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LGBTQI+ (© Illustration)
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Nous avons appris avec effroi le suicide de Luna, lycéenne trans de 17 ans, scolarisée dans un établissement de Lille. Après avoir été rejetée par sa famille, elle s’est également vue mégenrée et renvoyée de son établissement scolaire car elle portait une jupe !

Cette tragédie allonge, une fois encore, une fois de trop, la liste des jeunes trans, collégien.ne.s, lycéen·ne·s et étudiant·e·s, qui mettent fin à leurs jours.

 SOS homophobie apporte tout son soutien aux proches de Luna et à ses camarades. 

Les mesures mises en place pour lutter contre la transphobie en milieu scolaire, pour accompagner les personnes dans leur parcours de  transition, et pour prévenir les risques de suicide chez les jeunes, sont honteusement  insuffisantes ! En l’espèce, la campagne « Ça suffit ! » initiée par le ministère de l’Éducation Nationale en décembre 2018, a cruellement manqué de moyens et d’une volonté de suivi. L’absence de formation du personnel scolaire est malheureusement criante alors que nombre d’enseignant.e.s se plaignent d’être démuni.e.s face à la souffrance des jeunes trans.

Les mégenrages et les refus d’utilisation du prénom d’usage par les adultes ont de graves conséquences dans la construction psychique des jeunes trans et, d’autre part, sont des exemples exécrables pour les autres adolescent.e.s.

SOS homophobie demande que les circulaires rectorales qui encadrent l’accueil des jeunes trans dans plusieurs académies soient désormais portées par le ministère de l’Éducation nationale, et ainsi étendues à l’ensemble des établissements scolaires. Celles-ci devront, notamment, rappeler que l’utilisation du prénom d’usage est obligatoire et contenir des informations et des outils sur la prise en charge et l’accompagnement des élèves trans en milieu scolaire.

Refuser d’entendre les revendications des personnes concernées c’est les condamner et les abandonner au rejet et à la haine.

SOS homophobie rappelle que ses bénévoles se tiennent à la disposition des établissements scolaires pour mettre en place des actions de sensibilisation contre les discriminations LGBTIphobes, auprès des élèves et des équipes éducatives.

“La mort de Fouad interpelle notre société”, a tweeté M. Blanquer. Aujourd’hui, c’est nous qui vous interpellons M. le Ministre, et c’est aussi “notre devoir collectif” et militant.

Des mots, encore des mots… et une victime de plus !

SOS homophobie demande à être reçue — sans délai — au ministère de l’Éducation Nationale, pour évoquer les circonstances du suicide de cette jeune femme et pour mettre à plat les ressources (formations et outils) destinés aux enseignant·e·s et au personnel éducatif, nécessaires à l’accueil des élèves trans dans tous les établissements de France.

SOS homophobie Languedoc-Roussillon

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