la présidence de Carole Delga, les élus régionaux ont traité notamment de nouvelles mesures en faveur de la santé, du pouvoir d’achat et de la sécurité des habitants de l’Occitanie. Moins de 3 semaines après les élections régionales, ces premières délibérations portent plus particulièrement sur la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP) pour le recrutement de 200 médecins généralistes ou infirmiers ainsi que sur l’accompagnement des municipalités dans leurs politiques de sécurité.

Carole Delga a présenté les grands projets soumis ce 16 juillet au vote des élus régionaux réunis en Assemblée plénière.

[VIDEO] CAROLE DELGA, DISCOURS D’OUVERTURE DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE VENDREDI 16 JUILLET 2021 :


[TEXTE] CAROLE DELGA, DISCOURS D’OUVERTURE DE L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE VENDREDI 16 JUILLET 2021 :

Seul le prononcé fait foi

Madame, Monsieur les Conseillers régionaux,

Notre assemblée plénière se tient ce vendredi au moment où notre région vient de franchir le seuil d’alerte de 50 cas de COVID pour 100.000 habitants. Comme l’Hérault, la Haute-Garonne, l’Aude, l’Ariège, les Pyrénées-Orientales, sont dans le rouge, avec, dans ce dernier département, la multiplication des cas par 7 en une semaine, ce qui inquiète légitimement élus et population, alors que la saison touristique bat son plein.

Soyons clairs : nous n’en avons pas fini avec la COVID et je vous confirme, au vu des chiffres de propagation du variant delta, qu’une nouvelle étape de la lutte contre l’épidémie est à engager sans délai, avec détermination, responsabilité, et que notre région va prendre toute sa part dans ce combat pour la vie, comme nous l’avons fait depuis mars 2020.
Le Président de la République a annoncé de nouvelles mesures lundi soir avec notamment la vaccination obligatoire des soignants d’ici le 15 septembre ou le renforcement du Pass sanitaire au moins d’août.

Chacun sait ici les nombreux désaccords que j’ai avec le Président de la République depuis 2017 sur sa politique et sa vision de la France, mais il ne s’agit pas de cela, ni ici ni maintenant. Tout comme il ne s’agit pas d’un débat philosophique sur la liberté individuelle. Il s’agit d’agir en responsabilité et en efficacité avec l’État. Et, comme de nombreux Français d’ailleurs, je suis choquée d’entendre des mots comme « apartheid » ou « dictature » depuis quelques jours à propos de notre pays.

Revenons à l’essentiel : on parle ici de vies humaines. On parle d’une épidémie qui a déjà fait plus de 4 millions de morts dans le monde, donc plus de 111 000 en France, et plus de 4 600 dans notre région. Une épidémie qui tue chaque jour, qui menace les plus fragiles d’entre nous, notamment nos aînés, mais avec ces derniers jours une propagation importante chez les jeunes. Une épidémie qui met en péril nos sociétés et leurs difficiles équilibres économiques et sociaux. Il n’y a donc pas de place pour la polémique politicienne.

Oui, nous sommes une société, et ce qui fonde une communauté humaine, et singulièrement dans notre République, c’est ce principe qui fait que l’intérêt général est tout sauf la somme des intérêts particuliers.

Et l’intérêt général, aujourd’hui, commande de se faire vacciner. En Occitanie, ce sont 5,4 millions d’injections déjà réalisées, près d’1 adulte sur 2 est aujourd’hui complément vacciné avec les deux doses : mais il faut encore l’accélérer.
L’intérêt général c’est que chaque soignant de ce pays soit vacciné pour ne pas mettre en danger et sa vie et la vie de ses patients. L’intérêt général c’est faire en sorte que dans une PME, une grande entreprise, un commerce ou un restaurant, il n’y ait pas la moitié des salariés vaccinés et l’autre non. Je pourrais ainsi multiplier les exemples au quotidien pour démontrer toute la pertinence de la vaccination.

Au fond, l’intérêt général, c’est d’abord de penser aux autres, avant de penser à soi, c’est préférer le pragmatisme au dogmatisme. Je suis du parti de la vaccination, car le vaccin garantit à 95% d’éviter les formes graves du COVID. Je suis du parti de la vaccination, car ce pays, c’est celui de Pasteur, c’est celui de la confiance en la recherche scientifique et de la foi dans le progrès.

