Neuf directeurs d’école ont récemment envoyé une lettre ouverte au Président de la République pour révéler le besoin d’une politique de lutte contre l’insécurité à Nîmes.
Alors qu’un article de Marianne souligne la détresse de la population vis-à-vis des trafics de drogue, des règlements de compte à coups d’armes à feu en plein jour, des intrusions, ou encore des menaces et occupations des bâtiments dans les écoles, l’école élémentaire Georges-Bruguier semble faire partie des victimes.
Elle aurait ainsi subi quatre intrusions en 2020. L’école Jean-Moulin a également fait face à trois intrusions. En février dernier, le collège Romain Rolland a même vu une balle perdue se nicher dans une salle de réunion.
« Ce ne sont pas les 13 policiers nationaux supplémentaires promis le 23 septembre dernier par Gérald Darmanin qui permettront de rétablir l’ordre en 2021. Combien de temps encore les enseignants, les élèves, les parents, les riverains devront-ils subir la loi des caïds ? » Explique Nicolas Meizonnet, député Rassemblement National (RN) du Gard.
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« Doit-on attendre qu’une balle perdue liée aux trafics de drogue emporte la vie d’un élève pour que le gouvernement prenne enfin des décisions à la hauteur ? »
Le député a adressé une question écrite au Premier ministre Jean Castex pour faire pression sur le Gouvernement et le pousser à agir et prendre des mesures contre les trafics de drogue et demandé la mobilisation de moyens et de policiers sur le terrain pour lutter contre la délinquance.
Soutien aux directeurs d’école de #Nîmes qui dénoncent la voyoucratie impunie autour de leurs établissements.
On ne pourra stopper l’insécurité et les trafics qu’en mettant la racaille sous les verrous… et en expulsant ceux qui sont étrangers, bien sûr !https://t.co/3BVdUvsYpC— Nicolas Meizonnet (@NMeizonnet) January 12, 2021
« Malgré une quarantaine de policiers en renforts en 2018 et 2019, malgré les 300 opérations de contrôle menées par la police en 2020 sur le seul quartier du Chemin Bas d’Avignon, malgré l’annonce faite par le ministre de l’Intérieur de 13 policiers nationaux supplémentaires en 2021, malgré la dernière intervention de police médiatisée en date du mardi 12 janvier, l’insécurité demeure et prospère à Nîmes : ce résultat prouve l’échec des politiques de lutte contre l’insécurité du gouvernement. »