Antoine Maurice en février 2021 (© Illustration)
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Pour mieux vivre en Occitanie, osons le choix de l’écologie par les élu.e.s écologistes du Conseil Régional d’Occitanie

« Je suis une écologiste modérée » : c’est par ces mots que la présidente socialiste de la région Occitanie et candidate à sa réélection décrivait il y a quelques jours son rapport à l’écologie dans les colonnes de la presse régionale.

Les temps que nous vivons, eux, ne sont pas modérés et semblent même avoir horreur de la modération.

Au printemps 2021, les cultures du Languedoc ou encore celles du Tarn subissaient une gelée destructrice pour les perspectives de récoltes de fruits et de raisin. Ces gelées, rarissimes il y a quelques décennies, sont aujourd’hui récurrentes.

A l’automne 2020, c’est le département du Gard qui était meurtri par de sévères inondations. Ces épisodes cévenols deviennent aussi répétitifs.

Fin 2019 débutait une crise sanitaire planétaire qui nous contraignait à rompre pour de longs mois les liens avec nos familles, amis et relations professionnelles. Une crise sociale doublée d’une crise économique qui a augmenté les inégalités et la précarité. Des grands-parents privés de leurs petits-enfants, des proches morts dans la solitude imposée par une crise sanitaire tout sauf modérée. Si les barrières naturelles de la biodiversité n’avaient pas été altérées par une activité humaine incontrôlée, cette crise aurait certainement pu être évitée.

Décidément, les temps que nous vivons ne sont pas modérés, ils sont même d’une radicale violence.

Face à ces temps impatients, nous n’avons plus le temps d’attendre.

La communauté scientifique est unanime : nous avons 10 ans, au mieux, pour agir réellement sur le dérèglement climatique, pour stopper l’effondrement de la biodiversité et pour changer nos priorités économiques, sinon, nous pouvons craindre que les crises actuelles ne soient qu’une répétition générale d’autres crises, bien plus violentes.

Depuis 2015, nous, élu.es écologistes, avons participé à la construction des politiques régionales. Si nous nous félicitons d’avancées bénéfiques pour les habitantes et habitants d’Occitanie, notre ambition écologique forte s’est heurtée toutefois au maintien de vieux modèles dans les choix de la majorité régionale.

Ces choix peuvent se résumer en un mot : MAIS

Nous pouvions faire la promotion du bio, MAIS il fallait continuer à soutenir un modèle agricole qui pollue et détruit les sols.

Nous pouvions clamer la nécessité de préserver la biodiversité, MAIS il fallait continuer à faire la part belle aux autoroutes et projets d’artificialisation des sols comme Terra2 dans le Tarn.

Nous pouvions financer le développement économique, MAIS sans privilégier la transition écologique et l’économie sociale et solidaire.

On se targue d’être exemplaires en matière de politique énergétique, MAIS la consommation d’énergie est en hausse constante.

Nous pouvons décliner les exemples à l’envie.

Nous affirmons que faire plus est possible. Les Conseils Régionaux ont le pouvoir de contribuer à changer de modèle. La Région Occitanie dispose de nombreux moyens d’action si elle joue réellement son rôle stratégique de cheffe de file en matière de biodiversité, de développement économique, d’énergie, de mobilités, de résilience des territoires. Il faut pour agir réellement en finir avec la politique du MAIS.

On ne fait pas de l’écologie avec modération. On fait de l’écologie ou on n’en fait pas ! Ce n’est pas avec modération que l’on aborde l’urgence qui nous oblige, c’est avec détermination et cohérence.

En finir avec la politique du MAIS, c’est faire de l’écologie la matrice de toutes les politiques publiques. C’est aujourd’hui la seule voie possible pour maitriser les dérèglements climatiques et pour s’adapter à leurs conséquences, aujourd’hui inévitables. Faire de l’écologie c’est créer des emplois innovants pour la transition écologique, les mobilités, mettre la préservation de la biodiversité au cœur du système et par conséquent, en finir avec les projets écocides et anti-climat.

L’année que nous venons de vivre aura fait chavirer bien des certitudes. Elle aura fait prendre conscience aux plus sceptiques d’entre nous de l’urgence à agir.

A un mois des élections régionales, de nombreuses listes se drapent de « vert » et s’affichent « écologistes » en intégrant un volet environnement dans leur programme mais force est de constater que, sans écologistes, il n’y a pas d’écologie.

Les 20 et 27 Juin 2021, vous aurez le choix. Celui du « en même temps » qui verdit les annonces mais sans répondre à l’injustice climatique, économique et sociale ou celui d’une liste résolument écologiste, la liste du Rassemblement de tout.e.s les écologistes convaincu.e.s, la liste OCCITANIE NATURELLEMENT.

Signataires : Fatma Adda, Marie-France Barthet, Guillaume Cros, Christian Dupraz, Gérard Onesta, Romain Pagnoux, Véronique Vinet , Kathy Wersinger

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