I/ Je le réaffirme : la Région continuera à tout faire pour protéger les habitants d’Occitanie.

Ainsi, nous renforçons dès à présent notre dispositif de vaccination mobile, Proxivaccin, dans les secteurs ruraux pour permettre aux personnes isolées d’avoir accès à la vaccination, avec un deuxième camion financé par la région. Ce sont déjà près de 12 000 personnes qui en ont déjà bénéficié. De plus, avec la Croix Rouge, l’ARS et la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air, nous allons déployer des centres de vaccination mobiles dans les campings. Afin de préparer ces semaines à venir, Vincent Bounes, vice-président en charge de la santé, est en lien étroit avec l’ARS, et Kamel Chibli, vice-président à l’éducation, portera pendant l’été aux côtés du Rectorat, la préparation des campagnes de vaccination dans les lycées. Tout comme nous allons déployer des opérations d’incitation à la vaccination auprès de nos agents des lycées, en lien avec la médecine de prévention et les organisations syndicales. Enfin, j’ai proposé à l’ARS de participer à une campagne d’information de proximité, notamment dans nos maisons de Région, mais également dans les transports en commun gérés par notre collectivité.

Protéger, c’est aussi anticiper. J’ai proposé durant ma campagne un projet clair, précis sur la santé, avec notamment le recrutement de 200 médecins et infirmiers salariés afin de lutter contre les déserts médicaux. Cet engagement est tenu sans attendre.

Nous votons aujourd’hui la préfiguration d’un Groupement d’intérêt public, qui sera mis en place début 2022, première pierre de ce service public régional de la santé que je souhaite mettre en place. La première étape sera consacrée au lancement d’un appel à candidatures dès la rentrée auprès des collectivités déficitaires en médecins. Ainsi, nous identifions les collectivités prêtes à accueillir sur leur territoire un centre de santé géré par le GIP, et donc des médecins et infirmiers rémunérés par cette structure. En parallèle, et en vue de la création du GIP, des concertations seront menées avec l’Agence Régionale de Santé, l’Assurance Maladie, les départements, les collectivités locales, les représentants des professionnels de santé (URPS médecins, URPS infirmiers, ordres, etc.), l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres), les pôles santé des universités (Université Paul Sabatier de Toulouse et Université de Montpellier), la fabrique des centres de santé, ainsi que les 14 Groupements Hospitaliers de Territoires dans l’objectif de développer l’exercice ville hôpital.

Grâce à cette synergie public/privé, l’objectif est de déployer un réseau de centres de santé pertinents en lien avec les besoins des territoires afin qu’aucun habitant d’Occitanie ne soit à plus de 15 minutes d’un professionnel de santé.
Vous le voyez, c’est du concret ! C’est la même méthode qui prévaut aussi concernant aussi, la partie de notre projet, consacré à la sécurité du quotidien et là aussi, l’engagement sera tenu, car pour moi, la sécurité est un droit fondamental.
Je rappelle que depuis 2016, notre action est constante sur ce sujet avec 65 millions d’euros investis. Ce qui a permis l’équipement de :

  • 90% des lycées en clôtures périphériques (43% en 2016), – 80% des lycées d’un système de vidéoprotection des entrées principales et de services (39% en 2016),
  • 77% des places de trains liO sont couvertes par la vidéoprotection (42% fin 2015).

Je propose aujourd’hui d’aller plus loin : dès le mois de septembre, la Région accompagnera les communes et les intercommunalités dans leurs actions de prévention des violences et de tranquillité publique. L’objectif est de mener un projet partenarial avec les élus locaux, l’État, la population, ainsi que l’ensemble des acteurs du territoire, en particulier la communauté éducative et le tissu associatif local.

La Région propose d’intervenir sur 3 axes :

  • La création d’aménagements spécifiques de l’espace public pour répondre aux besoins de prévention et de sécurité,
  • L’acquisition de postes de police municipale mobiles, facilement déployables et permettant une meilleure couverture du terrain (zones touristiques, quartiers sensibles, etc.) ;
  • La rénovation et/ou la création de locaux de police municipale ou intercommunale, ainsi que l’implantation de nouvelles unités en proximité des populations confrontées à l’insécurité du quotidien, donnant ainsi de meilleures conditions de travail aux policiers municipaux.

