© Zébulon USAP
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Contrairement au rock n’roll balancé à fond dans les enceintes du mythique stade Aimé Giral en avant-match, c’est bien d’entrain et de rythme qu’a manqué ce début de match de l’USAP Perpignan contre Valence-Romans.

Après un timide premier quart d’heure où les Drômois ont tenté de résister, dès que les Catalans ont accéléré, le match, qui s’annonçait déséquilibré entre un leader en manque de confiance et un club qui lutte pour le maintien. Au final, Perpignan gagne, mais ne séduit toujours pas dans son jeu.

Ils venaient en outsider. Ils ont tenu un bon quart d’heure, concrétisé par une pénalité réussie par le buteur local Lucas Chouvet. (0/3, 11e.) L’autre évènement marquant fut le plaquage, le choc entre un avant catalan et le surpuissant capitaine drômois Vincent Barrère (1m92, 93 kilos.). Un choc tellement violent que l’impact était audible des tribunes de presse. Le véloce Drômois devait poser un genou à terre avant d’être remplacé quelques minutes plus tard.

Dès lors, le reste du premier acte ressemblait davantage à un entraînement de l’USAP ouvert au public tant les avants catalans se régalaient à enchaîner les passes au ras, sur toute la largeur du terrain. Et Dieu que le terrain catalan est large pour des joueurs drômois vite fatigués.

A trois reprises, en moins de treize minutes, les Catalans franchissaient sans trop de difficulté la ligne d’en but des joueurs de Valence. Ces derniers semblaient dépassés par la fluidité du jeu et la puissance des impacts imposés par les Perpignanais. (21/3. 36e). Plus rien n’était marqué dans cette première mi-temps quasiment à sens unique.

Une seconde période inquiétante pour l’USAP !

À la reprise du match, après la pause, tout laissait à penser que les visiteurs du soir allaient passer 40 minutes de souffrance sous les coups de boutoir des Catalans déterminés à les enfoncer et à prendre le large au tableau d’affichage.

Il n’en a rien été. Bien au contraire. Abusant d’un coaching qui permettait sûrement un peu trop tôt dans le match, de reposer ses joueurs les plus expérimentés de son effectif et bafouillant son rugby dans les moments clés, les Catalans se retrouvaient malmenés par des Drômois qui, eux, croyaient en leur bonne étoile.

Inquiétants, les Catalans étaient incapables d’afficher un début de réaction et voyaient leurs adversaires revenir dangereusement au tableau d’affichage. (21/20. 72e). Dès lors, le staff perpignanais faisait machine arrière et faisait ainsi promptement revenir sur le pré, les pièces maitresses qui étaient titulaires en début de soirée. Quasi instantanément, les locataires d’Aimé Giral campaient à nouveau dans les 20 derniers mètres du camp adverse. L’exemple parfait en est cette offensive toute en finesse et en passes ajustées au millimètre à moins de 10 mètres de la ligne d’en but. Ladite occasion aboutissait sur une pénalité en angle que transformait sans trop de difficulté le joueur catalan. (24/20. 76e.)

Plus rien ne sera marqué durant ce match dont la qualité a alterné entre le très bon et le très insuffisant côté Catalan. Ces derniers devront impérativement faire un match d’un tout autre niveau dès jeudi prochain, dans l’Ain, face à la redoutable équipe d’Oyonnax !

Réactions d’après match : « On a la victoire, sans la manière ! »

Ugo Mas (Perpignan. 3e ligne) : « On a fait une vraie première mi-temps, complète, aboutie. Mais, on a connu trop de relâchement durant la 2e période. On a su relever la tête et gagner à la fin. On est contents d’avoir gagné. Les aînés sont importants dans des matchs comme ça. Ils nous tirent vers le haut, comme Damien Chouly par exemple. »

Lucas Dubois (USAP. 3/4 aile) : « On s’est fait peur, franchement. On a la victoire, sans la manière. On a beaucoup trop subi le jeu en deuxième mi-temps. A titre personnel, je rejoue pour mon premier match quasiment depuis Noël. Je suis content de mettre 2 essais comme ça. C’est toujours bien. Mais, en ce moment, on est dans le dur ! On est un peu trop sur courant alternatif. »

Johann Authier (Valence. Manager) : « On a répondu présent. On a su et on a pu les faire douter. Mais après, ils sont efficaces. En première période, ils marquent des points sur leurs trois temps forts. On a fait au mieux avec notre équipe. Je crois qu’on aurait pu les battre. Il y a eu beaucoup de volume de jeu dans le match de ce soir. L’état d’esprit de mes joueurs me plaît beaucoup. Face à 1 USAP remanié ce soir, on a joué notre chance à fond et on aurait pu gagner. Je suis très content du contenu. »

Patrick Arlettaz (Manager. USAP) : « On a eu des très bons moments et d’autres, beaucoup plus difficiles. On a dû faire le dos rond plusieurs fois, notamment en 2e mi-temps. On doit tous faire notre autocritique à commencer par moi, comme les joueurs et le staff. On a fait des erreurs de coaching. On ne doit pas les refaire. Ce soir, on a su les rectifier à temps. C’est bien, on a gagné, mais bon… On a voulu donner la chance aux jeunes. C’était quasiment le match idéal pour ça. (À propos des joueurs blessés avant et pendant le match.) On a préféré aligner Melvyn Jaminet dès le début, car Farnoux a ressenti une petite pointe aux ischios. Pour Afusipa Ivalu Taumoepeau, c’est un peu plus compliqué. Il est sorti touché à un genou. On est en train de voir avec les kinés ce que ça donne… »

Damien Chouly (USAP. 3e ligne) : « Clairement, on a serré les fesses. On était dos au mur, car ils ont bien joué les coups qu’ils avaient à jouer en 2e mi-temps. On s’est beaucoup trop relâchés en début de deuxième mi-temps. On a pris trop de pénalités. On a beaucoup trop subi en deuxième mi-temps. On doit corriger ça. Il faut qu’on réapprenne à gagner. Gagner, ce n’est pas la normalité. On s’entraîne toute la semaine, on s’entraîne dur pour gagner le match, chaque semaine. Vu ce qu’on a produit ce soir, clairement Oyonnax sera un très bon test pour nous. »

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