Je souhaite aussi que nous intervenions dans la formation continue des agents de police municipale et intercommunale. À ce titre, la Région soutiendra les actions de formation en Occitanie du Centre National de Fonction Publique Territoriale qui assure seul cette compétence. Je sais pouvoir compter sur le délégué régional du CNFPT : Hussein Bourgi. Ainsi, elle investira pour adapter son outil de formation des policiers municipaux en Occitanie, en finançant la rénovation de l’école de police municipale de Montpellier et en étudiant, aux côtés du CNFPT, la possibilité de créer une école identique à l’Ouest du territoire. Enfin, j’aurai d’ici à quelques jours un échange avec Monsieur le Premier Ministre sur la création d’une zone de défense propre à notre territoire régional.

Pour un meilleur suivi de l’avancée des différents aspects de ce Plan régional de protection des personnes vis-à-vis des violences, j’ai souhaité la création d’une délégation spécifique. Thierry Mathieu est ainsi nommé conseiller régional délégué à la Sécurité et il me sera rattaché directement. Il travaillera aux avancées des différents aspects de notre Plan régional, participera au suivi du Plan régional de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et veillera à l’aide apportée aux victimes. Il coordonnera ainsi un grand plan d’investissement dans les infrastructures de prise en charge et d’éloignement des conjoints violents.

Pour l’accompagner dans ses missions, la création d’un poste de Directeur-trice de Projet Sécurité, directement rattaché au Directeur Général des Services, sera proposée au vote lors de la prochaine réunion de la commission permanente le 23 juillet.

Elle ou il devra adopter une approche transversale de tous les enjeux stratégiques en matière de sécurité :

  • Sécurisation des lycées, centres de formations et de leurs abords ;
  • Déploiement du plan de sécurisation des transports régionaux ;
  • Sécurité des bâtiments administratifs, des élus et des services régionaux ;
  • Sécurité économique pour les entreprises régionales, ou de sensibilisation et de prévention en lien avec les territoires.

II/ L’autre grande priorité, c’est la relance

Elle sera au cœur de notre commission permanente du 23 juillet prochain, mais je veux aujourd’hui vous donner le cap de notre action. D’abord, répondre à l’urgence, et là aussi mon engagement de campagne sera tenu avec la mise en place dès la rentrée du fonds anti-faillite de 100 millions d’euros. Il sera le complément indispensable du fonds souverain régional doté de 150 M€ déjà en activité et composé de l’Agence Régionale des Investissements Stratégiques (ARIS), d’Epargne Occitanie (la plateforme de financement citoyen et participatif) et du fonds de rebond IMPULSION (géré par IRDI Capital Investissement). Car nous devons tout faire pour que la crise sanitaire ne soit pas aggravée par une crise économique et sociale sans précédent. Il en va également de la vie de nos concitoyens. De l’avenir de leurs enfants.

Concernant le plan de relance gouvernemental, je crois que, là aussi, il faut plus associer les élus locaux à cet élan national, et singulièrement les régions, cheffes de file du développement économique. Ce plan doit à mon sens remplir une mission historique : celle de permettre à notre économie de se transformer afin de lutter en actes contre le réchauffement climatique dont nous pouvons voir chaque jour les terribles effets sur le quotidien des gens, en plusieurs endroits de la planète, et encore récemment au Canada ou plus près de nous, avec les inondations meurtrières en Belgique ou en Allemagne. Cette transformation de notre modèle nécessite de l’accompagnement, du soutien et disons-le, du courage politique.

Accompagnement de nos entreprises pour revisiter leur modèle, ce que nous ferons avec notre contrat « Entreprise Durable ». À cet effet, une expérimentation sera conduite à l’automne auprès de 100 entreprises : évaluation « verte » de leur activité, définition de leurs axes de progrès, ainsi que les impacts sur leurs besoins de compétences et de formations.

C’est aussi le soutien de la puissance publique pour permettre la remise à niveau des filières traditionnelles et ainsi faire émerger des nouveaux secteurs porteurs d’emplois de qualité demain. Je pense, ici en Occitanie, au domaine de la santé, des biomédicaments, des énergies renouvelables comme l’hydrogène, de l’éco-construction ou des mobilités du futur.

Je dis « emplois de qualité », car nous ne pouvons pas offrir comme horizon à notre jeunesse que des métiers « ubérisés », où derrière le beau mot d’entrepreneurs se cache en fait une précarité brutale et dévastatrice. La société de services ne peut être une société de serviteurs. Ce nouveau modèle doit être durable et juste à la fois, sinon il ne sera pas.

Je le dis aussi : il ne peut se concentrer uniquement dans nos métropoles. C’est le combat que nous menons, par exemple, aux côtés des salariés de l’usine Bosch en Aveyron, pour laquelle la Région est prête à accompagner sa diversification. Je l’ai redit mardi au PDG de Bosch France, Heiko Carrie, et également à la ministre Agnès Pannier-Runacher. Je n’oublie pas la SAM.

Voilà pourquoi je parle de courage politique. Je crois que cette crise doit en effet nous permettre de regagner de la souveraineté pour notre pays, pour l’Europe également. Souveraineté énergétique, sanitaire, alimentaire, industrielle… Cette souveraineté passe donc par de la relocalisation de savoir-faire sur nos territoires, et là aussi, les régions sont le bon échelon pour agir.

III/ Les Régions pour faire avancer la France.

Si je crois en la région comme moteur de ce nouveau modèle de développement, c’est parce que j’ai de l’ambition pour notre pays. C’est le sens de mon élection à l’unanimité comme présidente des Régions de France. Avec Renaud Muselier, comme Président délégué.

Chacun sait que je suis une décentralisatrice convaincue, non par dogmatisme, mais par expérience. Que serait aujourd’hui l’état de nos lycées, de nos ports, de nos trains du quotidien, si la Région n’avait pas pris ces compétences voilà plusieurs décennies ? Voilà pourquoi j’ai accepté l’expérimentation proposée par Monsieur le Premier Ministre sur les routes nationales tout comme je propose de permettre aux régions de prendre en charge cette santé de proximité que souhaitent ardemment nos concitoyens.

J’ai lu dans un commentaire que cette élection à la tête de Régions de France était une mauvaise nouvelle pour Emmanuel Macron… Au fond, la seule vertu de la polémique politicienne, c’est de permettre à beaucoup d’éviter de parler des vrais problèmes des gens et surtout de trouver des solutions. Je crois l’avoir prouvé depuis 6 ans maintenant à la tête de la région Occitanie : je suis du côté de la France du faire, pas de la France de la palabre. Entourée de mes équipes, de mes collègues présidents de région, notamment lors du prochain congrès des Régions qui se déroulera ici à Montpellier fin septembre, nous n’avons qu’une ambition : faire avancer notre pays. Faire gagner notre équipe de France sur tous les terrains.

Pour cela, oui, je le dis, l’État doit retrouver de la puissance. Et il ne la retrouvera pas dans une recentralisation brutale et verticale. Il la retrouvera en étant fort sur ses sujets régaliens et en permettant de libérer les énergies sur les territoires. En faisant confiance au terrain. Car quand l’État recule ou ne remplit plus sa mission, c’est une véritable machine à fabriquer du renoncement, du désespoir, de l’extrémisme qui se met en marche dans toute la société.

Chacun le sait : le renoncement et la fatalité ne font pas partie de mon vocabulaire politique. Je ne crois qu’à l’éducation pour tous, au travail, à la fraternité, au dialogue et à l’intelligence collective. C’est ma méthode ici en Occitanie. Ce sera ma méthode en tant que présidente de Régions de France dans les trois années qui viennent.

Nous nous étions engagés pour être au travail très rapidement, c’est ce que nous faisons avec les actions pour la santé, la sécurité et l’économie, avec la commission permanente. Je tiens à remercier le cabinet, mon nouveau Directeur de Cabinet : Pierre Fournel et les services, mon Directeur Général des Services : Simon Munsch. Au travail pour servir la population, aider ceux qui souffrent, soutenir ceux qui créent. Avec détermination, avec passion et avec bon sens.

Je vous remercie de votre attention.

Carole Delga, le 16 juillet 2021.

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